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COVID-19 – Conséquences de la pandémie – LES CHIFFRES DU DRAME : Le tourisme a perdu 350 milliards – 1137 employés licenciés à Saly

Les acteurs du secteur du tourisme, rassemblés hier autour du président du Fopits, ont rappelé que les effets du Covid-19 n’ont pas encore cessé de les tourmenter et de menacer l’existence de certaines de leurs structures. Reconnaissant les efforts de l’Etat, ils demandent néanmoins encore plus d’efforts de la part des pouvoirs publics.


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Les bons résultats de la gestion de la pandémie de Covid-19 au Sénégal, loués de partout dans le monde, ne se reflètent pas encore pleinement dans le domaine économique. Et l’un des secteurs qui continue d’en pâtir le plus est celui du tourisme dans sa globalité. Les hôteliers, restaurateurs, tour-opérateurs, guides touristiques et toutes les activités connexes, continuent de tirer la langue face à la dèche financière et aux perspectives sombres.
Ce sont environ 350 milliards de perte sèche qu’a enregistré le secteur depuis le début de la pandémie au Sénégal, à savoir le mois de mars 2020. Les membres de la Fédération des organisations patronales de l’industrie touristique du Sénégal (Fopits), se sont retrouvés hier au King Fahd Palace hôtel, sous la présidence de Mamadou Racine Sy, pour échanger sur leur situation et sur certaines mesures à prendre.
Dès l’entame de son propos, le président du Fopits a insisté sur la rapidité de réaction du chef de l’Etat Macky Sall qui, «dès l’annonce de cette pandémie, a demandé que notre secteur, qui était lourdement impacté, soit l’objet de mesures, qui nous ont permis de nous maintenir la tête hors de l’eau». Ainsi, le crédit hôtelier, qui a été rapidement débloqué, aura permis d’assister plus de 1300 entreprises du secteur. Mamadou Racine Sy a précisé que l’argent débloqué a permis «de financer les Besoins en fonds de roulement (Bfr) et de prendre en charge des coûts de facteurs comme les salaires, l’eau et l’électricité, pour une période de 3 mois».
Ce crédit n’est pourtant pas un don, mais juste un prêt qu’il faudra rembourser, alors que la pandémie ne semble pas disposée à quitter le monde en ce moment. Ce qui indique que pour cette année, l’activité pourra être considérée comme «morte». Certains hôtels n’affichent pas plus de 20% de taux de remplissage, au mieux, alors que les restaurateurs n’ont encore aucune visibilité. D’où le spectre des fermetures de masse, ou pour d’autres encore, de licenciements pour motif économique ! D’ailleurs, des hôteliers de Saly portudal ont annoncé le licenciement imminent de 1137 em­ployés permanents, du fait du marasme économique. Quant aux saisonniers, on les a déjà oubliés.
Néanmoins, et il le répètera plusieurs fois, le patron du King Fahd hôtel et du Fopits va saluer les efforts accomplis par le Président Macky Sall pour le secteur, et la diligence de tous ses ministres impliqués. C’est ainsi, dira-t-il, que le ministre Abdoulaye Diouf Sarr, en charge de la Santé, a débloqué 4 milliards de francs Cfa, pour payer les factures des hôtels occupés par des personnes en quarantaine, durant l’Etat d’urgence. Un reliquat de 3,5 milliards a été transmis aux services du ministère des Finances et du budget pour règlement.
Cependant, la crainte des opérateurs économiques du secteur touristique est de voir que toutes les charges qui avaient été suspendues par la volonté de l’Etat, ne reviennent les étouffer encore plus. Ainsi, il a fallu une réaction énergique pour que les services des Impôts lèvent les Atd qu’ils avaient placés sur certaines entreprises. Et les banques qui avaient fait des reports de créance risquent de redemander leurs dus.
D’où l’idée lancée par certains collègues de Mamadou Racine Sy présents à la rencontre, de solliciter «une exonération fiscale». Pour ne pas dire, amnistie. Car avec le déficit de leurs chiffres d’affaires, il faudrait à certaines structures, et non des moindres, plusieurs années pour retrouver l’équilibre financier. Le patron du Terrou Bi a annoncé un déficit du chiffre d’affaires de 9 milliards. Equivalent quasiment à celui déclaré par Racine Sy pour le King Fahd. Dans ces conditions, si les impôts venaient à s’ajouter aux créances bancaires, la situation pourrait vite devenir intenable.

SOURCEPAR MOHAMED GUEYE- MGUEYE@LEQUOTIDIEN.SN
Par Le Mercredi 23 Septembre 2020 à 11:18 | Lu 21 fois



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