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L'Apr, un parti en perpétuelle turbulence

Après onze années d’existence dont huit à la tête du Sénégal, le parti du chef de l’Etat, l’Alliance pour la République (Apr), n’est toujours pas sorti de la zone de turbulence. Les dissensions entre militants et l’absence de réunion de certaines instances du parti continuent de dominer l’actualité de cette formation qui rêve pourtant de rester longtemps encore au pouvoir.



Le parti au pouvoir, l’Alliance pour la République, se cherche toujours. Après onze années d’existence dont huit de gestion de pouvoir, le parti du président de la République peine toujours à prendre de la hauteur.

L’esprit de cohésion et de solidarité militante peinent encore à prendre place dans le cœur des partisans du chef de l’Etat. La preuve, ces derniers passent leur temps à se crêper le chignon pour des raisons parfois qui n’ont rien à avoir avec l’intérêt même de leur formation politique pour ne peut parler du Sénégal.

Difficile de rester un mois sans que la presse ne fasse écho d’une guéguerre entre deux responsables de ce parti qui semble encore loin de profiter des avantages de sa massification.

À peine tournée la page de la bataille par presse interposée sur fond d’accusation d’enrichissement illicite des députés Moustapha Cissé Lô, 1er Vice-président de l’Assemblée et son collègue et camarade de parti, Farba Ngom, maire des Agnams, une autre s’ouvre. Toujours sur fond d’enrichissement illicite, c’est au tour de l’ancien président du groupe parlementaire de Benno Bokk Yaakaar (Bby), Moustapha Diakhaté, de se voir accusé d’avoir détourné plusieurs centaines de millions par le député Djibril War. Il y a aussi le cas de Seydina Fall alias Boughazelli, actuellement sous mandat de dépôt à la prison de Rebeuss, pris en flagrant délit dans une affaire de faux billets et qui n’avait pas hésité à crier au piège.

Outre ces problème de bataille interne entre responsables, il y a également celui lié au fonctionnement correct de certains instances de cette formation portée sur les fonts baptismaux le 1er décembre 2018 par l’actuel chef de l’Etat et certains de camarades renvoyés du Parti démocratique sénégalais.

En effet, si les textes du parti au pouvoir disent clairement au sujet du Conseil national que cette instance «se réunit en session ordinaire, sur convocation du Président, au moins une fois tous les 06 (six) mois», il faut situer la dernière rencontre à la période avant l’élection présidentielle. Il en est de même pour d’autres instances du parti comme le bureau politique et le Secrétariat Exécutif National (SEN).

Et alors qu’il est écrit noir sur blanc que le Bureau politique se réunit au moins une fois par mois sous la direction du Président du parti, ce délai n’est jamais respecté. Pas plus d’ailleurs que celui concernant les rencontres du Secrétariat Exécutif National (SEN). Organe de direction du parti, cette structure qui est pourtant censée se réunir au moins une fois par semaine sous la direction du Président du parti n’a tenu que deux rencontres depuis la réélection du Président Macky Sall, président de l’Alliance pour la République.
Par Le Lundi 9 Décembre 2019 à 09:57 | Lu 94 fois


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