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Lutte contre le terrorisme : Macky mène le jihad

Le chef de l’Etat est convaincu que c’est en opposant une véritable résistance aux terroristes qu’on parviendra à faire face à leurs attaques. Présidant hier l’ouverture de la conférence internationale sur Islam et paix, le Président Macky Sall a laissé entendre qu’il n’y a pas de dialogue possible avec les terroristes. Sauf celui de la répression.


«Il n’y a pas de dialogue possible avec les terroristes.» C’est la déclaration faite hier par le président de la République à l’ouverture de la conférence internationale sur Islam et paix organisée par l’Association Jamhiyatu Ansaa­rud-Din Sénégal. Selon Macky Sall, «il faut discuter avec quelqu’un qui peut entendre». D’après M. Sall, les terroristes, qui ne vivent que de la drogue et des rançons, ne méritent que le déploiement d’une force de résistance pour les éliminer. «Je propose une alliance aux chefs religieux, qu’ils sachent que ce qui se passe au Nigeria actuellement il y a 10 ans, personne n’aurait pensé qu’on arriverait à cette situation. Des hommes qui portent des explosifs pour tuer des enfants et des femmes. Cela s’est étendu au Mali. Donc, il faut une résistance. Il n’y a pas à avoir peur pour faire preuve de résistance, parce que la peur n’est pas un rempart contre la mort. Il faut savoir que ces gens quand ils agissent ils ne reconnaissent pas la religion, ils ne sont mus que par la volonté de détruire», a-t-il soutenu.

Le président de la République a ainsi fait savoir que l’Etat «fera tout son possible en matière de protection pour que les gens soient en sécurité». De même, il a souhaité que des recommandations fortes soient formulées à la fin de cette conférence pour renforcer la sécurité des populations et du pays. «Les gens ont même parfois peur d’aborder la question (le terrorisme) parce qu’ils pensent que quand on en parle, ils vont attaquer ton pays. C’est vraiment se tromper en pensant ainsi, ils sont partout. On doit renforcer la protection, surveiller les mosquées», a-t-il-dit.
S’inscrivant dans l’objectif visé dans le cadre de l’organisation de cette conférence, c’est-à-dire montrer que l’islam est une religion de paix, le Président Sall a lancé un appel pour que ce discours de paix et de tolérance véhiculé à travers l’islam soit mis en évidence. «Dans beaucoup de pays, on essaye de véhiculer un discours qui n’est pas l’islam, on pense que le manque de tolérance est lié à l’islam. C’est plutôt le manque d’espace de discussion et de dialogue qui est à l’origine de l’intolérance et de cette incompréhension», a-t-il dit.

Mauvaise image de l’islam
Le jihad à mener
Lors de l’ouverture de la conférence internationale sur Islam et paix, les intellectuels, présents à cette rencontre, ont soutenu qu’il fallait corriger la mauvaise image de l’islam, véhiculée par des groupes terroristes. Prononçant le discours inaugural de cette conférence, Dr Ousmane Kane, professeur titulaire de chaire à l’Université Harvard aux Etats-Unis d’Amé­rique et spécialisé sur les questions de l’islam et les sociétés musulmanes contemporaines, a fait savoir que la couverture médiatique des actes menés par les groupes extrémistes a contribué, sans le vouloir, à donner à l’islam l’image d’une religion violente. Pour démontrer que cette perception est totalement fausse, Dr Kane soutient que «le nombre de personnes se disant musulmanes et recourant à la violence ne dépasse guère 100 mille personnes sur une population mondiale de musulmans d’un milliard et demi». «Elles représentent alors 1/15 000ème de la population musulmane mondiale. Si l’islam était la cause de la violence, alors le chiffre des musulmans impliqués dans cette violence dépasserait 1/15 000», a-t-il fait savoir.

De même, Dr Ousmane Kane regrette que le terme jihad soit devenu synonyme de violence dirigée vers les autres alors que «son sens ultime» renvoie au jihad de l’âme. «Il faut redoubler d’efforts pour transmettre les valeurs de tolérance et de coexistence et vivre le message du prophète Mohamed (Psl). Le grand combat, ce n’est pas le combat dirigé vers les autres, c’est le jihad pour la perfection. Il faut contenir les groupes prêchant l’intolérance et convaincre les groupes armés non étatiques à déposer les armes. Les communautés religieuses peuvent jouer un rôle de médiation», a-t-il recommandé.


dkane@lequotidien.sn
Par Le Mercredi 29 Juillet 2015 à 14:34 | Lu 47 fois



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