Page

A coeur ouvert avec Me Moussa Diop, Président du Mouvement « Alternative Générationnelle AG Jotna »

Avocat au barreau de Paris, Me Moussa Diop est président du mouvement AG Jotna depuis le 19 mars 2011, et candidat déclaré à l'élection présidentielle de février 2012. L'homme qui dit ne pas être adepte de la langue de bois, parle de rupture et non de changement, et prône un renouvellement de la classe politique sénégalaise. L'emploi des jeunes, la diversification des sources d'énergies, et la revalorisation du monde agricole figurent en bonne place dans son programme de campagne électorale qu'il compte soumettre à ses compatriotes sénégalais. Dans cet entretien accordé à TVM, l'avocat dit tout, sans tabou, et sans langue de bois.


A coeur ouvert avec Me Moussa Diop, Président du Mouvement « Alternative Générationnelle AG Jotna »
Me Moussa Diop, présentez-vous aux auditeurs

Je suis avocat de profession au barreau de Paris, âgé de 43 ans, marié et père de trois enfants. J’ai étudié en 92/93 à la Sorbonne où j’ai obtenu une licence en droit des affaires, une maîtrise en fiscalité, entre autres diplômes dont le CAPA (Certificat d'aptitude à la profession d’avocat). Le 19 mars 2011, j’ai été investi par les camarades et frères du Mouvement en tant que président du Mouvement Alternative AG Jotna, qui est un mouvement de rupture.
Qu’est-ce qui différencie votre mouvement des autres partis politiques ?

Parmi toux ceux ou celles qui aspirent à la Magistrature suprême, il n’y a pas un seul qui parle de rupture. Ils parlent tous de changement, que ce soit Abdou Diouf qui voulait le changement dans la continuité, ou Abdoulaye Wade avec son fameux Sopi. Nous, nous ne parlons pas de changement, car changer les hommes sans changer de méthode et de pratique politique nous conduit à la situation d’aujourd’hui. Nous, nous prônons une politique de rupture, un renouvellement du personnel politique. Depuis 1960, ce sont les mêmes personnes qui gèrent ce pays, et se recyclent politiquement à travers la transhumance qui a une connotation bestiale voire animale. Par le passé, on a entendu « Abdo Gnou doy », puis « Abdoulaye mognou doy », c’est la même personne qui parle. Il y a aussi ces « vaches folles» de la politique sénégalaise, qui tanguent entre les deux tours: vous avez entendu parler de l’homme du 14 mars… Il y en a aussi qui sont connus pour leur tortuosité : ceux qui avaient traité Abdoulaye Wade d’ « ancien spermatozoïde et de futur cadavre », et parlaient de partage du butin, de protocole de Rebeuss, les Chantiers de Thiès, etc. Si Wade doit partir, il ne faudra pas que le pouvoir tombe entre de mauvaises mains.
Certains leaders politiques sont disqualifiés, ils n’ont plus rien à prouver. Aujourd’hui, Moustapha Niasse a le même âge que Abdoulaye Wade quand il est arrivé au pouvoir.
Il faut éviter aussi que le pouvoir tombe entre les mains de ces opposants de la 25ème heure, et de ces nostalgiques du pouvoir, qui sont comptables de la gestion libérale. Il y a en une légion, une pléthore de personnes qui se sont retrouvées opposants circonstanciels, surtout parce que leurs intérêts étaient touchés. Idrissa Seck, Macky Sall, Cheikh Tidiane Gadio, Aminata Tall, pourquoi ont-ils quitté le navire ? Le Sénégal a besoin d’hommes nouveaux pour conduire aux destinées de ce pays.

Quelle stratégie mettre en place pour aller à la conquête des militants ?

La proximité. Nous voulons tenir un langage de vérité aux Sénégalais. Nous avons un président, mais nous n’avons pas de chef d’Etat. On a besoin de quelqu’un qui soit au dessus de la mêlée, qui puisse rassembler les Sénégalais autour de l’essentiel et ne pas tenir un discours partisan. Car quand on est président et chef de parti, on a tendance à confondre les deux rôles et c’est dommage. Nous irons à la rencontre des Sénégalais comme nous l’avons fait le 23 juillet lors d’un déplacement décentralisé à Kaolack.

Quelles seront vos trois orientations principales si vous êtes élu ?

D’abord l’emploi des jeunes, mener une véritable guerre contre le sous-emploi. Il faut recenser tout ce qui ne va pas dans ce milieu, créer des forums de l’emploi et des salons, établir un partenariat entre l’Etat, les entreprises, et aller plus loin par la réforme du secteur éducatif, faire la priorité aux secteurs de création, et uniquement pas des secteurs littéraires. Des offres de formations qui correspondent aux besoins du pays. Ensuite mettre sur pied un gouvernement de solidarité nationale, qui ferait recours à tous les enfants du Sénégal en raison de leur compétence bien entendu : l’homme qu’il faut, ou la femme qu’il faut à la place qu’il faut. La loi du mérite, pour que tout le monde mette ses compétences au service de la nation, peu importe leur appartenance politique. Enfin, revisiter le monde agricole, nous souhaitons une souveraineté alimentaire au pays. La diversification des sources d’énergie, et libéraliser le système sous le contrôle strict et souverain de l’Etat sénégalais.

Un message à l’endroit de vos compatriotes et militants ?

Je demande à mes frères et sœurs du Sénégal, à nos mères, à nos pères, d’aller s’inscrire massivement sur les listes électorales, afin de garder leur vote, leur carte au profit de ma candidature. Le message que je lance aux Sénégalais est clair, s’ils veulent vraiment une véritable rupture dans la manière de faire la politique, et non le changement ; avec un peu d’éthique et de rigueur, il faudra également compter sur ma candidature. Je n’ai jamais déçu quelqu’un de ma vie, et je ne souhaite pas le faire en politique. Souvenez-vous qu’en 2003, j’ai refusé des choses parce que j’ai des convictions politiques, et je suis toujours dans cette logique.

Propose recueillis par Momar Mbaye
Thiès Vision Médias
www.thiesvision.com
Ecouter l’intégralité de l’entretien
me_moussa_diop_ag_jotna.mp3 Me Moussa Diop AG Jotna.mp3  (19.37 Mo)

Par Le Vendredi 12 Août 2011 à 14:23 | Lu 2404 fois




1.Posté par ES le 13/08/2011 10:57 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Je pense que ceux qui se posaient la question qqui après wade? , nous leur disons que Me Moussa DIOP avec AG/Jotna et un gouvernement de solidarité nationale est l'Alternative nécessaire (rupture) pour notre cher sénégal.

Vive le Président Me Moussa DIOP
Vive AG/JOTNA
Vive le Sénégal

2.Posté par youssou kane pikine mai dpui a paris le 26/03/2012 22:46 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
salut maitre c youssou kane g vouc filicite vrement tu a bient chosi le bont chemin merci nous some deriere toit .apelle moi si ta rçue mou mesage 00330605955178 merci

3.Posté par Oumar Kandé le 15/09/2018 01:49 (depuis mobile) | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Toutes mes chaleureuses salutations maitre Moussa Diop.je suis vrément fiére d''étre aujourd''hui un partisant de votre Mouvement.Vous avez fait pas mal d''effort pour contrubuer a l''emploi des jeunes aussi bien qu''au developpement du monde rural.merci

Nouveau commentaire :

PRESIDENTIELLE 2012