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Le Pape François, Mahmoud Abbas et Shimon Peres réunis en prière : qu'en pensent les Palestiniens?

Vue d'Europe, l'invitation que le Pape François a lancée à Shimon Peres et Mahmoud Abbas pour venir prier avec lui au Vatican ce dimanche, est considérée soit comme une initiative œcuménique porteuse de paix, soit comme une tentative de réconciliation israélo-palestinienne sans lendemain. Il n'en demeure pas moins que sa portée hautement symbolique est généralement reconnue.


Mais comment est-elle perçue en Palestine ? Suite à l'échec de la médiation du Secrétaire d'Etat américain John Kerry qui n'a pas ménagé ses efforts durant 9 mois (août 2013-avril 2014) pour obtenir un accord paix entre les deux parties, l'heure est au pessimisme chez les acteurs politiques et au sentiment d'un nouvel échec dans la population palestinienne. Dans un tel contexte, le risque est évidemment celui d'une troisième Intifada. Celle-ci, du reste, couvait déjà durant la période des négociations car la poursuite de la colonisation par Israël n'avait pas cessé alors. Aujourd'hui, en l'absence de toute perspective d'une issue pour les Palestiniens, ce risque d'explosion est toujours présent. Il se manifeste d'ailleurs quotidiennement : affrontements violents aux postes frontière et check-points dans les grandes villes de Cisjordanie et notamment à Hébron, ville frondeuse s'il en est ; manifestations de rue ; grèves de la faim des prisonniers palestiniens en Israël...

C'est précisément pour éviter une troisième Intifada autant que pour s'affirmer comme leader de tous les Palestiniens -suite au fiasco des négociations- que le Président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a entrepris de réconcilier les deux mouvements - fratricides depuis 2007 en particulier - que sont le Fatah et le Hamas. Cette réconciliation a conduit, bon an mal an, à la formation d'un gouvernement d'union nationale pour la Cisjordanie et la bande de Gaza, le 2 juin 2014. Côté israélien, elle a constitué un des alibis de Benyamin Netanyahu pour annoncer la fin de toute négociation. En effet, le Premier ministre israélien accuse aussi Mahmoud Abbas de mener, cavalier seul, une diplomatie parallèle en voulant signer des conventions internationales dans le but de renforcer la reconnaissance de la Palestine, de facto et de jure, par la communauté internationale. Ce qu'il avait déjà commencé à faire quelques années auparavant - au grand dam d'Israël et de ses alliés - puisque la Palestine est devenue membre à part entière de l'UNESCO en octobre 2011, et a obtenu en novembre 2012 le "statut d'Etat non membre observateur de l'ONU".
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Par Le Dimanche 8 Juin 2014 à 11:15 | Lu 666 fois



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