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Gambie : Barrow veut réformer la NIA

Le nouveau président gambien a promis, dans une interview avec BBC Afrique, de réformer la National Intelligence Agency (NIA), la redoutable agence de renseignement mise en place par son prédécesseur Yahya Jammeh.


"Nous allons nous en débarrasser. Il n'y aura plus de NIA, rien que le nom continue d'effrayer les Gambiens. Nous changerons complètement le nom. Ses agents seront des professionnels et ils ne feront que du renseignement…" a assuré Adama Barrow, samedi 21 janvier, à Dakar.
La NIA est considérée par les organisations de défense des droits de l'homme comme un instrument de violation des libertés, sous le régime de M. Jammeh.
Ce dernier a accepté vendredi de céder le pouvoir à la suite d'une médiation menée au nom de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) par le président de la Guinée, Alpha Condé, et celui de la Mauritanie, Mohamed Ould Abdel Aziz.
Il a été battu à l'élection présidentielle du 1er décembre par Adama Barrow.
"Nous devons d'abord connaître la vérité"
M. Barrow a par ailleurs annoncé à BBC Afrique la création prochaine d'une "commission vérité et réconciliation", qui sera chargée d'enquêter sur les violations présumées des droits de l'homme durant la présidence de Yahya Jammeh, de 1994 à maintenant.
"Une 'commission vérité et réconciliation' sera mise en place. Nous devons connaître la vérité. Nous le ferons sur la base des recommandations de cette commission. Nous devons d'abord connaître la vérité", a ajouté le nouveau chef de l'Etat gambien, qui vit depuis plusieurs jours à Dakar, où il a prêté serment en raison du refus de Yahya Jammeh de céder le pouvoir.
Adama Barrow affirme qu'il travaille déjà au retour des quelque 45.000 réfugiés (selon un décompte des Nations unies, Ndlr) qui ont quitté la Gambie et regagné les Etats voisins, par crainte de violences leur pays.
"Nous avons entamé le processus. Un de mes collaborateurs travaille sur ce sujet. Nous demandons aux gens de retourner à Banjul. Nous sommes à un stade très avancé de ce processus. Nous avons donné des instructions aux services des transports, pour qu'ils acheminent les gens à Banjul. Donc le processus est en marche. La Gambie, c'est notre pays, nous ne pouvons pas l'abandonner", a assuré M. Barrow.
BbcAfrique
Par Le Samedi 21 Janvier 2017 à 19:06 | Lu 57 fois


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