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France: la mairie de Gennevilliers renonce à suspendre ses employés ayant observé le Ramadan

Par RFI
Les quatre animateurs d'une colonie de vacances sanctionnés par leur employeur, la mairie de Gennevilliers (Hauts-de-Seine), au motif qu’ils avaient pratiqué le jeûne du ramadan, pourront reprendre leur activité. Devant la tollé sucité par la suspension, la mairie est revenu sur sa décision. Le contrat de travail des animateurs stipulait qu'ils devaient s'alimenter et s'hydrater pendant la journée.


« Pour apaiser le débat » et devant l’indignation suscitée par la décision, le maire communiste de Gennevilliers, Jacques Bourgoin, s’est finalement résolu ce mardi à ne pas suspendre quatre animateurs de colonie employés par sa mairie qui respectaient le ramadan.

Selon la mairie, le fait que ces animateurs ne mangent pas et ne boivent pas pendant la journée pouvait nuire à la santé des enfants dont ils avaient la charge. Leur suspension avait été décidée à la suite « d'un accident qu'il y a eu il y a deux ans, où deux enfants avaient été blessés parce que la conductrice du minibus, qui jeûnait, avait fait un malaise », a fait valoir le maire. Néanmoins, « comme l'article [du contrat de travail des animateurs] apparaît pour certains discriminatoire, on souhaite que le débat soit posé de manière sereine », a poursuivi Jacques Bourgoin. « Pour conserver ses
exigences en termes de sécurité physique des enfants », la mairie a annoncé qu'elle renforcera les contrôles dans ses centres de vacances.

Les faits révélés par le Bondy blog remontent au début du ramadan. Il y a une dizaine de jours, Samir, directeur adjoint d'une colonie dans le sud de la France, reçoit la visite du responsable du service jeunesse de la mairie de Gennevilliers. « Il est venu voir si tout se déroulait correctement avec les enfants, explique Nassim, et c'était le cas. Mais au moment du déjeuner, il constate que je ne mangeais pas et Moussa, un autre éducateur non plus ».

Convoqués sur le champ, le responsable de la mairie leur a rappellé qu'ils devaient se restaurer et s'hydrater convenablement. Comme ils n'avaient pas respecté les obligations de leur contrat de travail, les quatre animateurs en cause avaient été suspendus de leur fonction en cours de mission.

Dans un communiqué, le maire s'était justifié : « Ce défaut d'alimentation et d'hydratation pouvait conduire ces agents à ne plus être en pleine possession de leurs moyens pour assurer la sécurité des enfants dont ils avaient la responsabilité ». Selon leur avocat, les animateurs envisageaient, avant que la mairie ne revienne sur sa décision, de porter l'affaire devant la justice.
images: LCI
Par Le Mardi 31 Juillet 2012 à 20:54 | Lu 407 fois


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