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Adoption d’une loi permettant d’élire des maires alphabétisés en langues nationales

Les députés ont adopté à la majorité, mardi à Dakar, un projet de loi portant modifiant de certaines dispositions dans le code général des collectivités locales, a constaté un reporter de l'APS.


Adoption d’une loi permettant d’élire des maires alphabétisés en langues nationales
Cette loi abroge l’obligation pour les élus au niveau de l’exécutif local de savoir lire et écrire en français seulement et permet à toute personne qui sait lire et écrire en arabe ou dans les langues nationales d’être élue maire.

Adopté en décembre dernier, le code général des collectivités locales à été retourné mardi à l’Assemblée nationale pour modification d’un certain nombre d’articles relatifs notamment aux langues de travail et d’administration dans les exécutifs locaux.

Le nouveau texte soumis aux députés pour adoption, après examen en commission technique, stipule que ‘’le conseil municipal élit le maire et les adjoints parmi les membres sachant lire et écrire’’.

Si l’ancien code prévoyait l’exigence de maîtriser la langue officielle qui est le français, comme instrument de travail dans l’administration des collectivités locales, le nouveau document ouvre la voie à des personnes sachant lire et écrire dans les langues nationales et en même en arabe.

Lors de la discussion générale qui a précédé l’adoption du projet de loi, les députés ont salué ''une rectification'', dès lors que la majeure partie des collectivités locales sont administrées par des personnes non alphabétisées en langue française.

‘’C’est une décision majeure. Après 54 années d’indépendance, il était temps d’administrer les choses par nos propres langues. Nous avons adopté le code des collectivités locales en 1996. Après 18 années, nous devons faire le bilan’’, a souligné Samba Diouldé Thiam, député de la majorité.

Pour l’opposante Aida Mbodji, cette nouvelle loi ne fait que formaliser une réalité au niveau local. ‘’Des hommes et des femmes compétentes et sans aucune connaissance en français dirigent les destinées des collectivités locales. Dire que sans la maitrise du français, on ne pourra pas diriger une localité est une autre forme de colonisation’’, a estimé le député-maire de Bambey.

Plusieurs députés ont considéré que la modification de ces articles du code général des collectivités locales constitue ‘’un approfondissement de la démocratie et une dignité rendue aux populations au niveau de la base’’.

‘’La langue française n’a pas le monopôle de la compétence. Il est temps de permettre aux populations de se gérer par elles-mêmes dans leurs langues nationales’’, a souligné un parlementaire de la majorité.

Venu défendre le texte devant les députés, le ministre de l’Aménagement du territoire et des Collectivités locales, Oumar Youm, a été interpellé sur la nécessité de prendre des mesures d’accompagnement pour faciliter le management des municipalités par les langues nationales.

‘’Nous avons pris toutes les dispositions pour procéder à la traduction des documents de travail dans les différentes langues nationales. Il y aura des mesures d’accompagnement dans ce sens’’, a promis Me Oumar Youm.
MTN/AD
APS
Par Le Mardi 15 Avril 2014 à 21:26 | Lu 152 fois



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