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Dénonciation calomnieuse : Saër Niang s’en sort avec la relaxe pure et simple

Le Directeur général de l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP), Saër Niang, a bénéficié d’une décision de "relaxe pure et simple" alors qu’il était poursuivi pour dénonciation calomnieuse sur plainte d’Abdoulaye Sylla, ancien président du conseil de régulation de l’institution, a appris l’APS, dimanche de source proche du dossier.


Dénonciation calomnieuse : Saër Niang s’en sort avec la relaxe pure et simple
‘’Le tribunal a délibéré le 1er avril (mardi dernier) en déclarant que les éléments présentés sont fondés et a relaxé purement et simplement M. Niang, sans peine ni dépens. Le tribunal a retenu qu’il n’y avait pas de fondement d'une dénonciation calomnieuse sur les deux points combinés du conflit d’intérêt et du cumul de salaires’’, a indiqué la même source.

Saër Niang était poursuivi pour ce délit présumé, par Abdoulaye Sylla qui se plaignait d’une correspondance que le directeur de l’ARMP a envoyée au Premier ministre de l’époque, Abdoul Mbaye, dans laquelle M. Niang lui signalait un "conflit d’intérêt" et un "cumul de salaires" sur le compte du président du conseil de régulation.

Selon un témoin, la partie civile a estimé que cette correspondance relevait, de la part de M. Niang, de la calomnie auprès d’une autorité, en l’occurrence le chef du gouvernement, dont elle pourrait faire les frais de ses décisions relativement aux informations livrées par la direction de l’ARPM.

Abdoulaye Sylla, précise-t-on, représentait la Primature au conseil de régulation, toutefois il bénéficiait au même titre que les autres membres dudit conseil ‘’d’une protection spéciale de l’Etat’’. Cet organe tripartite est composé de neuf membres représentant, à parité, l’administration publique, le secteur privé et la société civile.

Le 18 février passé, Saër Niang a comparu libre devant le juge sur une citation directe servie par M. Sylla. La partie civile demandait à titre de réparation le franc symbolique. Le verdict rendu mardi dernier a ordonné la relaxe pure et simple, sans peine ni dépens du prévenu.

A l'approche des derniers renouvellements de mandats, l’ARMP a traversé une certaine agitation sur fond de compétition interne. Des candidats-maison étaient en lice pour le poste de Directeur général, dont le mandat du titulaire arrivait à expiration.

En septembre 2013, le conseil de régulation de l'ARMP renouvelait, "à l'unanimité de ses neuf membres", le mandat de Saër Niang pour trois autres années. Il était en fonction depuis février 2011, en remplacement de Youssouf Sakho.

Suite à un appel à candidatures et à l'issue d'un processus en plusieurs étapes, M. Niang avait été retenu pour ce poste, surclassant ses autres concurrents, dont certains ne s'avouaient pas pour autant vaincus. A l'époque, il en était le directeur de la formation et des appuis techniques.

SAB/ASG
APS
Par Le Lundi 7 Avril 2014 à 00:31 | Lu 63 fois



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