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Pèlerinage Marial de Popenguine: La cité religieuse prête pour accueillir ses hôtes

A Popenguine les populations sont debout pour accueillir le pèlerinage marial qui débute ce samedi. Sans distinction de religion, les citoyens de cette commune affirment avoir pris toutes les dispositions pour permettre aux milliers de fidèles d’être dans de bonnes conditions.


Pèlerinage Marial de Popenguine: La cité religieuse prête pour accueillir ses hôtes
Popenguine. Vendredi 06 juin 2014. Il est 12 heures. A 24 heures du pèlerinage marial de Popenguine, cette localité qui se trouve au cœur de la Petite-Côte dans le département de Mbour vit au rythme de ce grand rendez-vous religieux. Les populations s’attèlent « aux derniers réglages » pour accueillir les pèlerins. Jeunes et enfants, adultes et personnes âgées, tout le monde y est. « Nous avons nettoyé nos maisons, aménagé les chambres pour l’accueil des hôtes. Nous ne voulons rien laisser au hasard. Nous voulons que les pèlerins soient dans de bonnes conditions », confie Madeleine Faye, gérante d’une épicerie. Le constat de notre interlocutrice se lit dans les artères de la cité. Les rues sont débarrassées de leurs saletés. La route qui relie la Nationale 1 et le village est ceinturée par des tableaux installés par les sociétés de télécommunications et les services de l’Etat. Ces installations renseignent sur les actions menées sur le terrain. A l’intérieur du village, des jeunes installent de petites huttes. « Nous profitons du pèlerinage pour vendre des articles aux fidèles », informe un jeune. Certains jeunes et des femmes ont déjà démarré leurs activités. Des lunettes de soleil, des produits locaux transformés, des mangues, etc., sont exposés sur les abords de la route. « Avec le pèlerinage, le petit commerce marche bien. Nous gagnons plus d’argent », explique Khady Faye, une femme âgée de la cinquantaine, le sourire aux lèvres. « C’est l’effervescence. Nous accueillons plus de monde pendant le pèlerinage », souligne Madeleine Faye, debout à l’intérieur de son magasin, le regard rivé sur un camion qui décharge de la boisson. Dans les différents sites qui doivent accueillir les fidèles, c’est la mobilisation. La tente de la rencontre est presque installée. Des centaines de personnes y sont attendues. « Le saint sacrement sera exposé sous cette tente. Les fidèles viendront y prier», renseigne un jeune catholique. Notre interlocuteur ajoute : « Ce sont des moments de retrouvailles entre amis. Après la prière, les fidèles échangent dans une ambiance de fraternité et de communion ». Non loin de la tente de la rencontre, des ouvriers s’activent pour terminer l’installation du village des marcheurs. « Il ne reste que les préposés pour accueillir les responsables des points de marche. Nous ferons aussi des retouches pour parfaire l’installation avant l’arrivée des jeunes marcheurs », explique Abdoulaye Sow, le responsable de l’implantation des tentes. Des tentes pour abriter les scouts sont également installées. Au « Sanctuaire marial », le lieu qui doit accueillir la grande messe du pèlerinage, les volontaires venus de Thiès, de Dakar et de la Petite-Côte balaient les quelques flaques d’eau laissées par l’équipe des sapeurs-pompiers. Celle-ci déverse de l’eau pour stabiliser la poussière. Tous les éléments en action sur le site travaillent dans le calme. Pas de bruits comme pour respecter le caractère sacré de ce lieu de culte. « Nous allons tout nettoyer. Nous ferons tout pour terminer le travail avant la messe. Après le pèlerinage, nous rangerons les bagages. Un scout ne laisse aucune trace », confie Jean Top, le responsable des volontaires du Scout.

Solidarité entre musulmans et chrétiens
Avec une population composée d’environ 12 000 habitants, la commune de Popenguine-Ndayane abrite des musulmans et des chrétiens. Ces deux communautés vivent dans la paix et la solidarité. Le pèlerinage marial est l’occasion pour ces frères d’illustrer leur bonne entente. « Je vis avec une voisine musulmane. Pendant le pèlerinage, elle m’assiste beaucoup pour l’accueil des fidèles. Elle nettoie la maison et participe à la préparation des repas », souligne Madeleine Faye. « Le pèlerinage est un moment de communion pour nous. Nous sommes des frères et sœurs », ajoute Mme Faye. En face du magasin où Mme Faye a installé ses quartiers, Amy Ndione est assise devant un étal où sont exposées des mangues. « Nous sommes fin prêts pour accueillir les fidèles. Je suis musulmane, mais je reçois des parents qui viennent pour le pèlerinage. Je les accueille dans la joie et l’allégresse », confie elle avec un brin de fierté. Talla Ndione, le frère de notre interlocutrice, confirme les propos de sa sœur. « Les jeunes se mobilisent pendant le pèlerinage pour nettoyer le village sans distinction de religion. Nous sommes des frères. Nous ferons tout pour que nos hôtes soient dans de bonnes conditions. Chaque famille mobilise ses maigres moyens pour jouer sa partition », confie Talla Ndione. La démarche des jeunes n’est pas une nouveauté à Popenguine. « Le pèlerinage a toujours été un moment de communion entre musulmans et chrétiens. Quand nous étions jeunes, nous nous mobilisions pour marquer de notre empreinte le pèlerinage à côté de nos frères chrétiens. Nous sommes de la même famille. Popenguine est un petit village où tout le monde se connaît. Tu trouves des musulmans et des chrétiens dans une même famille », souligne Khady Faye, une femme âgée d’environ 70 ans visiblement nostalgique de ses moments de jeunesse où elle côtoyait ses sœurs et frères chrétiens lors du pèlerinage. Notre interlocutrice encourage la jeune génération à perpétuer ces liens de solidarité. « C’est une culture chez nous parce que nous sommes tous des parents. A Popenguine, les populations ont presque le même ancêtre. Chaque année, après la marche, les jeunes viennent dans les maisons pour se laver. Nous les accueillons avec plaisir », semble répondre Oumy Ndione.

ABBE DOMINIQUE STANISLAS MENDY, PRESIDENT du comite D’ORGANISATION: « Les engagements pris par les services de l’Etat ont été respectés »
Les membres du Comité d’organisation du pèlerinage marial de Popenguine sont satisfaits du dispositif mis en place par les services de l’Etat pour un bon déroulement de la 126ème édition. Les services de l’Etat ont respectés les engagements pris.

Les festivités religieuses de la 126ème édition du pèlerinage marial de Popenguine démarrent à partir d’aujourd’hui jusqu’à lundi de pentecôte. A Popenguine déjà, l’ambiance et la ferveur montent parce que la cité religieuse commence à accueillir ses hôtes. D’ailleurs, le président du comité d’organisation, abbé Dominique Stanislas Mendy, et les agents du ministère de la Santé ont fait le point pour ce qui concerne le dispositif sanitaire. A la fin de la rencontre, le président du comité d’organisation s’est dit satisfait puisque tous les engagements pris par les services de l’Etat ont été respectés. Mieux, dira l’abbé Dominique Mendy, les scouts, les villageois, les sapeurs-pompiers et les agents du Service d’hygiène sont en train de nettoyer la ville et le sanctuaire. Sur le plan sécuritaire, la gendarmerie, comme chaque année, a pris toutes les dispositions pour que les pèlerins prient dans de bonnes conditions. Il a indiqué qu’un grand nombre de gendarme sera déployé à Popenguine et ses environs pour veiller à la sécurité des pèlerins et de leurs biens. « Nous pouvons dire que Popenguine est prêt à accueillir ses hôtes même s’il aura toujours des choses à parfaire », a soutenu l’abbé Dominique Stanislas Mendy, qui a invité les chauffeurs à la prudence sur les routes. « Je conseille aux chauffeurs de bien dormir avant de prendre le volant parce que c’est la fatigue qui est souvent à l’origine des accidents pendant des événements religieux », a souligné le président du comité d’organisation du pèlerinage marial de Popenguine. Trouver au sanctuaire marial avec les scouts et les sapeurs-pompiers, le père Christian Marie Diamacoune, vicaire à la paroisse Notre Dame de Délivrande à Popenguine, a magnifié le dispositif mis en place par les services de l’Etat pour que le pèlerinage 2014 puisse se dérouler dans de bonnes conditions. Pour le religieux que « tout est fin prêt. Depuis quelques jours le groupe des scouts, le Service d’hygiène et les sapeurs-pompiers procèdent au grand lavage de la ville et du sanctuaire marial. Nous sommes satisfaits et nous prions pour que le pèlerinage se fasse dans de bonnes conditions », a expliqué le père Christian Marie Diamacoune. « Nous sommes surtout confiants sur le reste car c’est le même dispositif que celui de l’année dernière qui a connu un succès. Donc, il y a rien qui empêcherait que cette édition soit un succès », a affirmé le père Diamacoune. Selon lui, le sanctuaire et ses alentours doivent être propres et accueillants pour que les pèlerins puissent vénérer Marie dans d’excellentes conditions. En évoquant la question de l’eau, l’abbé Dominique Stanislas Mendy a assuré que le problème a été réglé depuis deux mois. En plus de cela, le père Christian Marie Diamacoune a reçu les promesses des sociétés privées qui ont promis d’offrir les bouteilles et sachets d’eau aux différentes commissions.

De nos envoyés spéciaux Eugène KALY, Babacar DIONE et Samba Oumar FALL (textes) Habib Dioum (photos)
Lu dans LESOLEIL.sn
Par Le Samedi 7 Juin 2014 à 12:04 | Lu 146 fois



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