Il y a 60 ans disparaissait Bouna Alboury Ndiaye, le dernier Buurba Jolof

Il y a 60 ans, le 28 juillet 1952, disparaissait Bouna Alboury Ndiaye, fils aîné du Buurba Alboury Ndiaye, auquel il succéda, comme dernier souverain, sur le trône du royaume du Jolof, en 1895.


Il y a 60 ans disparaissait Bouna Alboury Ndiaye, le dernier Buurba Jolof
 
 
Bouna Alboury fut investi à Yang-Yang (Nord-Ouest de Linguère, région de Louga) roi du Jolof, le 17 décembre 1895, une nomination confirmée par décret du président de la République française en date de janvier 1896.
 
Né en 1878 à Yang-Yang, le jeune Bouna Alboury a subi les turpitudes du règne paternel, passant des mains des maures à celles des colonisateurs français après la bataille que le père a livrée contre les Français, fin juillet 1890.
 
Bouna Alboury Ndiaye a laissé à la postérité l’image d’un grand bâtisseur. Avec la moitié de son salaire et la participation de la Société de prévoyance du Jolof, il a fait construire environ 80 puits (1930). Il a aussi contribué à la construction d’un chemin de fer de 128 Km de 1928 à 1931 et à la construction d’un bassin de rétention à Labgar (1931).
 
En 1946, il refuse d’être le candidat des colons contre Lamine Guèye et Léopold Sédar Senghor, estimant qu’il ne faut "pas toujours écouter ceux qui nous divisent pour pouvoir régner éternellement dans le pays".
 
Imbu de valeurs morales et politiques, Bouna Alboury Ndiaye avait traduit sa conception par une devise qu’il aimait répéter à ceux qui aspiraient à des postes de direction : "Quiconque profite des deniers d’un pays qui lui est confié ne servira jamais ce pays".
 
Bouna Ndiaye était lié aux foyers religieux et avait des relations privilégiées avec le chef coutumier Abdou Salam Kane de Kanel. Bouna a été élevé au rang de muqaddam (grand disciple) de la Tijaniyya par El-Hadji Malick Sy. Deux de ses enfants portent les noms d’El Hadj Mansour et de Serigne Babacar Ndiaye Bouna.
 
Le dernier roi du Jolof a en outre octroyé 200 hectares de terres à Cheikh Ahmadou Bamba à Mbacké Bari où repose Mame Maharame Mbacké, le grand-père du fondateur du mouridisme. Il donna en mariage à Serigne Mouhamadou Moustapha Mbacké sa fille aînée Seynabou Ndiaye Bouna.
 
Il a été délégué à l’Exposition universelle de Paris en 1900, délégué des chefs de province de l’Afrique occidentale française (AOF) à l’Exposition coloniale de 1906. Cette même année, il est nommé membre du conseil privé du gouvernement du Sénégal et fait chevalier de la Légion d’honneur.
 
Bouna Alboury Ndiaye a aussi été : commandeur de l’Etoile noire du Bénin, chevalier de l’Ordre du Cambodge, commandeur de la Légion d’honneur en 1935, chef de province du Jolof, membre du conseil privé du gouvernement du Sénégal de 1906 à sa mort, grand officier de la Légion d’honneur en 1947.
 
Il est décédé le 28 juillet 1952. La prière mortuaire a été dirigée par El Hadji Mansour Sy Malick, assisté de ses frères, de Serigne Mountaga Daha Tall et de Serigne Modou Bousso Mbacké, fils aîné de Serigne Fallou Mbacké. Sa dépouille fut ensuite transférée par train spécial à Linguère.
 
Aujourd’hui, un lycée porte son nom dans cette ville. Il existe aussi une Association des descendants de Bouna Alboury Ndiaye (ADEBAN), qui organise vendredi, à Linguère, une "journée de prières et d’actions sociales" à la Grande mosquée de cette ville où repose le dernier roi du Jolof, ainsi qu’à la mosquée de Yang-Yang (ancienne résidence du Bourba et actuel musée d’histoire du Jolof).
 
L'Association des descendants de Bouna Alboury Ndiaye prépare aussi une commémoration du soixantenaire du décès de Bouna Alboury Ndiaye. Cette manifestation est prévue les 16 et 17 décembre prochain à la Place du Souvenir africain à Dakar.
source:seneweb
Rédigé par Neega Mass le Samedi 28 Juillet 2012 à 00:52 | Lu 669 fois


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