Page

Audio - Entretien avec Ibrahima Fall : « Vous verrez au soir du 26 février, que je ne suis pas arrivé tard, mais à temps dans la course. »

Actuellement en tournée internationale à la rencontre des Sénégalais de la diaspora, le candidat Ibrahima Fall a accordé une interview au portail Thiès Vision Médias sur les enjeux de la présidentielle de février 2012. Depuis Paris, il a notamment réagi à la polémique liée à la candidature du président Wade, et abordé la question de l’énergie dont il a promis « d’assainir le secteur » s’il est élu. Ibrahima Fall (IBF) s’est également félicité de la mobilisation des Sénégalais de la diaspora regroupés au sein de mouvements de soutien et cellules auxquels il a promis une agréable surprise au soir du 26 février 2012. Il répondait aux questions de Momar Mbaye


Audio - Entretien avec Ibrahima Fall : « Vous verrez au soir du 26 février, que je ne suis pas arrivé tard, mais à temps dans la course. »
Ibrahima Fall, vous êtes candidat déclaré à l’élection présidentielle de février 2012. Vous-êtes en tournée internationale qui vous a conduit récemment aux Etats-Unis et aujourd’hui en France. Quel accueil vous a réservé la communauté sénégalaise ?

IBF : Un accueil des plus chaleureux, à en juger à la fois par le nombre de personnes qui se sont déplacées de plusieurs Etats pour converger sur New York et participer à deux réunions avec le candidat Ibrahima Fall. A en juger également par la qualité des échanges qui ont eu lieu entre moi-même le candidat et ceux qui dirigent les comités de soutien à travers l’ensemble du territoire des Etats-Unis. J’en sors satisfait et encouragé parce que j’ai la conviction qu’au niveau des Etats-Unis il y a la fois la mobilisation et l’organisation nécessaire pour mener la campagne et l’élection de Ibrahima Fall

Que vous disent les militants lorsque vous les rencontrez ? Avez-vous une idée du nombre de mouvements de soutien qui existent aux Etats-Unis ?

IBF : Les personnes que j’ai rencontrées sont d’abord qui, des patriotes quelque peu découragées par la situation politique au Sénégal et par le comportement de certains dirigeants de partis politiques qui s’étaient réfugiés dans une attitude d’attente, et lorsqu’ils ont appris la candidature de Ibrahima Fall et qu’ils ont jaugé la personnalité et le parcours de Ibrahima Fall, se sont toutes déclarées décidées à se mobiliser pour le triomphe de l’alternative à l’alternance en 2012 avec Ibrahima Fall. Je crois qu’au niveau des Etats-Unis il y a une réelle volonté de porter la candidature de Ibrahima Fall à l’élection présidentielle et de la gagner.

Comment vous situez-vous par rapport aux parti politiques bien implantés au Sénégal ?

IBF : Vous avez raison de signaler qu’il y a des partis politiques bien incrustés dans le paysage politique sénégalais, et que peut-être Ibrahima Fall n’a pas cet avantage, mais ceci est contrebalancé par le soutien populaire qui s’organise de plus en plus autour de la candidature de Ibrahima Fall. Aux Etats-Unis, je n’ai pas eu ce sentiment de décalage entre Ibrahima Fall et un autre candidat, sinon un décalage tout à fait à ma faveur.
 
Qu’en est-il de la rencontre avec la diaspora sénégalaise en France ?

IBF : La rencontre que je viens d’avoir avec les représentants des comités de soutien à la candidature de Ibrahima Fall en France a été à tous points de vue un succès. D’abord parce qu’elle a permis dans le fond de discuter des questions de substances concernant la situation politique au Sénégal, la perspective de l’élection présidentielle, les chances de succès du candidat Ibrahima Fall, et le devenir du Sénégal au lendemain du 26 février. J’ai été agréablement surpris par le degré d’organisation des cellules et comités de soutien à travers la France en faveur du candidat Ibrahima Fall. J’ai été également très encouragé de voir que ceux et celles qui sont réunis avec moi, représentent un potentiel important au regard de l’importance quantitative du nombre des émigrés sénégalais en France. Ceci a renforcé considérablement ma volonté d’aller également à la rencontre des Sénégalais émigrés en Italie, en Espagne, et dans d’autres pays européens et africains, notamment la Côte d’Ivoire, le Gabon, mais aussi d’autres pays comme le Canada. Je pars très encouragé, et je crois que nous avons fait un excellent travail de rencontre, d’échanges fructueux. Je n’ai aucun doute qu’ici en France la candidature en France est entre de bonnes mains.
Envisagez-vous une tournée nationale au Sénégal ?

IBF : C’est planifié depuis longtemps. Elle a déjà commencé. Simplement il faut observer la relative pause pendant le mois de ramadan, et poursuivre cela à un rythme encore beaucoup plus accentué. Mais les activités se limiteront pour l’essentiel dans la région de Dakar, qui est déjà une région particulièrement importante et névralgique. Mon équipe et moi pensons qu’il faudra faire davantage de travail après la période de ramadan. Cela ne veut pas dire que nous restons les bras croises. Vous serez surpris d’apprendre des activités qui sont déjà organisées à Dakar par les jeunes de « Takhaw Temm » qui ont déjà  commencé à rendre des visites de proximité, ce que moi-même j’ai commencé. Je vais accentuer cette décente sur le terrain à Dakar et également l’organisation d’autres activités de caractère humanitaires et sociales sur lesquels  je me prononcerai un peu plus tard.

Pouvez-vous faire une estimation des mouvements Taxaw Temm ?

IBF : Il m’est raisonnablement difficile de vous donner les chiffres des adhérents au mouvement « Taxaw Temm » qui est représenté sur l’ensemble du territoire national. Il y a des cellules et comités de soutien qui travaillent, et le moment venu, vous serez agréablement surpris par le retentissement de ce travail d’orfèvre qui est en train de se poursuivre.

Pour parler de l’élection présidentielle de 2012 : faites-vous partie de ceux qui attendent l’avis du Conseil constitutionnel pour invalider ou invalider la candidature du président Wade ?

IBF : Oui et non. Non dans la mesure où j’espère que bien avant que le Conseil constitutionnel ne soit appelé à trancher des candidatures, le président Wade aura la sagesse au regard des dispositions de la constitution, au regard des déclarations qu’il a lui-même faites, au regard de son âge, au regard d’un ensemble de considérations y compris de la paix sociale au Sénégal, au regard de tout cela, il aura la sagesse de ne pas se présenter et la sagesse de le déclarer suffisamment à temps pour éviter des troubles sociaux. Oui dans la mesure où s’il persiste à se porter candidat, il faudra bien que le Conseil constitutionnel se prononce. Et je n’ai pas de doute que devant le Conseil constitutionnel, des arguments de tout premier plan seront développés pour disqualifier la candidature du président Wade. Il restera au conseil le cas échéant de faire son travail, de trancher.

Si vous êtes élu en 2012, quelle solution comptez-vous apporter à la question cruciale que constitue l’énergie aujourd’hui ?

IBF : La crise de l’énergie est le résultat de plusieurs facteurs parmi lesquels la politique d’improvisation du gouvernement actuel, le manque de volonté politique du régime actuel qui depuis bientôt douze ans n’arrive pas à régler le problème ; l’incurie financière, les détournements, la corruption, qui engrènent le fonctionnement des structures d’achat, de production, de transport et distribution de l’électricité, et enfin l’affairisme qui caractérise les mesures prises par les autorités dites compétentes mais qui ne le sont pas, et qui se caractérisent notamment par une véritable marginalisation de la véritable expertise sénégalaise. C’est pourquoi avec la volonté de Dieu, sous la forme d’une volonté des électeurs sénégalais, si je suis élu serviteur de la nation, je m’attaquerai en tout premier lieu à ce défi, à ce problème de l’énergie dans quatre directions : assainir d’abord le secteur de l’énergie, le débarrasser de tous les mots ou (maux) de corruption, de concussion, d’incompétence et autres qui affectent ce secteur. Je laisse de côté les cadres nationaux qui sont compétents nationaux qui sont marginalisés et qui seront valorisés. Je prendrai les décisions nécessaires pour une réhabilitation effective de l’ensemble du parc énergétique national ; je m’orienterai de façon délibérée vers l’utilisation des énergies renouvelables en particulier l’énergie solaire dont notre pays est si généreusement doté. Enfin, j’associerai dans un partenariat dynamique à la fois les nationaux publics et privés, mais aussi les consommateurs dans l’élaboration plus détaillée d’une politique énergétique  à moyen et long terme.

Est-il envisageable une privatisation de la Senelec ?

IBF : La question ne se pose pas dans la situation actuelle, j’y répondrai lorsque je serai en mesure de vous décliner dans les détails cette politique énergétique que j’envisage de faire. Il est certain, que pour moi, il y a des secteurs de souveraineté telle que l’énergie, l’eau, les phosphates, l’arachide, etc., qui doivent nécessairement sentir une présence plus forte et plus directive de l’Etat sénégalais.

Que répondez-vous à ceux qui vous reprochent d’avoir attendu si longtemps pour descendre dans l’arène politique ?

IBF : Je dis simplement qu’il ne faut pas confondre vitesse et précipitation, je renvoie à l fable de la fontaine, « il ne sert à rien de courir, il faut partir à temps ». Moi, je suis parti à temps, je n’envisage pas de brûler les étapes, j’ai une organisation méthodique avec moi. Et vous verrez au soir du 26 février que je ne suis pas arrivé tard, mais à temps dans la course ».
Propos recueillis par Momar Mbaye
Thiès Vision Médias
www.thiesvision.com  

Ecouter l'entretien:
ibrahima_fall_1.mp3 Ibrahima fall.mp3  (7.82 Mo)

Par Le Mercredi 3 Août 2011 à 03:08 | Lu 1135 fois


PRESIDENTIELLE 2012