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Fausse alerte à la bombe : Radisson a le Blues

Une fausse alerte à la bombe a plongé l’hôtel Radisson Blu dans une confusion générale qui a nécessité l’évacuation du personnel et des clients du réceptif. Après la frayeur, la police cherche l’auteur de ce coup de fil anonyme qui est à l’origine de cette situation effrayante.


L’hôtel Radisson Blu a connu hier, une soirée effrayante. Loin de ses nuits féériques où les «clients» croquaient la vie à pleines dents dans ce cadre idyllique bercé par la brise. L’affaire a fait finalement pschitt : une fausse alerte à la bombe a glacé ce réceptif qui fait partie des palaces les plus courus de la capitale sénégalaise. Face à cette situation, la police a vidé les 240 chambres de l’hôtel pour chercher la fameuse bombe. En vain.

La Brigade d’intervention polyvalente, «très bien entraînée aux opérations de sauvetage, de déminage, de parachutage et de rappel d’hélicoptère», a rapidement bouclé le Radisson et le centre commercial Sea Plazza après avoir évacué le personnel et bloqué la circulation sur la Corniche Ouest de Dakar. Le Gign, le Cynogroupe, des démineurs, des services secrets, ainsi que des services de renseignement rejoignent Radisson où est érigé un cordon de sécurité. C’est le branle-bas.
Le standard de l’hôtel a failli exploser quand un appel anonyme a soutenu qu’un engin explosif était placé quelque part sur les lieux. Malgré tous les efforts, la police n’a rien trouvé «d’anormal» dans l’hôtel. En fin de soirée, elle a autorisé les occupants à rejoindre leurs chambres. Même si elle a décidé de boucler Radisson pour des raisons de sécurité. En attendant, les flics ont décidé de traquer l’auteur de ce «canular» qui a provoqué une panique générale dans la capitale sénégalaise.
Il faut savoir que la Bank Of Africa, située en plein cœur des Almadies, a connu la même frayeur au mois de mars dernier. Le procédé est le même : un coup de fil reçu sur le téléphone fixe de la banque avait annoncé qu’une bombe allait exploser dans trente minutes. L’alerte est donnée. Le quartier est bouclé. Le groupement d’intervention de la Gendarmerie nationale, avec des chiens renifleurs, se déporte à la banque pour trouver l’engin explosif. Finalement, les forces de sécurité n’avaient rien trouvé après qu’elles ont passé les coins et recoins de l’édifice au laser. La gendarmerie, qui avait ouvert une enquête, avait mis la main sur l’auteur de ce coup de fil anonyme. Evidemment, la nuit a été fortement agitée à Radisson Blu qui a eu hier une fausse publicité.

bsakho@lequotidien.sn


Les minutes d’une fausse alerte

Ouf. Ils regagnent leurs chambres après des heures d’incertitudes et de frayeur. Une alerte à la bombe a été lancée hier à l’hôtel Radisson Blu. vers 19 heures, les Forces de sécurité évacuent les occupants du réceptif et du centre commercial contigus : Radisson et Sea Plazza. Le cordon sécuritaire est érigé au niveau de la Corniche Ouest. Avares en parole, les policiers veillent au grain. Ils ordonnent aux automobilistes de dévier. Les piétons n’empruntent pas les axes qui convergent vers la Corniche Ouest de Dakar.

A 20h15, des pilotes, sacs à la main, se dirigent à la porte de sortie de l’hôtel Radisson. Un véhicule de Sea Plazza transporte le personnel. Le périmètre des hôtels est interdit, de même que les attroupements à quelques mètres de ces lieux quadrillés. Les sapeurs-pompiers n’ont pas été en reste pour parer à toutes les éventualités. Bassalifou Sylla, client de l’hôtel Radisson, témoigne : «Nous sommes ici, au dehors, parce qu’il y a une alerte à la bombe. Depuis 20h 30, on nous a demandé d’évacuer l’hôtel. Et il est 23h, on est toujours en train d’attendre. Les policiers et les gendarmes sont à pied d’œuvre avec les équipements nécessaires pour fouiller l’hôtel dans le but d’assurer notre sécurité. On ne peut pas dire qu’on n’a pas peur. Mais, quand on est croyant, on s’en remet à Dieu. On est dans cette situation. Et, ça aurait pu se passer autrement.» Selon cet avocat d’origine malienne, malgré cette alerte à la bombe, il va poursuivre son séjour à Dakar. Tablette à la main, il renseigne : «Cet évènement ne peut pas me dévier de mon chemin. Ce sont des choses qui arrivent partout. Si vous allez en France, aux Etats-Unis, il y a des alertes à la bombe. Donc, il faut juste apprendre à vivre avec.»
Le Cynogroupe avec leurs chiens renifleurs, la Bip, le Groupement d’intervention de la gendarmerie nationale (Gign), les services secrets, etc. ont été déployés. Et la plupart d’entre eux ont quitté les lieux vers 23h. Le commissaire central de Dakar rassure tout le monde : «C’est une fausse alerte. On a fouillé tout l’hôtel, il n’y a rien à signaler.» C’est la délivrance.
pnsouane@lequotidien.sn
Le Quotidien
Par Le Mercredi 5 Août 2015 à 18:50 | Lu 34 fois



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