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Macky Sall recadre les syndicats

Réponses «Fast-track» à la demande sociale ou langage de vérité. Le chef de l’Etat, à l’occasion de la cérémonie de réception des cahiers de doléances hier, 1er mai, à la salle des banquets, a donné une douche froide au mouvement syndical. Face aux urgences de l’heure et/ou à la soutenabilité des finances publiques, Macky Sall s’est voulu clair : «l’état ne peut pas augmenter les salaires, ni faire un alignement sur le système indemnitaire encore moins de régler le passif social lourd de 50 milliards».


Macky Sall recadre les syndicats

A l’occasion de la traditionnelle cérémonie de remise des cahiers de doléances des syndicats, le président de la République a fourni des réponses «Fast-track» aux demandes formulées par le mouvement syndical. Devant les secrétaires généraux des centrales syndicales, Macky Sall a estimé qu’il y a des «limites à ne pas dépasser». C’est comme qui dirait qu’il met en garde les syndicats sur les maux en perspective de l’application des engagements pris.

Sur l’augmentation des salaires des agents de la fonction publique, Macky Sall dit «non». Mieux, il soutient que «c’est impensable et impossible ! Nous n’avons pas les moyens de le faire».

Question de l’éternel passif social qui pèse 40 à 50 milliards, le chef de l’Etat préfère se projeter sur la forte demande de l’emploi. Quant au régime indemnitaire, le théoricien du «Fast-track» dégage en touche la proposition préconisée par certains syndicats, notamment l’alignement, et informe, par la même occasion que le gouvernement fera des «propositions sur le régime». Macky Sall semble inviter les syndicats à ne pas se détacher de la réalité du pays où tout est urgent ou prioritaire.

«Depuis trois voire quatre ans, nous avons bloqué le prix du carburant. Ce qui fait un manque à gagner de 140 milliards par an, en plus de la subvention de 105 milliards en 2018 du prix de l’électricité. A ce manque à gagner s’ajoutent les indemnités de logement des enseignants. Plus les 80 milliards par mois pour les salaires ; ce qui nous fait près de 1000 milliards par an. Il restera seulement 26 milliards FCfa pour le fonctionnement de l’Etat et les investissements», a soutenu Macky Sall.

Avant d’ajouter : «si nous voulons se charger de la satisfaction de toutes les revendications, quand est ce que nous donnerons du boulot aux 150 mille jeunes par an sur le marché de l’emploi ? C’est un choix !».

Le passif social en «mode veilleuse»

Pour parler de l’éternel passif social qui pèse, selon lui, 40 à 50 milliards avec la liquidation des entreprises telles que Sotrac, Air Afrique, Sias, Transrail, Sapa, Sotiba, le chef de l’Etat s’est aussi voulu clair : «si je suis cette logique de payer, je ne travaillerais plus pour l’avenir. Je ne peux pas être là à toujours réparer. On peut trouver des solutions sociales. Il faut donner de l’emploi à la jeunesse».

«On ne peut pas parler d’alignement. Ce n’est pas une solution, sinon nous aurons une masse salariale qui va atteindre 3000 milliards FCfa», a expliqué Macky Sall en réponse aux revendications portées par les syndicats du secteur de la Santé et de l’Education.

«Nous avons trouvé un régime indemnitaire qui présente des iniquités et des disparités. Le fait est qu’il y’a des acquis syndicaux. Le gouvernement fera des propositions», a tenu à préciser le président de la République, Macky Sall.
Sudonline.sn
Par Le Jeudi 2 Mai 2019 à 12:22 | Lu 76 fois


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