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Pologne Sénégal 1-2 : Le coup des Lions

L’Afrique les attendait ! Les «Lions» ont répondu présent en s’imposant (2-1) devant la Pologne hier, mardi 19 juin, au stade Spartak de Moscou, grâce à un but contre son camp de Cionek (38ème min) et une réalisation de Mbaye Niang (60ème min). La réduction du score parGrzegorz Krychowiak, à quatre minutes de la fin, n’a pas changé la donne. Le Sénégal va affronter le Japon à Etakeringbourg, le 24 juin prochain, pour une place en 8ème de finale.


(MOSCOU, Russie) – Il fallait rugir ! Surtout après les quatre défaites des équipes africaines (Egypte –éliminé-, Maroc, Nigéria, Tunisie). Les yeux de tout un continent étaient alors braqués sur les Lions du Sénégal. Les poulains d’Aliou Cissé ont répondu à l’attente en s’imposant (2-1) devant la Pologne de Robert Lewandowski et dans un stade du Spartak acquis aux couleurs rouges et blanches qui rendaient presque inaudibles les chants du 12ème Gaïndé et d’Allez Casa.

Mais comme en 2002 face à la France, le Sénégal a su relever le défi dans ce grand rendez-vous footballistique du monde. Et ce, dans tous les compartiments du jeu. Hier, face à la Pologne, Aliou Cissé a su trouver une sélection compacte pour déjouer le dispositif tactique de son collègue polonais, Adam Nawalka.
D’abord, c’est le choix porté sur Alfred Ndiaye à la place du capitaine Cheikh Kouyaté. Mais également la vivacité de Moussa Wagué à la place de la combativité de Lamine Gassama.

Sur les côtés, Mbaye Niang et Ismaïla Sarr pouvaient se permettre de dynamiter le reste en laissant le champ libre à Sadio Mané qui a bénéficié d’une surveillance accrue offrant plus d’espaces à ses coéquipiers.

C’est ainsi que Idrissa Gana Guèye a pu se retrouver dans un box to box. Il ajuste sa frappe suite à une passe de Sadio Mané que le malheureux Thiago Cionek va détourner dans son propre but(38ème min). Coup de massue dans le stade de Spartak !

Cueillis au froid, impressionnés par l’impact physique des Lions et surtout la vivacité de ses attaquants (Mbaye Niang et Ismaïla Sarr), les Polonais déjouent.

«J’AI SENTI LE COUP ET J’AI FONCE»

A la reprise, le Sénégal maintient le pressing. A l’heure de jeu, Aliou Cissé décide de fermer la boutique. Il renvoie Mame Birame Diouf sur le banc et lance Cheikh Ndoye pour renforcer sa bataille au milieu de terrain.

A l’heure du jeu, Mbaye Niang en véritable renard des surfaces, aperçoit une rétro-passe. Alors qu’il était sorti sur un coup, il fonce et devance le défenseur polonais, met le gardien dans le vent, pour offrir au Sénégal le but de la victoire. Le «banni» prend une deuxième revanche sur ses détracteurs et décroche, en même temps, le trophée de l’homme du match. «L’action était pour la Pologne, ensuite j’ai vu une balle qui revenait. J’ai senti qu’il y avait un coup à jouer et j’ai tenté», explique-t-il tout heureux en salle de conférence d’après match.

Alors que le portier Khadim Ndiaye est rarement inquiété, même sur le coup franc de Lewandoski suite à une faute de Salif Sané qui a été impérial dans l’axe aux côtés de Kalidou Koulibaly, Grzegorz Krychowiak réussit à remettre son équipe dans le match, à moins de cinq minutes de la fin du match.

Il saute plus haut que toute la défense sénégalaise et, d’une tête rageuse, prend Khadim Ndiaye à contre-pied pour la réduction du score. Les «Lions» ne tremblent pas pour autant. Ils tiennent le coup et s’offrent la première victoire africaine dans cette phase finale de Coupe du monde. Ils rejoignent le Japon au classement de la poule H, victorieux de la Colombie quelques heures auparavant sur le même score. Le 24 juin prochain, les deux sélections vont s’affronter à Ekateringbourg avec comme enjeu une place en 8ème de finale.


FICHE TECHNIQUE

Stade Spartak (Moscou)

Spectateurs : 44.190

BUTS :Cionek (csc, 38ème min), Mbaye Niang (60ème min) Grzegorz Krychowiak (86ème min).

Avertissements :Salif Sané (49ème min), Idrissa Gana Guèye (72ème min) pour le Sénégal ; Krychowiak (12ème min) pour la Pologne.

COMPOSITION DES EQUIPES

SENEGAL :Khadim Ndiaye, Moussa Wagué, Youssouf Sabaly, Kalidou Koulibaly, Salif Sané, Idrissa Gana Guèye, Alfred Ndiaye (puis Cheikhou Kouyaté, 87ème min), Ismaïla Sarr, Sadio Mané (Cap.), Mbaye Niang (puis, Moussa Konaté 75ème min) et Mame Birame Diouf (puis Cheikh Ndoye, 61ème min)
SELECTIONNEUR :Aliou Cissé

Sudonline.sn

MILIEU DE TERRAIN

Et Cissé trouva le roi Alfred !


Alfred Ndiaye ! Personne ne s’attendait à ce qu’il soit convoqué en équipe nationale du Sénégal pour la phase finale de coupe du monde Russie 2018. Mais, le joueur de Wolverhampton FC (Angleterre) est en passe de devenir un titulaire indiscutable, capable même de renvoyer son capitaine sur le banc des remplaçants.

Comme ce fut le cas hier, face à la Pologne. Véritable montagne de glace, Alfred abat un travail de titan au niveau du milieu de terrain du Sénégal. Depuis quelques matches amicaux, Aliou Cissé semble lui accorder sa confiance qu’il a su rendre à merveille sur la pelouse.

Infatigable, il est sur tous les coups. Aussi bien pour la récupération qu’au niveau de la relance. D’ailleurs, le but contre son camp de Cionek (Csc, 38ème min) est parti de ses pieds. Une passe pour Sadio Mané qui remet à Mbaye Niang avant que la balle n’arrive dans les pieds d’Idrissa Gana Guèye. Mieux, qui ne se souvient encore de son offrande pour Ismaïlia Sarr face à la Croatie. Une passe chirurgicale digne d’un David Beckham.

L’abattage de celui qu’il est convenu d’appeler le roi Alfred, rappelle un certain Pape Bouba Diop avec la sélection de 2002. Dans une interview exclusive accordée à Sud Quotidien, chez son ami d’alors, Henry Camara, le colosse de Rufisque avait déclaré: «si jamais le coach (Feu Bruno Metsu, Ndlr) venait à m’accorder quelques minutes, je ne quitterai plus l’équipe.» Alfred Ndiaye serait-il sur la même trajectoire ?



REACTIONS… REACTIONS… REACTIONS…


AUGUSTIN SENGHOR, PRESIDENT FSF

«L’objectif n’est pas de gagner un match et s’en arrêter-là»

«Vu la configuration de ces matchs de ce premier tour, on ne peut qu’être heureux d’être la première équipe africaine à gagner en Russie. Au-delà du résultat, il faut retenir la bonne technique d’ensemble de l’équipe: une grande force collective. Le travail continue. Comme ils l’ont montré aujourd’hui, il faut garder cette sérénité, la tête sur les épaules, et envisager le match à venir sans développer un complexe de supériorité vis-à-vis de l’adversaire et sécuriser une qualification au deuxième tour. Le travail ne fait que commencer. L’objectif n’est pas de gagner un match et s’en arrêter-là. On peut compter sur ces joueurs pour aller loin.

En 2002, on avait joué le match d’ouverture. Même si la configuration n’est pas la même, on montre encore une fois notre capacité à entrer dans les compétitions. Cela prouve que le Sénégalais sait rehausser son niveau quand il est au niveau mondial. La différence, en 2002, c’est que le monde découvrait l’équipe lorsqu’elle jouait contre la France. Ici, c’est des joueurs qu’on connaissait et qu’on attendait à ce niveau-là. Ils ont eu une bonne tenue, une bonne maîtrise de la situation pendant tout le match. C’est rare de voir des équipes africaines venir et prendre le match en main, garder la mène jusqu’au bout.»


MATAR BA, MINISTRE DES SPORTS

«C’est une victoire pour le Sénégal mais aussi pour l’Afrique»

«Un immense plaisir ! Le Président de la République s’est déplacé pour l’équipe qui le lui a bien rendu, en gagnant ce match. C’est une victoire pour le Sénégal mais aussi pour l’Afrique. Nous avions la lourde tâche de relever un défi en jouant pour le continent africain. Nous avons réussi, il faut continuer la mobilisation».



SAER SECK, VICE PRESIDENT FSF

«L’équipe doit garder cette solidité pour le prochain match»

L’équipe a livré un bon match. Les joueurs ont maitrisé le match du début à la fin, avec beaucoup de discipline tactique. En réalité, les joueurs ont répété ce qu’ils ont fait à l’entrainement et le travail qu’ils ont abattu. Nous n’étions pas inquiets car nous savions de quoi l’équipe est capable de faire. Nous avons concédé peu d’occasions. Nous avons joué contre Levandowski qui n’a pas tiré une fois au but pendant 90 min. L’équipe doit garder cette solidité pour le prochain match. Nous sommes contents, mais pour le moment rien n’est encore fait. Nous devons aborder le prochain match avec sérénité et humilité. Je l’ai dit, chaque match sera une finale pour nous».

ALIOU CISSE, COACH DES LIONS

«On a mis en place le système qu’il fallait»

Coaching gagnant ! C’est ce que semble dire le sélectionneur sénégalais, Aliou Cissé, qui a vu son équipe s’imposer de la plus belle des manières devant la Pologne (2-1). «On a mis en place un système qu’il fallait», a-t-il confié en conférence de presse d’après match. Non sans appeler ses joueurs à garder la tête sur les épaules.


Coach, quel est votre sentiment après cette victoire sur la Pologne ?

«C’’était un match difficile. On l’a bien préparé. C’est une équipe qu’on connaissait. Une équipe très dangereuse. La Pologne fait partie des meilleures équipes européennes. Aujourd’hui, on a maîtrisé le match sur le plan tactique. On l’a aussi maîtrisé sur le plan émotionnel. C’est la victoire qui était importante. Cette victoire nous permet d’entrer dans la compétition. Il y a un deuxième match contre le Japon. Il faut bien récupérer pour mieux le préparer».

Vous étiez le capitaine de l’équipe du Sénégal lors du succès sur la France en 2002. Pouvez-vous comparer cette victoire à celle d’aujourd’hui (hier) ?

«Cela ne peut pas être la même chose. Ce n’est pas la même saveur. Tout le monde connait l’histoire du Sénégal et de la France. La France est le pays colonisateur du Sénégal. On était les fils d’immigrés en France. La France nous a beaucoup donné et a beaucoup donné à nos parents. Elle nous a formés. Se retrouver contre la France, en plus en ouverture de la coupe du monde, était exceptionnel. Là, ce n’était pas du tout la même chose. Mais, c’est une victoire aussi importante que celle face à la France».

C’est au moment où vous effectuez le changement d’Alfred Ndiaye qu’est intervenu le but polonais. Est-ce que cela n’a pas déstabilisé l’équipe sénégalaise ?

«Je pense qu’on allait garder notre victoire. On est allés la chercher très loin. Il y a eu des choses très positives. Le changement était prévu. On l’a fait. Alfred (Ndiaye) était un peu fatigué par rapport à tous les efforts qu’il a consentis dans les duels. Je pense que, dans l’ensemble du match, il n’y a rien de déstabilisant. L’adversaire en face était la Pologne, avec un grand attaquant. Je pense qu’aujourd’hui, le Sénégal mérite tout simplement sa victoire».

Avez-vous été surpris par la composition offensive de l’équipe polonaise et par le jeu développé par la Pologne ?

Il y avait aussi le Sénégal en face qui a empêché la Pologne de jouer. Il ne faut pas sous-estimer notre équipe. On connait très bien l’équipe polonaise. On sait qu’elle est capable de jouer avec deux systèmes. Par les matchs amicaux, ils ont essayé le 3-4-3. En seconde période, ils ont fini en 3-5-2. On savait exactement comment ils évoluent. Robert Lewandowski est un élément principal de cette équipe. On a su mettre en place le système qu’il fallait. On a su bien les jouer. C’était un match vraiment très serré. On a eu la chance d’ouvrir le score. Et, à partir de là, le rapport de force sur le plan confiance et mental a joué».

La victoire du Sénégal est aussi celle de l’Afrique…

«Le Sénégal représente aussi tout le continent africain. Nous représentons notre pays, mais je peux vous garantir que tout le continent africain est derrière cette équipe du Sénégal. On reçoit des coups de fil de partout. Ils croient à cette équipe et la poussent. Cette victoire est aussi celle de toute l’Afrique».

Vous avez bien débuté alors que les autres pays africains ont raté leurs entrées en matière…

«C’est un peu trop tôt pour juger. Aujourd’hui, gagner le premier match nous met sur le bon tempo. Dans une compétition, il est toujours bon de rentrer par une victoire. Et, comme je le dis, les 2ème et 3ème matchs sont importants. J’espère que l’Egypte, la Tunisie, le Maroc et le Nigéria se relèveront. Les deuxièmes matchs seront décisifs. Et ces équipes ont de la qualité».

En 2002 vous avez débuté par une victoire et bis repetita en 2018, alors que toutes les autres équipes africaines ont été battues…

«Nous, nous croyons au travail qu’on fait. Nous sommes ici depuis 2015. On a eu des hauts et des bas. Aujourd’hui, je suis fier de cette équipe. Elle s’est qualifiée à la Coupe du monde. On ne s’enflamme pas. On va y aller avec beaucoup d’humilité. On va aborder le match contre le Japon de la meilleure des manières. Aujourd’hui, il va falloir se reposer et récupérer parce que le prochain match aura bientôt lieu».

Qu’est-ce qui a été la clé de la victoire ?

«Je pense que le Sénégal a gagné par rapport à sa discipline. On avait une équipe sénégalaise avec un bloc compact et agressif. On a été bons dans tout ce qui est transition défensive et offensive. On a su les mettre en difficulté. Je pense qu’ils avaient le monopole du ballon et la possession devant nous. Mais à chaque fois qu’ils se trompaient, on était capables de leur mettre les coups qu’il fallait. La Pologne est une équipe très bonne techniquement. Il ne fallait pas être loin d’eux. C’est ce qu’on a très bien fait en première période».

Vous avez fait des choix dont celui de mettre votre capitaine, Kouyaté, sur le banc. Est-ce que c’était des choix dictés par l’adversaire.

«J’ai choisi 23 joueurs. Kouyaté est le capitaine. Mais, aujourd’hui, sur ce qu’on a mis en place, il ne devait pas démarrer. Cela ne veut pas dire qu’il ne va pas jouer car il est entré. C’est le collectif qui est important. Un seul joueur qui manque peut être difficile, mais nous allons continuer dans cette dynamique du collectif».



ECHOS…

MACKY DANS LES VESTIAIRES:Le président de la République du Sénégal, Macky Sall, était tellement heureux de la victoire des «Lions» hier, sur la Pologne, qu’il n’a pas pu s’empêcher de rejoindre les joueurs dans les vestiaires. Chose inédite pour l’actuel Chef de l’Etat du Sénégal qui tarde toujours à assister à la finale de la coupe du Sénégal qui porte son nom. Pour rappel, la dernière fois qu’un président du Sénégal a présidé une finale de la coupe du Sénégal s’était en… 1991.

PAS DE SUPERVISION: Premier couac dans l’organisation d’Aliou Cissé.Le Sénégal n’a pas pu superviser le match ayant opposé la Colombie au Japon. Ce, à cause d’un billet… retour pour l’un des superviseurs. Sérigne Saliou Dia n’a pas effectué son déplacement à Ekateringbourg parce que, selon des sources dignes de foi, «la Fifa n’a pas émis un billet retour pour le superviseur». En cas de déplacement, Sérigne Saliou Dia devrait rentrer par train, à défaut passer quelques nuits dans la ville. Vous nous direz pourquoi ? Hélas !

SPARTAK PERD SA PISTE : Le stade de Spartak qui avait pourtant abrité les championnats d’athlétisme de 2013, a perdu sa piste. Pour les besoins de la coupe du monde de football, les autorités russes l’ont remodelé à l’image des stades anglais pour approcher davantage le public des joueurs. Un combat avait été mené pour éviter la mort de la première discipline olympique.


CHASSE AUX STARS:Selon des jeunes filles russes, la chaîne de restaurants internationale Burger King a promis 3 millions de roubles (30 millions de F Cfa) à chaque fille russe qui tombera enceinte de la star du football mondial. Les filles font les pieds de grue devant les hôtels des équipes. La chasse aux stars est lancée. Au Sénégal, la star, c'est Sadio Mané. Aliou Cissé a du pain sur la planche. Eclats de rire !


KALIDOU KOULIBALY : «Un match difficile, la Pologne a une belle équipe, mais la solidarité de notre équipe a été déterminante dans cette victoire. Nous avons marqué à des moments clés et cela montre que le Sénégal est un grand et nous devons continuer sur cette lancée. Nous avons encore une marge de progression.Je n’ai pas joué beaucoup ensemble avec Salif Sané, mais nous avons montré de bonnes choses et on doit encore travailler. C’est important pour nous de démarrer par une victoire. On a pris un but que nous pouvions éviter. Nous avons regardé tous les matchs, les coups de pieds arrêtés sont importants, c’est dommage que nous en avons pris un».
«Au niveau du jeu, on a été bons. On leur a laissé le ballon pour partir de loin comme on sait le faire, c’est de bon augure pour le prochain match. Une victoire surtout africaine, toute l’équipe était derrière nous, cela s’est senti dans les tribunes avec les supporters sénégalais. Nous espérons porter haut et fort les couleurs du Sénégal et de l’Afrique le plus loin possible. Cela fait plaisir de recevoir le président (Macky Sall, Ndlr) dans les vestiaires. Il attendait une performance, on lui a montré. Il était content, mais cela ne s’arrête pas là. Le prochain match sera difficile, il ne faut pas se voiler la face, nous allons essayer de gagner contre le Japon. Nous irons à Ekaterinbourg pour faire un bon résultat».

«Moi, je ne crois pas que nous sommes déjà qualifiés. C’est le premier match pour toute l’équipe, nous avons essayé de jouer avec notre insouciance, avec les jeunes joueurs qui ont montré de bonnes choses. On dirait que c’est l’Atletico Madrid qui joue, mais on connait nos forces. C’est un bloc imperméable, nous avons des fusées pour aller marquer. On a pris un but, ce que nous n’avons pas voulu, mais nous sommes capables encore de mieux faire».


KHADIM NDIAYE, GARDIEN DES LIONS : «Une victoire importante, mais qu’il faut ranger dans les tiroirs. Il reste deux matchs importants surtout contre le Japon. Si nous la fêtons comme elle se doit, on peut passer à côté contre le Japon. Donc, il ne faut pas s’enflammer. C’est un rêve d’enfant devenu réalité. Je me rappelle qu’en 2002, je me levais à 6h pour aller regarder les matchs. Maintenant, jouer une telle compétition, je n’arrive même pas à l’exprimer. J’imagine qu’au pays, c’est la fête. Nous leur demandons de formuler des prières. Sur le plan mental, cette victoire me permet de redoubler d’efforts. Cela va me permettre d’être conscient qu’il reste beaucoup de choses que nous devons aller chercher. On ne calcule pas le Japon ni aucune équipe. Nous allons bien nous reposer et prendre match par match.Un plaisir immense. Voir le président avec nous dans les vestiaires, c’est magnifique. Nous allons tout donner, même s’il faut y laisser la vie, on le fera».

PAPE ALIOUNE NDIAYE, MILIEU DES LIONS :
«Nous avions à cœur de bien débuter cette compétition. Nous avons réussi à avoir trois points aujourd’hui. Donc, on remercie le tout puissant pour ce résultat. Maintenant, il faut continuer à travailler pour la suite de la compétition. Je suis content qu’on gagne ce match, même si je n’ai pas joué. Nous voulons avoir une autre victoire pour valider notre qualification pour le prochain tour. Le président nous a dit de continuer sur cette lancée et c’est ce que nous allions faire».

MBAYE NIANG, ATTAQUANT DES LIONS :«C’était important de bien commencer cette compétition. Nous avons réussi à faire un bon match. Maintenant, il nous reste encore deux matches que nous devons gagner. Nous allons nous reposer et récupérer des forces pour le prochain match. Si je suis homme du match, c’est parce que tout le groupe a bien travaillé. Le plus important, c’est que le Sénégal fasse quelque chose dans cette coupe du monde. Nous avons cru en nous et le résultat est là. Pour nous, ce n’est pas seulement les défenseurs qui doivent défendre, ça commence par nous. Je suis content d’avoir marqué mon premier but en équipe nationale dans cette compétition».

SADIO MANE, CAPITAINE DES LIONS :«Nous avons joué un match difficile, mais on s’était bien préparés. Nous avons joué en équipe et on s’est créé beaucoup d’occasions. Nous avons su gérer notre avance sur la Pologne jusqu’à la fin du match. Il ne faut pas qu’on se relâche car le travail ne fait que commencer. Nous avons joué sans complexe. Nous ne sommes jamais sous pression. Nous entrons sur le terrain et on se donne à fond car, c’est le mot d’ordre dans chaque match».

CHEIKH NDOYE, MILIEU DE TERRAIN :«Nous sommes contents de cette victoire méritée. Nous sommes en train de vivre notre rêve; donc nous devons nous donner à fond. Nous avons montré beaucoup de solidarité dans ce match. Ce n’était pas un match facile et nous avons réussi à montrer beaucoup plus d’engagement que l’adversaire. Nous n’allons rien lâcher car, rien n’est encore fait pour le moment. Nous allons bien préparer le Japon dès demain (aujourd’hui, Ndlr) pour bien le préparer».

YOUSSOUF SABALY, ARRIERE GAUCHE DES LIONS :«C’était important de gagner ce match pour faire une bonne entame de la compétition. Nous espérons que ça va continuer. Nous allons bien préparer notre deuxième match et essayer de nous qualifier dès la prochaine journée. Nous allons aborder ce match comme tous les autres matches et essayer d’avoir le meilleur résultat possible».

ROBERT LEVANDOWSKI, CAPITAINE POLOGNE :«On a essayé de jouer collectif. On est fautifs dans le premier but qu’on a encaissé. C’était difficile de jouer sereinement après. Et je ne saurais vous dire pourquoi. Peut-être que cela est dû au stress, les attentes. Sur le terrain, il manquait un peu de communication entre joueurs. On jouait spontanément, ce qui fait qu’il était difficile de marquer un but. Peut-être qu’on avait un peu peur de sortir, d’être plus proche des buts adverses».

GRZEGORZ KRYCHOWIAK, MILIEU DE TERRAIN POLOGNE :«C’était un match assez équilibré avec deux buts que nous pouvions éviter. Maintenant, il nous reste un deuxième match. Nous allons nous concentrer pour gagner et faire le meilleur match possible. Nous allons analyser ce match pour ne pas répéter les mêmes erreurs lors de notre prochain match. Le Sénégal a fait un match solide et costaud. Les joueurs sénégalais se sont battus du début à la fin de la partie et ils ont réussi à marquer deux buts».
Par Le Mercredi 20 Juin 2018 à 16:11 | Lu 86 fois


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