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Revue de presse Afrique - A la Une :A la Une: l’Union africaine face à Ebola


Revue de presse Afrique - A la Une :A la Une: l’Union africaine face à Ebola
Première réunion de l’instance panafricaine hier à Addis Abeba à propos de l’épidémie de fièvre Ebola qui frappe l’Afrique de l’Ouest depuis maintenant plus de 8 mois. Et pour la presse ouest-africaine, ça n’est pas trop tôt… « Aphone et atone depuis le début de l’épidémie, la commission de l’Union africaine est enfin sortie de son profond sommeil, soupire le site d’informationFasozine. Non pas pour proposer une thérapie aux populations africaines qui ne savent plus à quel saint se vouer pour se sortir rapidement du pétrin, mais juste pour sonner la fin des fermetures de frontières unilatéralement décidées par certains pays voisins des zones touchées par la maladie. Un réveil somme toute tardif qui traduit l’impuissance de l’organisation continentale. En effet, estime encore Fasozine, la logique voudrait que ce soit les organes de l’UA qui soient les premiers à sonner l’alerte dès les premiers cas. Mais hélas, l’Union a laissé jouer l’appel à la communauté internationale. Ce qui donne l’impression que le continent n’a pas d’autre choix que de compter sur la charité et la magnanimité de la communauté internationale pour survivre à ses maux. »

« Que de vœux pieux ! », renchérit Guinée Conakry Infos. « Il aura fallu plus de huit mois pour que l’Union africaine fasse montre d’une réaction digne de ce nom face à l’épidémie d’Ebola qui décime les enfants du continent. Entre temps, le mal s’est attaqué à près de 4 000 Africains dont il a ôté la vie à plus de la moitié. Avant la réunion d’hier à Addis Abeba, l’Union européenne, les Etats-Unis, l’OMS, MSF, le CDC d’Atlanta et bien d’autres institutions mondiales avaient fait acte de solidarité à l’égard des victimes africaines d’Ebola. C’est bien après que l’UA qui aurait dû la première au front, arrive. »

Et tout ça pour quoi ? « A la fin du conclave de l’UA hier, on n’a énoncé aucune stratégie, s’insurge Guinée Conakry Infos. Les participants au sommet d’urgence de l’UA semblent même moins portés sur la lutte proprement dite contre l’épidémie que sur la limitation des conséquences économiques de cette dernière. »

Immobilisme ?

Le quotidien Le Pays au Burkina s’agace également de l’attitude de l’UA… « Il aura donc fallu que l’Afrique enregistre plus de 2 000 morts pour que l’UA se décide enfin. Quelle honte ! Même les Occidentaux qui ne sont pas directement frappés par la maladie n’ont pas attendu qu’il y ait autant de morts pour voler au secours de l’Afrique, avec leur sérum expérimental. Et qui plus est, les Etats-Unis ont annoncé l’envoi de moyens militaires dont des unités de mise en quarantaine pour aider le continent noir. Pendant que le monde entier se mobilise donc pour stopper la propagation du virus Ebola en Afrique, constate encore Le Pays, l’UA qui est censée être au premier rang de la bataille, était comme à son habitude, jusque-là inactive. En fait, on le sait. L’UA a rarement, pour ne pas dire jamais, été la première à prendre à bras le corps un problème africain. Le cas du Mali avec l’invasion jihadiste et de la Centrafrique avec la crise politico-religieuse qui déchire ce pays, pour ne citer que ces deux cas, en sont des exemples illustratifs. »

Et finalement, conclut Le Pays, « l’UA n’est prompte à agir que lorsque les intérêts des dirigeants africains sont menacés. Et c’est pourquoi sa réputation de syndicat de chefs d’Etat, n’est pas surfaite. »

Psychose

En attendant des mesures efficaces contre l’épidémie, la peur gagne encore du terrain dans la sous-région. Un constat établi par bon nombre de médias, à l’instar de L’Observateur Paalga. « Depuis l’apparition de la maladie en Afrique de l’Ouest avec ces conséquences dramatiques que nous connaissons, c’est une sorte de psychose qui s’est emparée des populations dans toute la sous-région. Chaque maladie ou chaque décès avec des symptômes proches de ceux de l’épidémie provoque la panique au sein de la population, avant même que les services compétents en la matière ne se prononcent. »

Exemple, poursuit le quotidien burkinabè, « jeudi dernier à Bobo-Dioulasso avec une mort brutale dans une mosquée que certains ont vite fait de lier au virus Ebola. […] Un fidèle d’Allah dont les derniers instants de vie ont été tout simplement effroyables avec des vomissements sanglants. » Et pourtant, il n’en était rien, poursuit le journal. Il s’agissait d’un décès consécutif à une tuberculose pulmonaire. Mais le mal était fait, si l’on peut dire : la vue des pompiers et de l’équipe médicale portant protections, masques et gants, a frappé les esprits et alimenté la rumeur…
RFi.fr
Par Le Mardi 9 Septembre 2014 à 18:53 | Lu 87 fois



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