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Commémoration du naufrage du Joola dans l’indifférence des autorités : Le cimetière de Mbao sonne creux

12 ans de peine. De colère. D’incompréhensions. Le naufrage du Joola est un indicible souvenir. Armés de leur courage et de leur foi, les parents des victimes se replongent dans la nuit du 26 septembre 2002 pour lutter contre l’oubli. Et prier pour ces êtres chers restés dans le ventre de l’Atlantique. Au cimentière des victimes du Joola, situé dans le commune de Mbao, la procession s’avance dans le silence. C’est le rendez-vous du syncrétisme religieux.


Commémoration du naufrage du Joola dans l’indifférence des autorités : Le cimetière de Mbao sonne creux
Musulmans et chrétiens partagent le même sentiment de douleur. L’émotion est palpable. En cette matinée tristounette, le vent danse sous un soleil accablant. Face au drame, on traque ces états d’âme pour commémorer l’essentiel. Ce naufrage, qui n’aurait dû jamais arriver si l’homme n’avait pas provoqué cette bêtise. Sous leurs yeux stupéfaits, les parents des victimes observent les 135 tombes anonymes.
Assis devant des tombeaux, certains tendent les mains vers le ciel pour faire des prières en demandant la grâce de Dieu pour pouvoir surmonter cette difficile épreuve. Idrissa Diallo, président du Collectif de coordination des familles victimes du Joola, témoigne : «Abdoulaye Wade avait dit que le bateau sera renfloué et que les familles des victimes seront indemnisées, que les pupitres de la Nation seront pris en charge, et que la Casamance sera désenclavée entre autres. Aujourd’hui, on ne fait que rappeler de ces promesses. Ce ne sont pas des revendications». Le temps n’a pas effacé les questions essentielles : «Les gens devaient se poser la question sur l’essentiel. Qui est ce qui s’est passé véritablement ? On ne le sait pas ? Parce que l’Etat a caché la vérité aux Sénégalais. Il a caché la réalité, et aujourd’hui le bateau est là et personne n’en parle», regrette le maire socialiste de Dalifort.
Dans un an, on répétera les mêmes phrases et les mêmes récriminations. Il s’enrage : «Je me demande même où sont les Organisations des droits de l’Homme. Mais, une personne m’a dit que le Joola n’a pas d’argent, c’est pour cela qu’on n’en parle pas. 2 mille personnes sont mortes. Si le Président Macky Sall rate l’histoire aussi, l’histoire le rattrapera. Les Sénégalais ne sont pas trop sérieux. C’est le Joola qui devait nous permettre de changer. Malheureusement, on n’a pas voulu le faire», regrette-t-il. 12 ans après, on fait comme si… de rien n’était.

latifmansaray@lequotidien.sn
Quotidien
Par Le Dimanche 28 Septembre 2014 à 23:18 | Lu 57 fois



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