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Aymérou Gningue : "Avec une marge d'erreurs de 20%, notre amendement devrait sécuriser tout le monde"

Le président du groupe parlementaire de la majorité Benno Bokk Yakaar (Bby) à l'Assemblée nationale, Aymérou Gningue, s'est confié dans un entretien pour jouer les prolongations du vote de la loi sur le parrainage. Il s'est également exprimé sur le recours de l'opposition rejeté par le Conseil constitutionnel pour "incompétence". Réfutant toue idée de vote sans débats de la loi, le député et maire de Mérina Ndakar (Tivaouane) rappelle que la parole a été donnée suffisamment à l'opposition. Qu'il y a eu 8 heures de débats dans les commissions techniques et plus 7 heures de débats le jour de la plénière, pour un cumul de 15 heures de débats, défend le patron des députés de Bby qui estime qu'avec l'amendement introduit par la majorité et permettant une marge d'erreurs de 20%, tous les candidats à la présidentielle devraient se sentir en sécurité. Morceaux choisis.


Aymérou Gningue : "Avec une marge d'erreurs de 20%, notre amendement devrait sécuriser tout le monde"
Recours de l'opposition et incompétence du Conseil constitutionnel
Eux-mêmes, quand ils déposaient ce recours, disaient qu'ils le font pour la forme. C'est des gens qui ont la culture du dilatoire. Il y a deux façons de réformer la constitution : soit par la voie référendaire, soit par la voie parlementaire où il y a un certain nombre de critères qu'il faut remplir. Par la voie parlementaire, il faut que la loi qui est une loi constitutionnelle soit votée par les 3/5 des députés qui sont présents à l'hémicycle. Vous avez là, en l'espèce, une loi constitutionnelle qui a été votée par 119 députés. Les débats ont eu lieu aussi bien en commissions techniques que le jour de la plénière. Ce jour, la majorité n'a pas pu s'exprimer parce que les gens étaient venus avec des questions préalables. Et on leur a donné la parole pendant plus de 7 heures de temps. Et, ne pouvant pas accepter que la loi déborde sur le 19 avril pour lequel il a été programmé, nous avons utilisé ce que la pratique parlementaire nous permet de faire, c'est-à-dire de voter la loi en arrêtant le processus de débats qui était déjà enclenché. Parce qu'il y a eu 8 heures de débats dans les commissions techniques, plus 7 heures de débats le jour de la plénière, au total cela fait 15 heures. Et jamais d'ailleurs une loi n'a autant soutenu un débat aussi important. C'est pourquoi il n'y avait pas d'illusion à se faire. Dans la mesure où le Conseil constitutionnel ne peut pas rejeter une loi qui a été votée à l'Assemblée nationale en respectant les procédures et en se conformant strictement au règlement intérieur qui régit le fonctionnement de l'Assemblée.

Un amendement autorisant une marge d'erreur de près de 20%
Cet amendement devrait permettre de sécuriser tout le monde. Il fallait d'abord border avec une marge supérieure mais aussi une marge inférieure. C'est l'amendement que nous avons introduit. Quand il s'agira de faire des parrainages, la personne va chercher 1% du fichier électoral. Supposons qu'on soit à 6 millions 500 mille. Cela veut dire qu'il faut qu'il ait 65 mille signatures. Si vous présentez 65 mille signatures, je considère que 2% de ces 65 mille signatures c'est à peu près 13 mille voix. Cela veut dire que vous avez une marge d'erreurs, si vous déposez 65 mille, puisque vous êtes éligibles jusqu'à 52 mille voix. Même si vous retirez des signatures qui ne sont pas conformes, cela vous donne des garanties. Je ne connais pas d'études sérieuses qui soient faites sur le plan technique avec des marges d'erreurs de 20%. Et là on vous offre une marge d'erreurs quasi de 20%. Si les gens sont sérieux, s'ils font le travail qu'ils doivent faire, s'ils sont suffisamment représentatifs pour avoir des signatures dans 7 régions du Sénégal, et pouvoir mobiliser les 65 mille signatures, même s'il y a des erreurs, vous serez éligible parce que vous remplirez dans les 52 mille voix qui est le minimum requis pour pouvoir être sélectionné.

"En 2017, 39 listes sur 47 se sont retrouvées avec moins de 1% des suffrages exprimés"
Encore une fois, c'est une sélection au niveau de la candidature, ça ne concerne pas pour le moment l'élection présidentielle. Mais que les candidats soient mis dans un filtre où il faut absolument remplir un certain nombre de critères avant de pouvoir être déclaré candidat. C'est une excellente chose. Le filtre a toujours existé. Il a existé pour les indépendants. La caution a aussi été un filtre. De 7 millions à 65 millions… Au fur et à mesure qu'on augmentait ce filtre…, cela n'a pas empêché les candidatures d'augmenter. La pratique politique doit nous permettre de voir comment évolue le monde mais aussi de nous appuyer sur les expériences que nous avons vécues. L'expérience de 2017 aux élections est une expérience traumatisante pour tout Sénégalais. Des citoyens voulaient voter mais ne pouvaient pas accepter de se mettre devant un bureau de vote pendant 10 heures de temps. Cela n'est pas admissible. 39 des listes (sur 47) se sont retrouvées avec moins de 1% des suffrages exprimés.

Recueillis et rassemblés par Momar Mbaye - Seneweb.com


Par Le Mardi 15 Mai 2018 à 09:23 | Lu 26 fois


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