[CHRONIQUE] Sall(etés) de menaces ! « Aujourd’hui que j’ai le pouvoir… » Par Momar Mbaye

Thiesvision.com - Il y a de quoi s’inquiéter à propos de Macky Sall et ses menaces ouvertes à l’endroit des personnes qui s’aventureraient à porter atteinte à son image. Des propos on ne peut plus musclés adressés à l’opposition (Pds) mais aussi à la presse que Macky Sall aurait dans son viseur.


[CHRONIQUE] Sall(etés) de menaces ! « Aujourd’hui que j’ai le pouvoir… » Par Momar Mbaye
En évoquant l’article 80 du Code pénal, Sall se réfugie derrière un texte de loi pour s’en prendre à ses détracteurs qu’il souhaiterait réduire au silence. « Ce n’est pas moi qui le dis, mais la Constitution et le Code pénal de notre pays qui protègent contre les offenses au chef de l’Etat », a justifié le président lors de la deuxième université républicaine tenue ce week-end à Mbodiène. « J’avais laissé faire, dorénavant, ça ne se fera plus», a ensuite menacé le chef de l’Etat, qui n’en peut plus de ces attaques contre sa personne.
Sauf qu’il serait nécessaire de rappeler au successeur d’Abdoulaye Wade que la charge de président de la République nécessite de la hauteur et surtout de la retenue. Qui plus est en ces moments où toute une opposition s’agite contre le déclenchement des enquêtes de la Cour de répression de l’enrichissement illicite. Si rien ne justifie les injures regrettables de l’ex-Grade des Sceaux, El Hadj Amadou Lamine Sall à l’endroit de l’institution que représente le président de la République, l’on ne saurait toutefois comprendre la volonté annoncée du chef de l’Etat de vouloir sévir, Article 80 à l’appui, contre des opposants qui ne sont que dans leur rôle, celui de s’opposer et de l’empêcher de gouverner tranquillement (n’étant point obligés de lui faciliter la tâche), mais contre la presse aussi. Il y a quelques jours, faisant allusion au traitement dont il fait l’objet par le groupe de presse Walfadjri, Macky Sall avait indiqué qu’il ne comptait pas riposter aux attaques du mollah. C’est justement ce que les Sénégalais attendent de leur président, qu’il reste au dessus de la mêlée, qu’il se garde surtout de porter un jugement sur le travail de la presse, encore moins de commenter les propos tenus pas ses opposants. « Je n’écoute pas la presse, je ne regarde pas la télé et ne lis pas les journaux », avait fini par se résigner Nicolas Sarkozy après avoir vainement essayé de s’en prendre aux médias, ou à des particuliers qu’il a voulu traduire en justice, un bras de fer que l’ex-président français avait fini par perdre, pour finalement se rendre compte, que son rôle n’était pas de commenter les informations, mais de s’inscrire dans l’action, de poser des actes concrets en vue d’améliorer le quotidien de ses compatriotes. « Aujourd’hui que j’ai le pouvoir…» : en voilà un bout de phrase que Macky Sall n’aurait jamais dû prononcer, dénotant, d’une personnalisation progressive du discours de plus en plus radical d’un président qui dans ses dernières sorties, s’est fait passer pour un dictateur amateur dont l’intention est de s’amuser à vouloir tout contrôler.
C'est une incohérence dans un autre contexte, que de vouloir à la fois dépénaliser le délit de presse et sévir contre ceux qui portent atteinte à l'image du président de la République. Ce quinquennat, qui n’en est qu’à ses débuts aura le mérite d’éclairer sur la concrétisation en actes éventuelle de ces « sall(etés) » de menaces qui pèsent sur les opposants, sur la presse, en somme sur la démocratie.
Rédigé par le Lundi 24 Décembre 2012 à 16:36 | Lu 87 fois


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