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Cour suprême: Les avocats de Karim dévoilent leurs plans de combat

«Demain sera-t-il le jour du dernier combat?». Me Clédor Ciré Clédor Ly, comme l’ensemble des avocats de Karim Wade, espère que le feuilleton judiciaire, dans lequel le fils de l’ancien Président du Sénégal reste le personnage principal, prendra fin à la Cour suprême. Car, pour eux, le combat ne s’arrêtera, que si la Cour suprême donnait raison à la défense.


«Tout s’arrêtera si… »
«Que cela soit le dernier combat, nous l’espérons de tout cœur. Car à la programmation, la Cour se penchera d’abord sur les déclinatoires de compétences de la Crei. Et si la loi est appliquée, le droit dit, la chambre criminelle déclarera que la Crei est incompétente pour juger un ancien ministre, que seule la Haute cour de justice pouvait juger Karim Wade et seule sa commission d’instruction peut commettre les faits qui lui sont reprochés. En conséquence de cela, la Cour suprême n’aura pas à des recours sur le fond. Et tout s’arrêtera», a indiqué Me Ciré Clédor Ly, ce mercredi, face à la presse. L’avocat de Karim Wade, s’attend cependant, au scénario contraire. «Que ce soit la dernière guerre, j’en doute. Car, d’une part l’Etat pourrait chercher auprès de l’Assemblée nationale, inféodée à l’exécutif, une résolution de mise en accusation (…)», enchaine la robe noire.
Il dévoile cependant les plans que la défense de Karim Wade compte mettre en œuvre si jamais la Cour suprême venait à débouter Karim Wade. «Le Centre international d’échange et de règlement des différends est saisi d’un recours formé par Bibo Bourgi. Et l’issue de cette procédure pourrait avoir une conséquence sur tout ce qui se serait passé. Donc à partir de ce moment, il est clair que des perspectives de lutte et des opportunités de lutte seront encore offertes à Karim Meissa Wade compte tenu de la décision qui pourrait être rendue par cette instance». L’avocat de Wade-fils renseigne aussi que Karim dispose d’opportunités de recours devant des juridictions et institutions internationales. «Des recours qu’on n’a pas encore engagés. Et il est clair qu’il les engagera en cas de besoin », indique Me Ly. Il espère que ce jeudi, «le pouvoir judiciaire affirmera son autorité et brandira très haut son indépendance».
SENEweb
Par Le Mercredi 5 Août 2015 à 18:47 | Lu 30 fois



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