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Exercice militaire pour lutter contre le trafic et la pêche illicite : 11 pays à l’épreuve du «Saharan express»


Exercice militaire pour lutter contre le trafic et la pêche illicite : 11 pays à l’épreuve du «Saharan express»
La sécurité maritime est un chantier qu’un Etat ne peut entreprendre seul, compte tenu de l’étendue des eaux. C’est pourquoi des pays qui ont en commun des frontières maritimes et soutenus par des partenaires européens et les Etats-Unis ont décidé de combiner leurs efforts dans l’exercice «Saharan Express», pour répondre efficacement à toutes les menaces par voie maritime.
En vue de lutter contre le trafic d’arme et de drogue par voie maritime et la pêche illicite non réglementée et non déclarée dans la sous-région ouest africaine, le Sénégal accueille depuis hier la 4ème édition de l’opération «Saharan Express». Cet exercice militaire coordonné par les Etats-Unis et impliquant le Sénégal, la Gambie, la Mauritanie, le Cap vert, le Maroc, le Libéria, la France, l’Espagne, le Portugal, la Grande Bretagne et les Pays-Bas, a pour objectif, d’après l’amiral Bara Cissokho, «le renforcement des systèmes de commandement et de contrôle des opérations, le perfectionnement des équipes embarquées dans les techniques de visite des navires, la mise en œuvre de procédures communes et l’inter opérationnalité des capacités des forces engagées». Mais la trame de fond de l’exercice demeure le renforcement des capacités des marines et gardes côtes de l’Afrique de l’Ouest à assurer la sécurité et la sûreté maritimes par le développement de la coopération sous-régionale.
L’opération, qui va mobiliser onze navires des pays participants, va consister à des techniques de détection, d’identification et de traque de bateaux pirates. «Nous allons accentuer nos efforts en terme de communication des opérations maritimes sur le partage d’informations et comment agir après réception de ces informations. Nous allons aussi mettre un accent sur les équipes d’arraisonnement, c’est-à-dire leur montrer lorsqu’ils montent à bord d’un bateau, comment procéder à la fouille et quelle réaction avoir lorsqu’ils découvrent quelque chose», a expliqué le capitaine de vaisseau John Tokarewich, directeur de l’exercice. Cette sécurité va être renforcée par une surveillance à partir des airs avec l’aide de quatre avions prévus pour l’opération. Un effectif d’environ 1500 personnes va prendre part à l’exercice qui va durer une semaine.
Le Sénégal, choisi pour son emplacement stratégique dans la sous-région et sa logistique, va faire participer à cet exercice 60 hommes pour tirer le maximum de bénéfices de cette coopération militaire. «Nous attendons de cet exercice qu’il permette aux marins sénégalais que nous engageons, de bénéficier de l’expérience des marins aux côtés desquels ils vont travailler pendant l’exercice, afin qu’ils puissent accroître leur savoir faire», décline le capitane de frégate Serigne Fallou Diouf, commandant le groupement naval opérationnel de la marine nationale.
Parallèlement, cet exercice devrait également faire prendre conscience aux autres administrations qui concourent à l’action de l’Etat en mer du danger aussi bien pour l’économie que pour la stabilité. D’où la nécessité de conjuguer les efforts pour juguler ce fléau qui fait perdre aux pays chaque année des milliards. «C’est une menace collective, donc il faut une action collective aussi bien au niveau interne qu’au niveau sous-régional et régional», a-t-il déclaré. Les manœuvres sur le terrain vont débuter aujourd’hui pour prendre fin le 14 mars.

dsene@lequotidien.sn
LeQuotidien
Par Le Samedi 8 Mars 2014 à 01:30 | Lu 73 fois



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