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Le Bilan Des Années Paul Biya: Trente Ans De Régression Généralisée Au Cameroun — [Une Analyse De Serge Olivier Atangi]

Thiesvision.com- Voici comment se présente le bilan de Paul Biya après 30 ans à la tête du Cameroun.
La corruption a projeté le Cameroun au rang de porteur du flambeau de tous les pays du monde, éloignant de lui tous les investisseurs étrangers créateurs d’emplois. Paul biya a réussi de la sorte à faire du Cameroun un pays humilié, discrédité et ridiculisé.


Le Bilan Des Années Paul Biya: Trente Ans De Régression Généralisée Au Cameroun — [Une Analyse De Serge Olivier Atangi]
Paul Barthélemy Biya'a bi Mvondo (Président du Cameroun)
- Les écoles et universités, délabrées, abandonnées à elles-mêmes et dont les équipements vétustes ne répondant plus aux normes logiques dispensent un enseignement d’une autre époque qui ne prépare plus les jeunes à être compétitifs sur le plan international ou à être utilisables localement.
Les recommandations des Etats Généraux de l’Education sur la révision et la refonte des programmes, remis au Gouvernement depuis 1995 ont été classées sans suite. Ainsi par exemple, le retrait de l’examen du Probatoire n’a jamais été fait et le Cameroun est le seul pays au monde où il existe encore et ne correspond plus à rien sur le plan international.
Les éminents enseignants de ce Comité prosposaient la professionnalisation de l’éducation qu’exige le contexte économique actuel en spécifiant que le système éducatif camerounais est resté tributaire des orientations de l’époque coloniale qui formait des clercs pour les besoins de l’administration et des sociétés privées existantes. Et qu’aujourd’hui, il forme en grande partie des consommateurs, des demandeurs et non des créateurs d’emplois. Ils ont insisté sur le fait qu’il s’agissait, à travers les programmes scolaires d’assurer une pré-préparation à l’insertion socio-économique des produits de l’école. 17 ans après, rien n’a encore été fait dans ce sens et les écoles et universités continuent à donner un enseignement déconnecté de toute réalité sur le terrain. C’est sans surprise qu’aucune université du Cameroun ne figure parmi les 500 meilleures du monde ni les 100 d’Afrique. Une véritable honte.
Fallait-il s’attendre à autre chose avec des universités qui acceuillent des étudiants ayant obtenu une moyenne de 6 sur 20 au Baccalauréat et dont les derniers approvisionnements en livres dans les bibliothèques datent de la période d’Ahmadou Ahidjo. Des universités qui ne connaissent pas d’internet, cet instrument de travail qui est devenu incontournable tant pour les étudiants que pour les enseignants. Des universités qui ne disposent pas de laboratoires équipés en appareils et en produits permettant aux étudiants des facultés scientifiques qui les ignorent complètement et aux professeurs de faire des experiences. Des universités où les enseignants, totalement démoralisés et démobilisés depuis la réduction drastique de leurs salaires ont vu en plus leurs primes de recherches supprimées, ce qui ne leur permet plus, comme par le passé, de se documenter ou de faire des missions d’études dans de grandes universités occidentales pour une mise à jour de leurs connaissances et de leurs enseignements. Ainsi, ils ont continué depuis plusieurs années à répéter les mêmes cours déjà dépassés et non actualisés dans un monde qui va déjà à une vitesse infernale. Des universités victimes de l’indisponibilité permanente de leur éternel ministre qui a déserté ses bureaux pour la politique, les meetings et les campagnes de maintien de Paul Biya au pouvoir.
– Malgré les nombreuses ressources naturelles que Dieu a mises à la disposition du Cameroun pour en faire une des nations les plus riches et des plus prospères de la planète, ce pays, dévasté comme par un tsunami et ruiné par Biya et un groupe de mafieux est devenu l’un des plus pauvres et des plus endettés du monde. Ils se sont partagés les terrains et les immeubles de l’Etat, certains confisquant tout simplement les maisons de fonction dans lesquelles ils étaient logés par l’Administration
Par Le Dimanche 4 Mars 2012 à 13:36 | Lu 607 fois


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