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A Paris, les prières musulmanes quittent la rue pour la caserne

Rue89.fr
Depuis plusieurs années, les mosquées situées rue Myrha et Polonceau, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, subissaient l'afflux de centaines de musulmans lors de la prière du vendredi, contraignant certains d'entre eux à prier dans la rue. Ce sujet, devenu hautement polémique, a trouvé un dénouement provisoire lundi, avec l'ouverture d'une ancienne… caserne, transformée en lieu de culte.


Prier dans la rue ne convenait ni aux musulmans, ni aux habitants du quartier de la Goutte d'Or, ni aux dirigeants politiques, tous partis confondus. (Voir la vidéo du Figaro.fr)
Fin 2010, une saillie de Marine Le Pen, présidente du Front national (FN), comparant les prières de rue à l'Occupation lors de la Seconde Guerre mondiale, avait créé une vive polémique et ravivé des tensions au sein même du quartier (Voir la vidéo d'i>Télé)
Alors que la situation était jusqu'à présent bloquée dans l'attente de l'aménagement d'une nouvelle mosquée à l'horizon 2013, le ministre de l'Intérieur Claude Guéant a annoncé qu'une ancienne caserne serait temporairement mise à disposition des pratiquants musulmans.
Et Marseille ?
A partir du 16 septembre, et jusqu'à la construction d'une véritable mosquée, les 2 000 m2 de l'ancienne caserne de Clignancourt feront office de lieu de prière.
Une décision approuvée par Mohammed Moussaoui, président du Conseil français du culte musulman (CFCM), et qui reste à étendre à d'autres villes faisant face au même problème – comme Marseille – selon le ministre de l'Intérieur.
Dénouement temporaire – mais encourageant – d'une affaire sur laquelle Claude Guéant et les responsables musulmans auront finalement eu le même objectif : « Faire disparaître les prières de rue ».

Par Le Mardi 9 Août 2011 à 02:41 | Lu 553 fois


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