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La presse est un partenaire dans la gestion du premier cas d’Ebola (ministre)

La presse est un partenaire privilégié dans la gestion du premier cas d’Ebola au Sénégal, a affirmé lundi le ministre de la Santé et de l’Action sociale, assurant que les autorités sont déterminées à jouer la carte de la transparence face à ‘’ce problème national’’.


La presse est un partenaire dans la gestion du premier cas d’Ebola (ministre)
‘’Je tiens à remercier la presse pour le travail qui est fait. Depuis qu’il y a eu cette épidémie dans notre sous-région, il y a eu beaucoup de commentaires. Il y a eu une visibilité pour que les gens comprennent cette maladie. La presse est un partenaire privilégié dans la gestion de cette crise'', a notamment dit Awa Marie Coll Seck.

Elle recevait les éditeurs de presse pour un échange sur le virus Ebola.

Selon le ministre, ‘’depuis que le (premier) cas a été diagnostiqué, il y a eu aussi beaucoup de choses qui ont été dites et ça prouve l’intérêt que la presse a par rapport à ce sujet qui n’est pas seulement un sujet d’actualité mais un problème de santé publique au plan planétaire’’.

Le ministre de la Santé dit avoir invité les patrons de presse pour ‘’qu’on regarde vers l’avenir maintenant et qu’on dise après tout ce qui s’est passé, ce qu’on doit faire et comment on va le faire ensemble’’.

‘’Le Sénégal a son premier cas. Je voudrai qu’ensemble, on puisse gérer la situation et espérer que les sujets contacts qui ont été près de ce malade puissent ne pas été contaminés. Nous l’espérons tous mais c’est une possibilité’’, a-t-elle fait savoir.

‘’ Je voudrai qu’on travaille ensemble et qu’on sache que c’est un problème aujourd’hui national même si c’est un seul cas, parce qu’il faut tout faire pour endiguer la chose et éviter que cela puisse atteindre d’autres personnes (car là), ce sera une crise nationale’’, a soutenu le ministre.

‘’On a tous intérêt à ce que nous puissions tous travailler et que nous puissions aller de l’avant par rapport à cette maladie’’, a-t-elle exhorté, assurant que les autorités vont jouer la carte de la transparence ‘’pour que tout le monde soit bien informé (…)’’.

Pour sa part, Madiambal Diagne, président des éditeurs du Sénégal a dit la détermination des organes de presse à ‘’coopérer’’ avec le ministère de la Santé pour le traitement des informations relatives à cette maladie.

‘’Vous pouvez compter sur chacun de nous. C’est une façon de nous protéger nous-mêmes. Nous sommes conscients des enjeux (…) de participer à cet effort national’’, a-t-il fait valoir.

Un premier cas de fièvre Ebola a été signalé vendredi au Sénégal par le ministère de la Santé et de l'Action sociale. Un jeune Guinéen infecté par le virus Ebola est mis en quarantaine à l'hôpital de Fann, à Dakar, où il reçoit un traitement.

Le cas de cet étudiant de 21 ans inscrit dans une université de Conakry (Guinée) a été signalé mercredi aux autorités sanitaires sénégalaises par les responsables guinéens, qui l'avaient perdu de vue, selon Mme Seck.

L’ensemble des personnes ayant été en contact avec le jeune Guinéen infecté par le virus Ebola ont été identifiées et mises sous surveillance, annonce dimanche le ministère de la Santé et de l’Action sociale.

‘’Elles (ces personnes) font l’objet d’un examen médical bi quotidien’’, précise le département de la Santé dans un Communiqué N°2 sur la fièvre à virus Ebola.

Le ministère souligne que ‘’dans le cadre du dispositif de surveillance et de riposte à la fièvre à virus Ebola déjà mis en place, toutes les mesures et procédures rendues nécessaires après l’apparition du premier cas importé ont été effectivement mises en œuvre’’.

Ainsi, relève le communiqué, ‘’la concession dans laquelle était domiciliée la personne atteinte a été entièrement désinfectée par le Service national de l’Hygiène’’.

Le patient guinéen infecté par le virus ‘’continue de recevoir un traitement approprié et son état général s’améliore’’, selon le ministère, assurant qu’à ce jour, ‘’aucun nouveau cas confirmé n’a été enregistré au Sénégal’’.

Il signale que les services de Santé, ‘’sur l’ensemble du territoire national en collaboration avec les autres secteurs, sont mobilisés et appliquent les directives édictées en matière de sensibilisation, de surveillance, de détection et de prise en charge de cas suspects’’.

Dans son communiqué, le ministère de la Santé et de l’Action sociale ‘’réitère son appel à la sérénité et à une application rigoureuse des mesures préventives préconisées’’.

Les pouvoirs publics font leur possible pour empêcher l'apparition de nouveaux cas de virus à fièvre hémorragique Ebola sur le territoire sénégalais, a assuré, lundi à Dakar, le chef de l'Etat, Macky Sall, appelant à la "solidarité" et à "la cohésion nationale" pour venir à bout de cette maladie.

Des mesures nécessaires ont été prises pour "circonscrire" le "premier foyer importé" au Sénégal, a-t-il déclaré lors d’une cérémonie de levée des couleurs au palais de la République, en référence au premier cas de fièvre Ebola signalé vendredi au Sénégal par le ministère de la Santé et de l'Action sociale.

Au-delà de ce premier cas, les services compétents sont mobilisés "pour éviter l’apparition sur le territoire national de nouveaux cas (…)", en mettant le focus sur la prévention et la surveillance, d’une part, le renforcement de la capacité de riposte, d'autre part, a indiqué Macky Sall, sur la Télévision nationale (RTS).

Il a également cité en renfort d’autres actions en matière de communication et d’éducation à la propreté - spots télévisés, émissions interactives et campagnes publicitaires - visant "la systématisation de gestes d’hygiènes quotidiens particulièrement le lavage des mains avec le savon", considéré comme "le meilleur moyen" de se prémunir contre cette maladie.

La collaboration avec les médias sera renforcée et "la transparence de mise", selon Macky Sall, même s’il est attendu des professionnels de la presse un traitement approprié de l’information ‘’pour éviter toute rumeur source d'inquiétude et de psychose’’.

"Pour l’heure, la solidarité et la cohésion nationale sont essentielles pour que le combat soit gagné", a-t-il déclaré, appelant chefs religieux et coutumiers, chefs de partis politiques et responsables syndicaux, à s’investir dans ce sens.

"Il est important par ailleurs de rendre hommage aux populations pour avoir gardé leur calme et leur sérénité’’, a apporté le chef de l’Etat sénégalais, qui a exprimé le soutien et la solidarité du Sénégal à des "pays frères et amis dont les populations souffrent" de cette maladie.


FD/OID
APS
Par Le Mardi 2 Septembre 2014 à 00:22 | Lu 70 fois

Tags : ebola, presse, sante, virus



1.Posté par Atypico le 02/09/2014 12:40 | Alerter
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Très peu de contagion

Les images de soignants portant des masques et des combinaisons intégrales pour s’approcher des malades suspectés sont insensées et dignes d’un mauvais film de science-fiction.

Car le virus Ebola ne se transmet absolument pas si facilement :

« Il faut un contact direct avec un liquide biologique comme le sang, les selles ou les vomissures. Il n’y a aucune transmission par voie aérienne. C’est-à-dire que, lorsqu’une personne parle ou tousse, elle ne répand pas le virus Ebola dans l’air ambiant », explique le Pr. Bruno Marchou, chef de service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital de Purpan, à Toulouse.

Autrement dit, le virus Ebola est comparable au SIDA pour son mode de propagation. Il faut vraiment être au contact du sang ou du liquide biologique du malade pour risquer soi-même d’être contaminé.

Cela veut dire, toujours selon le Pr. Bruno Marchou, que le virus Ebola « n’atteindra pas le stade pandémique. À Conakry [capitale de la République de Guinée], ils avaient initialement plusieurs dizaines de cas parmi le personnel hospitalier. Ils ont réussi, en appliquant des mesures d’hygiène standard simples, à endiguer la propagation du virus parmi leur personnel. ».

Ces mesures d’hygiène n’ont rien de sorcier : « Quand on s’occupe d’un patient, on se couvre les mains avec des gants. Si le patient vomit, il faut aussi se couvrir le visage. C’est le b.a-ba. On fait ça tous les jours », poursuit-il.

« La mort dans 20 à 90 % des cas »

Sandrine Cabu de Médecins Sans Frontières, interrogée par Le Monde, explique que le virus Ebola entraîne « la mort dans 20 à 90 % des cas ».

Pourquoi une fourchette aussi absurdement large ?

Parce que le virus Ebola est surtout dangereux quand il est mal soigné. Les personnes meurent de déshydratation ou d’hémorragies, mais le traitement consiste alors simplement à hydrater ou à transfuser le patient, pas à lui donner un vaccin ni un hypothétique médicament. Il ne faut pas croire ce que prétend l’industrie pharmaceutique qui aimerait pouvoir vendre aux gouvernements une poudre de perlimpinpin comme elle l’avait fait avec le Tamiflu.

« Les nouveaux médicaments ne sont pas la solution contre Ebola », selon un expert en maladies infectieuses.

La solution contre l’épidémie consiste à respecter des mesures simples et de bon sens : hygiène, bonne nutrition, vitamine D, vitamine C.

Selon Anthony Fauci, directeur de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses des États-Unis, l’outil le plus efficace contre Ebola est de prodiguer les soins de base aux malades.

La véritable priorité devrait être de créer des infrastructures médicales dans les pays touchés pour fournir aux malades le soutien médical de base, comme l’hydratation et la transfusion sanguine. Cela aura un beaucoup plus gros impact sur la santé que la distribution au hasard de quelques médicaments expérimentaux.

Selon Thomas E. Levy, auteur d’un article récent sur les remèdes potentiels contre le virus Ebola : « Jusqu’à présent, il n’y a pas un seul virus testé qui n’ait pas été inactivé par une certaine dose de vitamine C. Un des moyens prioritaires pour détruire le virus, ou programmer sa destruction par le système immunitaire, est d’activer la “réaction de Fenton”. En un mot, cette réaction peut se produire à l’intérieur du virus, dans les cellules où les virus se répliquent et à la surface des virus eux-mêmes. »

Il n’y a donc aucune raison de suspecter le virus Ebola de se transformer brutalement en une pandémie à l’échelle de l’Afrique, et encore moins dans le reste du monde.

Mais il n’y aucun doute que cette psychose peut servir les intérêts financiers de quelques-uns.

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