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Clap De Fin-Barack Obama Et L'Afrique Ciao, Pantin !

Curieux retour de bâton : le mandat de Barack Obama s'achève là où il avait commencé : par l'échec de la politique des droits des minorités sexuelles. Et c'est le groupe africain qui sonne l'alarme. Autant dire que l'Amérique d'Obama n'a jamais rencontré le Noir, local ou extérieur.


Clap De Fin-Barack Obama Et L'Afrique   Ciao, Pantin !
La rebuffade, vendredi 4 novembre, du groupe Afrique à l'ONU contestant le mandat d'un expert nommé en septembre pour trois ans et devant se pencher sur les droits des personnes Lgbt (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres) est caractéristique de la grande incompréhension qui a prévalu entre l'Occident et l'Afrique durant le mandat du président Obama.
Intervenu presque à la fin du mandat du président américain, ce refus dont le vote est prévu ce mardi 8 novembre, en même temps que l'élection du nouveau ou de la nouvelle président(e) américain(e) s'étonne des efforts consacrés aux homosexuels et autres transgenres (face aux urgences sur le continent : Burundi, Rd Congo, les conséquences des guerres religieuses occidentales en Afrique à la faveur du Printemps arabe et ses conséquences sur la plan de la sécurité en Afrique et dans le monde, dont la famine et les pandémies comme le Sida, etc.).
Le porte-parole des 54 pays africains membres de l'ONU soutient en tout cas que le Conseil "ne devait pas se pencher sur les questions d'orientation et d'identité sexuelles ; ces deux notions ne sont pas et ne devraient pas être liées aux instruments internationaux existants sur la protection des droits de l'homme".
Le mandat de Barak Hussein Obama avait débuté sur ces auspices, ceux de droits secondaires, malgré l'avertissement poli de certains chefs d'État du continent, Macky Sall du Sénégal en particulier. L'invite à faire face aux urgences ("pour le moment", lui avait dit le président sénégalais) ne permettra aux stratèges américains de modifier leur perception de l'Afrique et donnera plus place à des échecs (Libye, par exemple) qu'à une réussite de la politique américaine en Afrique : les assassinats de présidents étrangers, Khadaffi et Saddam Hussein en particulier, auront corsé une situation internationale déjà viciée par la guerre des religions visible avec la création de l’État d’Israël et affaibli le Droit.
Barack Hussein Obama n'aura pas fait mieux que les différents présidents américains de cette dernière génération, de Bush Jr à Clinton, formaté qu'il est par un système qui fabrique les présidents limités dans leur capacité à faire bouger les choses, en particulier là où il n'y pas de pétrole et, conséquemment, pas de gros intérêts économiques et stratégiques américains : le succès intérieur (lutte contre le chômage et l'inflation, croissance forte) repose sur la formidable machine de guerre américaine et celle imposée ailleurs que sur le territoire national. La théorie du chaos constructeur conduite par Condoleezza Rice, caractéristique d'une Amérique post-Monroë, s'est étendue à l'Extrême-Orient et à l'Afrique, après le test en laboratoire, grandeur nature, au Liban ; juste retour de flamme : en Occident chrétien en butte aux autres cultes, la dérive des continents avec la crise des migrants obligés de se réaliser ailleurs quand les puissances alliées entrainent des pays entiers à se déplacer pour chercher ailleurs ce que les populations ne retrouvent plus chez elles. Et, souvent, avec fracas, utilisant les mêmes armes qu'elles déstabilisateurs par des cellules dormantes infiltrées dans le mouvement du grand trek ou radicalisation subite.
martin-luther-king-jrEn Amérique même, l'assassinat de la communauté noire par une police blanche semble confirmer le syndrome Morsi en Égypte (tel qui rit vendredi, dimanche pleurera), autrement dit, la présence d'un « Melt » à la tête de la première puissance ne saurait régler d'un coup de baguette magique le problème racial. La police a en effet servi un cruel pied de nez à Obama avec l'extermination des Noirs, sans motif apparent et sans autre forme de procès.
j-edgar-hoover-hero-hEn 1927, au lendemain de l'invasion de l’Érythrée par l'Italie, les Américains noirs ont fait la chasse aux Italiens, à New-York : ils se sentaient solidaires d'un continent qui pouvait et devait les aider à améliorer leur situation intérieure en Amérique. Cette prophétie s'est vérifiée : la période des indépendances africaines correspond en effet avec une accentuation de la lutte pour les droits civiques avec ses vedettes historiques que sont un John Edgar Hoover et Martin Luther King Jr. Sans forcément épouser la thèse d'un Dubois d'un "Cahier d'un retour au pays natal", le rêve des Latinos et des Black d’une reconnaissance des minorités s’est achevé dans les larmes d’un Jesse Jackson un certain novembre, exactement il y a huit ans, presque jour pour jour.
Mais le Black Caucus a toujours eu une attitude toute de diplomatie envers Barack Hussein Obama.
Par Le Dimanche 6 Novembre 2016 à 09:14 | Lu 71 fois


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