Audio - Un soldat libéré de l’armée interpelle le Général Nogas : «On ne forme pas des militaires pour les jeter à la rue»

Il a servi en Casamance pendant deux ans. Aujourd’hui libéré, ce militaire qui s’est confié à Seneweb News crie son ras-le-bol devant le drame qui tue à petit feu les soldats libérés de l’armée.


Audio - Un soldat libéré de l’armée interpelle le Général Nogas : «On ne forme pas des militaires pour les jeter à la rue»
« Sur le terrain, nous devons tout supporter: les épreuves, l’éloignement, l’absence de la famille, conjugués à des conditions de vie difficiles », a confié ce jeune soldat, un homme révolté qui réclame son rengagement dans l’armée, le retour du contingent 2011 dont il fait partie. Cette libération des soldats comme lui, s’avère incompréhensible dans la mesure où le manque d’effectifs est une réalité au sein des forces de défense et de sécurité. « C’est très difficile de se voir libéré du jour au lendemain. Nous interpellons Macky Sall pour mettre un terme à cette situation », implore-t-il.

« En Casamance, la situation est difficile, il y a le vol de bétail qui perdure, ce qui a peu à voir avec la rébellion minée par les clans, Salif Sadio d’une part, et César Atoute Badiate de l’autre », explique le Jambar, qui toutefois reconnaît à l’armée sénégalaise, son savoir-faire. « Nous sommes une armée très professionnelle », s’est-il réjoui. Mais souhaiterait-il aussi, porter un message à l’endroit du nouveau Cemga, le Gl Mamadou Sow, Chef d’Etat-major général des Armées. « Il est à encourager sur la question des audits, cela a permis de recouvrer 16 milliards de francs. Il y en a qui percevaient des salaires de personnes décédées et le Cemga a mis fin à tout cela », constate notre interlocuteur, qui préfère garder l’anonymat. Car aujourd’hui, sa situation n’est pas des meilleures. Il est soutien de famille. A l’image de beaucoup de soldats libérés, des charges sociales pèsent sur eux. Se retrouver au chômage après une vie dans l’armée n’est pas chose aisée. « Cela profite au banditisme, on prend le risque de faire de ces soldats libérés des fantassins, qui deviennent plus tard des agresseurs, des criminels » parce qu’il leur faut vivre ou créer les moyens de leur survie. Parce que, « on ne forme pas des militaires pour les jeter à la rue », dira-t-il à l’endroit du Général Nogas.
Seneweb, avec Thiesvision
Rédigé par le Mardi 8 Janvier 2013 à 17:06 | Lu 89 fois




1.Posté par kollegah le 09/01/2013 11:00 | Alerter
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1 vrais soldat du courage mon frere depuis l,allemangne.

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