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Revue de presse Afrique - A la Une : Ebola en RDC

Fini le suspense à Boende, dans la province de l’Equateur. C’est bien Ebola ! Le virus mortel a déjà fait 13 morts.


Revue de presse Afrique - A la Une : Ebola en RDC
« Ce 'tueur impitoyable', est à nos portes, soupire L’Observateur à Kinshasa. Le danger est présent en RDC : il est temps d’entamer une vaste campagne de sensibilisation auprès des populations de toutes les provinces. » D’ores et déjà, poursuit le quotidien congolais, « le gouvernement a annoncé, lundi, tout un train de mesures. Notamment la mise en quarantaine du secteur de Djera où sévit l’épidémie, la mise en place d’un centre de traitement, l’installation du comité international de coordination technique et scientifique et l’installation d’un laboratoire à Lokolia, épicentre de l’épidémie pour assurer le diagnostique biologique en temps réel. »

Toutefois, tempère L’Observateur, « ces mesures, à elles seules, sont loin de prévenir ou de contenir cette épidémie dont la vitesse de propagation est fort inquiétante. C’est pourquoi, nous estimons qu’il est temps d’associer à ces mesures, une campagne de sensibilisation à mener auprès de toutes les populations des provinces du pays. » Une campagne menée « par les médias et par des agents de sensibilisation, précise le journal, qui auront à diffuser des messages expliquant ce qu’est ce le virus Ebola, et appelant la population à observer certaines règles d’hygiène. »

Parmi les mesures urgentes : éviter de consommer de la viande de brousse. Car certains animaux sont porteurs du virus. Ainsi, rapporte le site de la radio Okapi, les autorités sanitaires de la région de Mongbwalu dans la Province Orientale ont appelé ce week-end la population à ne plus consommer de viande de chauve-souris. En effet, précise Radio Okapi, « le ciel et les arbres de cette cité minière sont envahis depuis une semaine par des milliers de chauves-souris que les habitants aiment manger à cause de leur goût et de leur faible coût. » Le médecin-chef de la ville a donc enjoint les habitants de ne plus consommer de viande de chauve-souris. Mais, constate encore Radio Okapi, « les habitants de la cité, en majorité des creuseurs artisanaux d’or, ne veulent pas l’entendre de cette oreille. Pour eux, la chauve-souris de grande taille est 'une providence divine' dans cette ville de Mongbwalu, où le kilo de viande fraîche coûte 5.000 francs et n’est pas à la portée de toutes les bourses. »

Rassurant ?

Difficile donc de changer les habitudes des populations. En tout cas, pour ce qui est d’une possible propagation de l’épidémie, les autorités congolaises se sont montrées rassurantes… C’est ce que rapporte notamment Le Potentiel à Kinshasa. « Le ministre de la Santé publique, Félix Kabange Numbi, s’est voulu plutôt optimiste, estimant que tout a été mis en place pour contenir cette épidémie qui a ressurgi à plus de 1.000 km de Kinshasa, au cœur de la forêt équatoriale. Selon lui, les cas de fièvre restent faibles, en raison des barrières géographiques naturelles. La région touchée étant très enclavée. »

Le ministre a par ailleurs précisé que cette épidémie de fièvre Ebola n’avait aucun lien avec celle qui sévit en Afrique de l’Ouest. La souche du virus étant différente.
En tout cas, il convient de rester très prudent. Pour ce qui est justement de l’épidémie en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone, « il faudra 6 à 9 mois pour stopper sa progression », rappelait il y a quelques jours un haut responsable de l’Organisation mondiale de la santé, cité notamment par le site de Jeune Afrique.

Et pour le site d’information Fasozine, l’apparition d’un nouveau foyer infectieux en RDC « fait naturellement monter la fièvre de l’angoisse que toute l’Afrique éprouve depuis plusieurs semaines maintenant.(…) La Guinée-Conakry, le Libéria, la Sierra-Léone (en Afrique de l’Ouest) et la RDC sont notoirement connus comme des pays convalescents qui n’ont ni les infrastructures médicales suffisantes, ni les moyens financiers pour contrer à eux seuls l’épidémie. Ils sont obligés de se tourner vers l’aide extérieure qui ne suit malheureusement pas encore le rythme d’expansion de la maladie à l’intérieur des pays et du continent. »

Désormais, poursuit Fasozine, « la Guinée, le Libéria et la Sierra-Léone sont pratiquement mis en quarantaine et officiellement isolés de leurs voisins ivoirien et sénégalais qui ne sont pas allés par quatre chemins pour boucler leurs côtes terrestres, maritimes et aériennes. Ils pensent ainsi se protéger de la terrifiante fièvre hémorragique. Mais quand on sait que les frontières de ces pays sont aussi poreuses que des filets de pêches, on se demande, soupire Fasozine, si c’est cela la meilleure solution. »
RFI.fr
Par Le Mardi 26 Août 2014 à 17:28 | Lu 93 fois



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