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Relance du chemin de Fer : L’exigence des travailleurs de Dbf aux 5 candidats

La relance du chemin de fer promise par les candidats Macky Sall et Idrissa Seck ne laisse pas indifférents les travailleurs du rail et employés de Dakar-Bamako-Ferroviaire (Dbf) à Thiès. Sollicité par Seneweb, Mambaye Tounkara, secrétaire général du Syndicat unique des travailleurs du Rail (Sutrail) affilié à la Cnts/fc, et président du Cadre unitaire des syndicats de Dakar Bamako ferroviaire (DBF) réagit à la sortie du candidat Macky Sall en meeting dimanche dernier à Thiès où il a promis la relance du chemin de fer dès avril prochain, si réélu.


«Que les salaires soient payés et pris en compte jusqu’à la reprise effective de l’entreprise»

Mambaye Tounkara dit «reconnaître que c’est la première fois que nous avons entendu le président de la République lui-même dire une date précise de la relance du chemin de fer. Mais nous voulons juste attirer son attention sur la situation actuelle : une entreprise qui est à l’arrêt depuis 6 à 7 mois, il y a question à réflexion, à faire vite, sinon la reprise risque de nous coûter très cher. Il doit veiller à ce que les salaires soient payés, et pris en compte jusqu’à la reprise effective de l’entreprise ».

Pour ce qui relève du choix de l’Etat de financer le Train Express régional (Ter), le syndicaliste estime que c’est une avancée, même si les priorités sont ailleurs. « Nous ne faisons pas une critique sur le Ter, nous sommes des acteurs ferroviaires, du point de vue des infrastructures et du matériel, c’est une avancée. Aujourd’hui, on ne peut pas parler d’un nouveau chemin de fer au moment où la société en activité (Dbf : ndlr) est à l’arrêt. Il y a paradoxe. Il fallait, dans l’urgence, mettre les paramètres de redynamisation du chemin de fer Dakar-Bamako et ensuite, créer un nouveau chemin de fer. Dakar-Bamako devait être en urgence par rapport à la situation actuelle du réseau ferroviaire sénégalais », insiste-t-il au bout du fil.

« Dakar-Bamako devait être en urgence »

Mais pour ce faire, « Il faut d’abord maîtriser le dossier, savoir que c’est un chemin de fer qui a été privatisé, qui est actuellement sous la gestion d’un comité inter-Etats, entre le Mali et le Sénégal. Ce n’est pas une décision du Sénégal qui peut d’un coup prendre la relance du réseau Dakar-Bamako ».

A cinq jours de la tenue de la présidentielle, les travailleurs du Rail, par la voix de Mambaye Tounkara, lancent un appel aux candidats et au président sortant: « l’urgence c’est la reprise des activités. Que cela se passe même avant le mois d’avril. L’arrêt est encore prolongé et nous sommes inquiets si ça continue. Si l’arrêt continue à se prolonger, on va vers l’arrêt du train et ses conséquences sont fâcheuses du point de vue du personnel, social et économique. Le port en souffre, les impôts, etc. ».

Quid des salaires que l’Etat s’est engagé à payer ? « Les salaires sont payés, mais ce que nous déplorons, ce sont les retards. On est aujourd’hui le 18, et les salaires ne sont payés que depuis hier, pour des pères de familles qui ont des engagements au niveau des banques, des établissements publics. Notre souhait, c’est qu’ils soient payés à temps ».

Propos recueillis par Momar Mbaye
Seneweb
Par Le Mercredi 20 Février 2019 à 11:02 | Lu 46 fois


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