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Omar Boughaleb, père du présumé meurtrier de Bassirou Faye : “Ce que je reproche au Doyen des juges

Omar Boughaleb, le père du policier arrêté pour le meurtre de l'étudiant Bassirou Faye, ne veut pas laisser son fils sacrifié. Selon lui, Sidy Mouhamed Boughaleb est innocent et que le Doyen des juges, Mahawa Sémou Diouf, en charge de l'instruction, devait le mettre hors de cause.


“Je reproche à Mahawa Sémou Diouf beaucoup de choses. On sent nettement chez lui une volonté de nuire à mon fils en le désignant comme coupable du meurtre de Bassirou Faye alors qu'il n'a rien à voir dans cette affaire. On ne parle que du témoignage de Sette Diagne. On oublie les autres témoignages faits par Doudou Faye et Guedj Dione. Tous ces étudiants sont unanimes pour dire qu'ils ont vu un groupe de 5 éléments du Gmi qui s'était détaché des autres. D'après eux, celui qui avait tiré avait un Talkie Walkies à la main. Il s'en est servi à deux reprises, sûrement pour recevoir des instructions qui le conduiront à tirer à bout portant sur Bassirou Faye. Pourquoi ces 5 éléments du Gmi de qui le tir est vraisemblablement parti n'ont pas été convoqués ? S'ils l'avaient été, ils auraient confirmé que Sidy Mouhamed (Boughaleb) qui, je le rappelle, à cette heure-là, avait un pansement à la tête et son doigt majeur fracturé, n'est pas l'auteur du tir (mortel)”, déclare Omar Boughaleb dans les colonnes de “L'Observateur”.

Selon lui, l'armurier de l'école de police a confirmé devant le juge que l'arme de Sidy Mouhamed n'a pas tiré. “A ma connaissance, les agents non gradés ont l'obligation de faire, après chaque opération, un rapport sur leurs armes et les munitions qu'ils ont reçues. L'armurier a certifié que mon fils a rendu son arme et les munitions au complet. Il faut signaler que cette mesure ne touche pas les gradés qui possèdent des armes de fonction. Par conséquent, l'arme qui a tiré et dont on refuse de parler à toutes les occasions n'est pas celle de mon fils. Elle doit être celle d'une personne non assujettie à cette obligation. Je demande au juge de bien vouloir édifier l'opinion sur l'arme qui a tué Bassirou Faye. Voila une arme qui est subitement devenu introuvable”, plaide-t-il.

Oumar Boughaleb pense que la police veut tout simplement sacrifier son fils pour “protéger des cadors (gradés : Ndlr)”.
Seneweb
Par Le Vendredi 28 Août 2015 à 11:41 | Lu 63 fois



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