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Don de moutons de Tabaski aux musulmans nécessiteux: L’Ambassade d’Israël donne le sourire à 99 familles

Dakar - En perspective de l’Aïd el Kebir (Fête du sacrifice du mouton ou Tabaski), l’Ambassade d’Israël à Dakar en partenariat avec le Conseil des organisations non gouvernemental d’appui au développement (Congad) a offert une centaine de moutons à des nécessiteux. La cérémonie de remise de ce don a eu lieu hier, vendredi 28 octobre au centre Amadou Malick Gaye (Centre de Bopp).


Don de moutons de Tabaski aux musulmans nécessiteux: L’Ambassade d’Israël donne le sourire à 99 familles
La Tabaski, événement important pour tout musulman commémorant le sacrifice d'Abraham, est un moment de communion, de pardon, de partage et de générosité dans la culture sénégalaise. C’est fort de cette réalité que l’Ambassade d’Israël à Dakar, en partenariat avec le Conseil des organisations non gouvernemental d’appui au développement (Congad) et la communauté juive résidant au Sénégal, pour la troisième année consécutive, a offert une centaine de moutons à des populations nécessiteuses du Sénégal. Les bénéficiaires sont entrés en possession de leurs moutons depuis hier, vendredi 28 octobre lors d’une cérémonie organisée au centre Amadou Malick Gaye (Centre de Bopp).

Il s’agit en tout de 99 moutons choisis au départ auxquels s’ajoutent 3 autres qui ont été remis à des orphelins, des enfants de la rue, des personnes du troisième âge, des personnes handicapés, etc.. Son Excellence Dr Eli Ben-Tura, l’Ambassadeur d’Israël à Dakar indique que ce choix trouve son explication dans la religion musulmane. «Nous avons choisi et retenu d’offrir 99 moutons parce que dans la religion musulmane Dieu-Allah a 99 noms. Ce qui représente un symbole très fort, surtout en ce jour, veille de la fête de la Tabaski ou Aïd el kebir. 99 moutons auxquels nous ajoutons 3 autres, représentant les 3 patriarches dont Abraham qui est notre patriarche commun» affirme-t-il.

Selon lui, ce don à ces gens qui «n’ont pas les moyens financiers de s'acheter un mouton à l'occasion de la fête de Tabaski» est également «le témoignage du désir et de la nécessité du rapprochement entre la communauté juive et la communauté musulmane» en ce sens que «la Tabaski représente le sacrifice d’Abraham, père fondateur des 3 religions révélées que sont l’Islam, le Christianisme et le Judaïsme», souligne Son Excellence Dr Eli Ben-Tura.

Momar Talla Kane, le Président du Congad note que, pour le choix des bénéficiaires, une commission est mise en place, sur la base de critères déjà définis, mais s’adossant sur les principes de transparence et d’équité. «Pour bénéficier d’un mouton, d’abord il faut en exprimer la demande et démontrer sa position sociale. Et là nos capacités d’analyse sociale, des interviews, des entretiens permettent de démontrer cela. Ce sont des personnes que nous connaissons généralement ou que des gens qui ont la tradition de travailler avec nous connaissent. Tout est basé sur une expérience de vécu avec les populations» martèle-t-il.

Selon le président du Congad, dans un premier temps, les choix sont dirigés vers des associations communautaires, des organisations ou institutions qui ont déjà cette vocation sociale, tels que «Empire des enfants», l’Association nationale des (personnes) handicapés moteurs, Handicap, le Centre de Malika, le Samu Social, etc. Ces associations bénéficient de quotas de moutons qu’ils ont la liberté de distribuer librement.

D’ailleurs, «55% des moutons sont donnés sur cette base». Pour le reste le Congad fait confiance aux organisations membres qui «ont une tradition de travailler avec des populations démunies. C’est elles qui nous aide à remonter la demande en fonction des critères définis» informe-t-il.

Momar Talla Kane reconnaît qu’avec la «multitude de personnes qui ont demandé, suivant le critère de choix, on peut laisser peut-être en rade des personnes qui sont plus nécessiteux que les bénéficiaires». Seulement «c’est une œuvre humaine qui a ses insuffisances certainement, mais quand nous avons fini de le faire, nous avons la conscience tranquille, c’est cela l’essentiel» s’empresse-t-il de préciser.

La cérémonie s’est déroulée en présences des représentants de la ville de Dakar, de la commune d’arrondissement, de toutes les familles religieuses, des imams et de l’Eglise.
Ibrahima DIALLO
Sud Quotidien
Par Le Samedi 29 Octobre 2011 à 11:32 | Lu 881 fois


RELIGION