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Être homo et musulman, c'est possbible

Ludovic-Mohamed Zahed, l'intellectuel qui conjugue homosexualité et islam


Être homo et musulman, c'est possbible
Ludovic-Mohamed Zahed est le premier musulman au monde à faire son coming-out. Marié avec son compagnon, cet intellectuel franco-algérien se bat, depuis des années, pour le droit des minorités sexuelles et contre l'homophobie dans le monde musulman.

Le parcours de Ludovic-Mohamed Zahed a tout d’une épopée des temps modernes. Lorsqu’on le voit aujourd’hui, jeune homme aux traits paisibles et au regard espiègle, on est loin d’imaginer les péripéties qui ont jalonné son chemin.

Il est devenu le premier musulman au monde à proclamer et défendre son homosexualité, mais surtout à la sortir du redoutable cachot de l’extrêmement «haram» (le péché)!

Un homo parmi les salafistes

Auteur de plusieurs ouvrages sur la question, dont le dernier Le Coran et la chair (éditions Max Milo, 2012) a fait grand bruit en France, Ludovic ne fait nullement partie de ces homos bien nés, dont le coming out se fait dans le coton, avec la compréhension et l’amabilité de leur milieu familial et social.

Non. Lui, c’est un Algérien musulman, né à Alger en 1978, puis émigré en France avec sa famille avant de revenir dans sa ville natale, au beau-milieu de la décennie rouge (guerre civile entre l'armée et les groupes islamistes intégristes, entre 1990 et 2001. Une guerre dont la première cible était la population algérienne et qui a fait 250.000 victimes civiles).

Tiraillé entre une homosexualité qu’il n’arrive pas à assumer et une quête spirituelle de plus en plus pressante, il finira par fréquenter les salafistes de Kouba (un quartier chaud dans la banlieue d’Alger), dans l’espoir d’y trouver un quelconque apaisement.

Cette période de sa vie est racontée dans son dernier livre qui oscille entre l’essai et l’autobiographie. L’on peut y lire, notamment, les tourments de son premier tressaillement mystico-charnel.

Djibril, un de ses camarades de «doctrine», éveillera en lui, et de manière claire, une sensation inédite, celle d’aimer un homme. Mais le salafisme, un des jalons de ce qui allait devenir la guerre civile en Algérie, finit par désenchanter Ludovic-Mohamed, qui ne peut concevoir un Dieu et une religion incitant au meurtre.

C’est le premier soubresaut d’une longue cavalcade vers la lumière: celle de «l’autodéfinition et de l’autodétermination de tou(te)s».


Le mariage improbable

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Par Le Jeudi 12 Juillet 2012 à 23:41 | Lu 448 fois


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