Page

Khalifa à Rebeuss : Chronologie d’une liquidation annoncée

On le savait sur la sellette. Khalifa Sall, maire socialiste de Dakar, est un adversaire redoutable que le pouvoir de Macky Sall a tenté de terrasser, en vain. Indéboulonnable depuis 2009 lorsqu’il remporte la mairie de Dakar au scrutin des Locales de mars 2009, devant la liste qui devait ouvrir les portes de la mairie de la capitale à Karim Wade, fils d’Abdoulaye Wade, alors président.


Un triomphe qu’il renouvelle en 2014, devant le candidat de la coalition Benno Bokk Yakaar, Aminata Mimi Touré, Premier ministre de Macky Sall. Pressenti pour jouer un rôle majeur dans la présidentielle à venir, avec ou sans le Parti socialiste, mis en cause dans une affaire de gestion qui a pris un tournant judiciaire, Khalifa Sall s'éloigne de ses ambitions présidentielles si les faits incriminés sont avérés. Chronologie Sall d’une liquidation programmée.
Khalifa, le cavalier solitaire
La victoire de Khalifa Sall devant la «dame de fer» Mimi Touré, laissera un goût amer à la mouvance présidentielle qui perdait la bataille de la capitale en juin 2014. Mais ce ne sera que partie remise étant donné que le pouvoir, qui se fera défait par le même Khalifa Sall lors de l’élection des représentants du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), ne manquera pas de trouver des motifs pour coffrer le maire de Dakar. Auparavant, Khalifa Sall avait annoncé et réitéré sa volonté de tourner le dos à la coalition Benno Bokk Yakaar aux législatives de juillet 2017. Toute une histoire...
«Je ne démissionnerai jamais du Ps»
Opposé à ligne du Parti socialiste (Ps) dont il est membre, un parti sous la houlette d’Ousmane Tanor Dieng, Khalifa Sall qui a avalé des couleuvres à n’en plus finir, devra finalement se résoudre à la décision de la haute du parti de cheminer avec le président Macky Sall. Pour sa part, l'édile de la capitale écarte toute démission du parti et décide de se battre depuis l’intérieur.
Au référendum du 20 mars 2016, le maire de Dakar appelle ouvertement à voter «Non», alors que le bureau politique du Ps, membre de la mouvance présidentielle, bat campagne pour le triomphe du «oui». Mais pour le maire de Dakar, le revirement, la volte-face du président Macky Sall à ne pas s’appliquer le mandat de 5 ans promis dans l’entre-deux-tours de la présidentielle de 2012, inacceptable à leurs yeux, était la goutte d’eau de trop. Un «wax waxeete» qui rappelle le spectaculaire revirement de Wade en 2012, une année qui verra le pape du Sopi quitter le pouvoir.
«En 2012, ce sont les mêmes raisons qui ont amené le peuple sénégalais à combattre l’ancien président Abdoulaye Wade. L’histoire s’est répétée au Sénégal. Nous avons dit plus jamais de reniement des hommes publiques au Sénégal», déclarait Khalifa Sall qui ouvrait un nouveau front avec Macky Sall. Le différend qui l’oppose au responsable Apr, Abdoulaye Diouf Sarr, alors ministre du Tourisme, est perçu comme une prolongation des élections locales du 29 juin 2014.
L’Etat refuse au «Khalife» de Dakar le pavage de ses rues
En janvier 2013, le lancement de la phase-test de son projet de pavage des rues et des artères de la ville de Dakar se heurte au refus du ministère de l’Urbanisme. Par le biais de la Direction pour la surveillance et le contrôle des sols (Descos), qui le somme d’arrêter les travaux de pavages sur la corniche ouest de Dakar, un projet de 5 milliards de francs Cfa qui concerne toutes les 19 communes d’arrondissement de la ville de Dakar.
A cette polémique vient s’ajouter l’épineux emprunt obligataire de la mairie de Dakar, bloqué par les autorités de l’Etat. Le gouvernement se voit accusé de s’immiscer dans la gestion des collectivités locales. Le bras de fer s’entretient par voie de presse. Khalifa dénonce l’«attitude du gouvernement du Sénégal qui, à trois reprises, a donné à la mairie son avis de non-objection et qui, aujourd’hui, lui oppose des arguments ne pouvant pas prospérer».
A l’en croire, cette affaire est purement politique, orchestrée par ses adversaires qui veulent l’empêcher de dérouler librement ses projets pour la ville. «Que ce soient des arguments sur la discontinuité, que ce soient des arguments sur les effets contingents, sur la délibération de mars 2014, sur l’endettement de la Ville ou sur les avances de trésorerie, l’Etat disposait de tous les éléments en juillet 2014 quand il donnait son avis de non-objection», fait constater l’édile de la capitale, en 2014.
Bamba Fall, la porte d’entrée de chez Khalifa
Du terrain politique, le différend Macky-Khalifa va pendre un nouveau tournant. Judiciaire. L’affaire dite du saccage de la Maison du Parti socialiste, le 5 mars 2016, se joue devant les tribunaux. Convocations des proches du maire de Dakar, accusés d’être derrière les actes de violence. Bamba Fall, maire de la Médina et très proche de Khalifa Sall, est convoqué puis arrêté avec certains de ses collaborateurs. A travers cet emprisonnement, c’est le maire de Dakar en personne, Khalifa Sall, qui est visé, soutient l’entourage de Khalifa Sall, lui-même sous le coup d’une enquête de l’inspection générale d’Etat (Ige). La Ville de Dakar est alors épinglée dans l’affaire dite de la caisse d’avance, portant sur près de 2 milliards de francs Cfa. Le dossier transmis au président de la République, Macky Sall, connait une suite rapide, contrairement à d’autres dossiers qui épinglent des proches et membres du pouvoir.
Le directeur du Coud, Cheikh Oumar Hann, et le groupe La Poste, par sa filiale Poste-finance, dirigée par Pape Siré Dia, sont épinglés dans leur gestion, par l’Office national de lutte contre le fraude et la corruption alors dirigée par l’Ige Nafi Ngom Keita, limogée suite à la publication de ce premier rapport qui, comme s’en ouvrait le président Macky Sall, était destiné aux tenants du pouvoir qui devaient donner l'exemple. L’Ofnac avait pourtant recommandé au président Macky Sall de relever le directeur du Coud de ses fonctions. Mais surtout de «prendre toutes les mesures utiles pour qu’il ne lui soit plus confié la responsabilité de diriger un organisme public». Il n’en sera rien. Le président Macky Sall lui-même, dans une sortie auparavant, avouait avoir mis la main sur un certain nombre de dossiers qui devaient connaitre une suite judiciaire…
Serigne Bassirou Guèye, la lourde charge du procureur
Face à la presse, vendredi 03 mars 2017, le procureur de la république Serigne Bassirou Guèye, suite au bouclage de l’enquête, saisit le juge d’instruction, lundi, pour des faits de «détournement de deniers publics, faux et usage de faux».
«On lui (le maire de Dakar) a juste demandé de justifier la somme de 1,800 milliard que le DAF a avouée. C’est tout ! Pourtant il est toujours en liberté. Il faut qu’une chose soit claire : je vais transmettre le dossier au Juge d’instruction pour enquête profonde», annonce Serigne Bassirou Guèye.
Une sortie qui convainc l’avocat, Me Ciré Clédor Ly, des intentions non ambiguës de l’Etat, de la justice, de vouloir l’emprisonner à tout prix. Mais pour Khalifa Sall, cette «cabale politique» est destinée à le faire taire, à freiner ses ambitions présidentielles, étant donné qu’il dirigera une liste aux législatives de 2017 et annonce une candidature parallèle à celle de la coalition Benno Bokk Yakaar dans laquelle il ne se reconnait pas.
«Je ne vais jamais donner une liste des bénéficiaires»
«Depuis 1920, il n’y a aucun document d’archives qui justifie la gestion de l’argent de cette caisse d’avance. Aujourd’hui, on en fait un cheval de bataille pour combattre quelqu’un. Je suis prêt à aller à la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI). Je respecte les Sénégalais, je ne vais jamais donner une liste des bénéficiaires», se défend le maire, convoqué le lundi suivant, soit trois jours après la conférence de presse donnée par le procureur.
Après un premier face-à-face avec le doyen des juges, ce dernier lui notifie un mandat de dépôt le lendemain, mardi 07 mars 2017. Khalifa savait son sort scellé. Il est envoyé à Rebeuss dans la nuit du mardi à mercredi, pour un bail à durée indéterminé, avec 5 de ses coaccusés. Il rejoint ainsi Bamba Fall, maire de la Médina, incarcéré précédemment dans l’affaire du saccage de la Maison du parti socialiste.
Si Khalifa Sall est en prison pour manquement dans sa gestion, il ne devrait pas être le seul à répondre. En cas de jugement et de condamnation éventuelle, Khalifa Sall, maire de Dakar, risque de dire adieu à tout mandat électif. Manifestement ce que cherche le pouvoir de Macky Sall.

Momar Mbaye <momar@seneweb.com>
21:52 (Il y a 1 heure)

À newsdesk
complément d'info, texte retouché


Merci de relire cette chronologie des faits dans l'affaire Khalifa Sall

Khalife (à) Rebeuss : Chronologie d’une liquidation annoncée

On le savait sur la sellette. Khalifa Sall, maire socialiste de Dakar, est un adversaire redoutable que le pouvoir de Macky Sall a tenté de terrasser, en vain. Indéboulonnable depuis 2009 lorsqu’il remporte la mairie de Dakar au scrutin des Locales de mars 2009, devant la liste qui devait ouvrir les portes de la mairie de la capitale à Karim Wade, fils d’Abdoulaye Wade, alors président. Un triomphe qu’il renouvelle en 2014, devant le candidat de la coalition Benno Bokk Yakaar, Aminata Mimi Touré, Premier ministre de Macky Sall. Pressenti pour jouer un rôle majeur dans la présidentielle à venir, avec ou sans le Parti socialiste, mis en cause dans une affaire de gestion qui a pris un tournant judiciaire, Khalifa Sall s'éloigne de ses ambitions présidentielles si les faits incriminés sont avérés. Chronologie Sall d’une liquidation programmée.
Khalifa, le cavalier solitaire
La victoire de Khalifa Sall devant la «dame de fer» Mimi Touré, laissera un goût amer à la mouvance présidentielle qui perdait la bataille de la capitale en juin 2014. Mais ce ne sera que partie remise étant donné que le pouvoir, qui se fera défait par le même Khalifa Sall lors de l’élection des représentants du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), ne manquera pas de trouver des motifs pour coffrer le maire de Dakar. Auparavant, Khalifa Sall avait annoncé et réitéré sa volonté de tourner le dos à la coalition Benno Bokk Yakaar aux législatives de juillet 2017. Toute une histoire...
«Je ne démissionnerai jamais du Ps»
Opposé à ligne du Parti socialiste (Ps) dont il est membre, un parti sous la houlette d’Ousmane Tanor Dieng, Khalifa Sall qui a avalé des couleuvres à n’en plus finir, devra finalement se résoudre à la décision de la haute du parti de cheminer avec le président Macky Sall. Pour sa part, l'édile de la capitale écarte toute démission du parti et décide de se battre depuis l’intérieur.
Au référendum du 20 mars 2016, le maire de Dakar appelle ouvertement à voter «Non», alors que le bureau politique du Ps, membre de la mouvance présidentielle, bat campagne pour le triomphe du «oui». Mais pour le maire de Dakar, le revirement, la volte-face du président Macky Sall à ne pas s’appliquer le mandat de 5 ans promis dans l’entre-deux-tours de la présidentielle de 2012, inacceptable à leurs yeux, était la goutte d’eau de trop. Un «wax waxeete» qui rappelle le spectaculaire revirement de Wade en 2012, une année qui verra le pape du Sopi quitter le pouvoir.
«En 2012, ce sont les mêmes raisons qui ont amené le peuple sénégalais à combattre l’ancien président Abdoulaye Wade. L’histoire s’est répétée au Sénégal. Nous avons dit plus jamais de reniement des hommes publiques au Sénégal», déclarait Khalifa Sall qui ouvrait un nouveau front avec Macky Sall. Le différend qui l’oppose au responsable Apr, Abdoulaye Diouf Sarr, alors ministre du Tourisme, est perçu comme une prolongation des élections locales du 29 juin 2014.
L’Etat refuse au «Khalife» de Dakar le pavage de ses rues
En janvier 2013, le lancement de la phase-test de son projet de pavage des rues et des artères de la ville de Dakar se heurte au refus du ministère de l’Urbanisme. Par le biais de la Direction pour la surveillance et le contrôle des sols (Descos), qui le somme d’arrêter les travaux de pavages sur la corniche ouest de Dakar, un projet de 5 milliards de francs Cfa qui concerne toutes les 19 communes d’arrondissement de la ville de Dakar.
A cette polémique vient s’ajouter l’épineux emprunt obligataire de la mairie de Dakar, bloqué par les autorités de l’Etat. Le gouvernement se voit accusé de s’immiscer dans la gestion des collectivités locales. Le bras de fer s’entretient par voie de presse. Khalifa dénonce l’«attitude du gouvernement du Sénégal qui, à trois reprises, a donné à la mairie son avis de non-objection et qui, aujourd’hui, lui oppose des arguments ne pouvant pas prospérer».
A l’en croire, cette affaire est purement politique, orchestrée par ses adversaires qui veulent l’empêcher de dérouler librement ses projets pour la ville. «Que ce soient des arguments sur la discontinuité, que ce soient des arguments sur les effets contingents, sur la délibération de mars 2014, sur l’endettement de la Ville ou sur les avances de trésorerie, l’Etat disposait de tous les éléments en juillet 2014 quand il donnait son avis de non-objection», fait constater l’édile de la capitale, en 2014.
Bamba Fall, la porte d’entrée de chez Khalifa
Du terrain politique, le différend Macky-Khalifa va pendre un nouveau tournant. Judiciaire. L’affaire dite du saccage de la Maison du Parti socialiste, le 5 mars 2016, se joue devant les tribunaux. Convocations des proches du maire de Dakar, accusés d’être derrière les actes de violence. Bamba Fall, maire de la Médina et très proche de Khalifa Sall, est convoqué puis arrêté avec certains de ses collaborateurs. A travers cet emprisonnement, c’est le maire de Dakar en personne, Khalifa Sall, qui est visé, soutient l’entourage de Khalifa Sall, lui-même sous le coup d’une enquête de l’inspection générale d’Etat (Ige). La Ville de Dakar est alors épinglée dans l’affaire dite de la caisse d’avance, portant sur près de 2 milliards de francs Cfa. Le dossier transmis au président de la République, Macky Sall, connait une suite rapide, contrairement à d’autres dossiers qui épinglent des proches et membres du pouvoir.
Le directeur du Coud, Cheikh Oumar Hann, et le groupe La Poste, par sa filiale Poste-finance, dirigée par Pape Siré Dia, sont épinglés dans leur gestion, par l’Office national de lutte contre le fraude et la corruption alors dirigée par l’Ige Nafi Ngom Keita, limogée suite à la publication de ce premier rapport qui, comme s’en ouvrait le président Macky Sall, était destiné aux tenants du pouvoir qui devaient donner l'exemple. L’Ofnac avait pourtant recommandé au président Macky Sall de relever le directeur du Coud de ses fonctions. Mais surtout de «prendre toutes les mesures utiles pour qu’il ne lui soit plus confié la responsabilité de diriger un organisme public». Il n’en sera rien. Le président Macky Sall lui-même, dans une sortie auparavant, avouait avoir mis la main sur un certain nombre de dossiers qui devaient connaitre une suite judiciaire…
Serigne Bassirou Guèye, la lourde charge du procureur
Face à la presse, vendredi 03 mars 2017, le procureur de la république Serigne Bassirou Guèye, suite au bouclage de l’enquête, saisit le juge d’instruction, lundi, pour des faits de «détournement de deniers publics, faux et usage de faux».
«On lui (le maire de Dakar) a juste demandé de justifier la somme de 1,800 milliard que le DAF a avouée. C’est tout ! Pourtant il est toujours en liberté. Il faut qu’une chose soit claire : je vais transmettre le dossier au Juge d’instruction pour enquête profonde», annonce Serigne Bassirou Guèye.
Une sortie qui convainc l’avocat, Me Ciré Clédor Ly, des intentions non ambiguës de l’Etat, de la justice, de vouloir l’emprisonner à tout prix. Mais pour Khalifa Sall, cette «cabale politique» est destinée à le faire taire, à freiner ses ambitions présidentielles, étant donné qu’il dirigera une liste aux législatives de 2017 et annonce une candidature parallèle à celle de la coalition Benno Bokk Yakaar dans laquelle il ne se reconnait pas.
«Je ne vais jamais donner une liste des bénéficiaires»
«Depuis 1920, il n’y a aucun document d’archives qui justifie la gestion de l’argent de cette caisse d’avance. Aujourd’hui, on en fait un cheval de bataille pour combattre quelqu’un. Je suis prêt à aller à la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI). Je respecte les Sénégalais, je ne vais jamais donner une liste des bénéficiaires», se défend le maire, convoqué le lundi suivant, soit trois jours après la conférence de presse donnée par le procureur.
Après un premier face-à-face avec le doyen des juges, ce dernier lui notifie un mandat de dépôt le lendemain, mardi 07 mars 2017. Khalifa savait son sort scellé. Il est envoyé à Rebeuss dans la nuit du mardi à mercredi, pour un bail à durée indéterminé, avec 5 de ses coaccusés. Il rejoint ainsi Bamba Fall, maire de la Médina, incarcéré précédemment dans l’affaire du saccage de la Maison du parti socialiste.
Si Khalifa Sall est en prison pour manquement dans sa gestion, il ne devrait pas être le seul à répondre pour faute de gestion. En cas de jugement et de condamnation éventuelle à une peine supérieure à 5 ans, Khalifa Sall, maire de Dakar, risque de dire adieu à tout mandat électif. Est-ce ce que cherche le pouvoir de Macky Sall? Le cas échéant, le maire de Dakar tomberait sous le coup de l'Article 34 (Loi n° 77 -33 du 22 février 1977) du code pénal, selon lequel «Les tribunaux jugeant correctionnellement pourront, dans certains cas, interdire, en tout ou en partie, l'exercice de droits civiques, civils et de famille, notamment le droit de vote, d'être éligible, d'avoir une autorisation de port et de détention d'armes, d'être expert ou témoin sauf pour donner en justice de simples renseignements....
Lorsque la d'emprisonnement prononcée sera supérieure à cinq ans, l'interdiction définitive de tous les droits devra obligatoirement être prononcée. L'interdiction prendra effet à compter du jour où la condamnation sera devenue définitive».
Momar Mbaye
Par Le Mercredi 8 Mars 2017 à 21:36 | Lu 335 fois



Nouveau commentaire :

ACTUALITE | MEDIAS | POLITIQUE | SPORTS | CULTURE | SOCIETE | CHRONIQUE | PEOPLE | HUMOUR | LA PAROLE AUX THIESSEOIS | ECONOMIE | INTERNATIONAL | EDUCATION | NOUVEAUTéS - MUSIQUE | AFRIQUE | FAITS-DIVERS | WEEK-END PRESSE | VIDEOS | Annuaire du lien | LE BILLET DU JOUR | WEEK-END PRESSE | MŒURS LÉGÈRES, Le Blog des infidélités | THIES PEOPLE & CELEBRITES