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NEPAD - Sommet de Dakar sur les infrastructures : En route vers l’échec

Plombé par des louvoiements et des reports, le sommet du Nepad de Dakar sur les infrastructures est calé pour connaître un échec.


NEPAD - Sommet de Dakar sur les infrastructures : En route vers l’échec
Le sommet du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad) Dakar est entouré de gros nuages. Les cassandres peuvent prédire l’insuccès en se basant sur les faits qui sont évidemment difficiles à réfuter. A moins de 96 h (il est prévu du 14 au 15 juin) de l’événement, rien n’indique que Dakar est dans les habits de lumière pour trouver 306 milliards de francs Cfa pour financer 16 projets futuristes dans le cadre du Nepad. «On ne ressent» aucune fièvre qui annonce la montée de l’adrénaline des grands évènements qui escortent la vie d’une Nation et renforcent la crédibilité de sa démocratie. «On ne ressent même pas une campagne de communication qui vend l’évènement. Les gens sont même plus engagés dans la tenue du sommet de l’Oif alors que celui-ci est extrêmement important et peut décider de l’avenir de l’Afrique. C’est à ne rien comprendre», soupire de dépit et aussi d’inquiétude une haute personnalité. Aujourd’hui, le Sénégal table sur une bonne dizaine de chefs d’Etat pour donner au rendez-vous un cachet continental. L’ambition a été réduite à sa juste valeur à cause de plusieurs réalités politico-stratégiques. Car la rencontre de Dakar coïncide avec le 23e sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (Ua) prévu du 20 au 27 juin à Malabo. Il revêt même une importance capitale : il est chargé d’arbitrer les différents… différends qui minent le fonctionnement du Secrétariat du Maep. Il est donc probable, indique un haut fonctionnaire, rompu aux tâches diplomatiques, que de grandes personnalités ou des présidents de la République rallient Malabo au «détriment de Dakar».
Par ailleurs, l’ambiance «malsaine» au sein du Maep hypothèque sérieusement le sommet de Dakar sur le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad). Et le succès qu’il aurait du engranger en termes de financements dans le domaine des infrastructures. Les louvoiements prédisent un flop ? Sans doute, répondent des sources. Il faut savoir que le sommet de Dakar a été reporté à deux reprises à cause des couacs que les autorités n’ont pas réussi à gommer pour dérouler l’agenda comme le souhaite le chef de l’Etat. Alors qu’il était prévu du 6 au 7 novembre puis du 13 au 14 décembre 2013, il aura lieu (?) du 14 au 15 juin 2014. Paradoxalement, la ville de Dakar, à cette époque, était plongée dans une fiévreuse attente de cet évènement.

L’équation des chefs d’Etat
En plus, Dakar aurait perdu une partie de l’importance de son sommet. Entre les différents reports, Libreville et Brazzaville ont organisé leur pro­pre sommet. En début mai, le Nigeria a tenu à Abuja un Forum économique mondial sur l’Afrique. Ce jour-là, Macky Sall a fait un discours sur le financement des infrastructures en tant que Président du Nepad. Il faut rappeler que le sommet de Dakar doit chercher les financements nécessaires à certains projets comme la redynamisation de la ligne ferroviaire Dakar-Bamako dans la rubrique transport, la construction du gazoduc Nigeria-Algérie dans le domaine de l’énergie et l’établissement d’un câble terrestre entre Lusaka et Lilongwe dans le domaine des Tic. Il compte surtout sur une forte présence du secteur privé international. Le pari est aussi gros que les nuages qui pèsent sur le sommet de Dakar.
Il faut rappeler que le sommet de Dakar est organisé par le gouvernement du Sénégal en partenariat avec l’agence du Nepad, la Com­mission de l’Union Africaine (Ua), la Banque africaine de développement (Bad), la Commission des Nations-Unies pour l’Afrique (Cea) et la Banque mondiale. «Ce sommet constitue un véritable enjeu pour l’Afrique. Le paysage politique et économique du continent est aujourd’hui favorable à la réduction de son déficit en matière d’infrastructures», explique le gouvernement. «L’opportunité est donc réelle d’impulser une nouvelle dynamique dans la mise œuvre de grands projets d’infrastructures, de donner sa pleine mesure au potentiel de croissance du continent et ainsi d’accélérer la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (Omd)», ajoute la même source. Il faudra sans doute repasser….

bsakho@lequotidien.sn
Par Le Jeudi 12 Juin 2014 à 17:17 | Lu 53 fois



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