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Revue de presse Afrique - A la Une: condamnation unanime

Par Frédéric Couteau - La presse du continent est sous le choc… « Conférence de rédaction tragique à Charlie Hebdo : 12 morts » : c’est le titre de l’éditorial du quotidien L’Observateur Paalga à Ouagadougou. Référence au mémorable titre « Bal tragique à Colombey : un mort » du magazine Hara-kiri, ancêtre de Charlie Hebdo, suite au décès du général Charles de Gaulle, en 1970.


Revue de presse Afrique - A la Une: condamnation unanime

« Utiliser la technique de l’œuvre détournée pour titrer notre édito est quelque part une manière pour nous de rendre un hommage mérité à Charlie Hebdo et de dire que nous sommes tous Charlie, affirme L’Observateur Paalga. […] Ce n’est pas au bazooka qu’on va assassiner la liberté de la presse. Que le sens de la dérision et de l’humour ne fasse pas rire tout le monde, surtout quand il touche à la religion, tout le monde en convient. Mais rien, absolument rien ne saurait justifier cette boucherie frissonnante. »

« Cette attaque est une atteinte grave à la liberté d’expression, relève le quotidienLe Pays, toujours au Burkina, dans un pays comme la France, attaché au respect de certaines grandes valeurs démocratiques, comme la liberté d’expression. C’est pourquoi il faudra tout faire pour retrouver les auteurs et les châtier à la hauteur de leur crime, car, rien au monde, ne saurait justifier cet acte d’une “exceptionnelle barbarie”, pour emprunter l’expression du président Hollande. Sans doute que même le prophète Mahomet que ces fous disent vouloir venger, serait mal en point, estime encore Le Pays, de voir que son nom est utilisé à des fins macabres. Il ne lui reste plus qu’à faire tomber sa foudre sur ces illuminés d’un autre âge qui, à travers la planète, n’ont de cesse de traîner son nom dans la boue. »

Indignation

L’Indicateur du Renouveau à Bamako clame son indignation : « cet attentat vient nous rappeler que petits comme grands du monde, personne n’est à l’abri et qu’il faut une solidarité non feinte pour mettre fin aux folies meurtrières de quelques individus qui jettent l’opprobre sur une religion prônant la paix et l’entente entre les hommes. Notre indignation est d’autant plus grande que des leaders musulmans maliens apportent plus ou moins publiquement leur soutien aux idéologies fanatiques dont ils avaient souhaité et attendu l’arrivée à Bamako en 2012. En tout cas, aujourd’hui, conclut L’Indicateur du Renouveau, nous sommes tous des Charlie. »

« Le carnage d’hier à Charlie Hebdo doit être fermement condamné », renchérit Le Soleil à Dakar. Cependant, affirme le quotidien sénégalais, « il faut rappeler que dans la liberté d’expression, le propos doit éviter de blesser la foi de l’autre, car c’est le domaine par excellence des passions et parfois de l’irrationnel. Et des extrémistes s’engouffrent dans la brèche et s’affichent comme porte-étendards de l’Islam et preux chevaliers de la religion révélée par le prophète Mahomet. Mais, il faut qu’on sache que c’est une minorité de musulmans qui est habitée par l’extrémisme. C’est pourquoi le carnage d’hier à Charlie Hebdo, encore une fois, doit être fermement condamné. »

Deux fois plus de vitriol !

La parole du prophète a été dévoyée, s’indigne cet imam, Hassan Seck, cité par le quotidien Enquête, toujours au Sénégal. « Ces jihadistes ne se sont pas conformés aux recommandations de l’Islam, affirme-t-il, car le Prophète a toujours brandi l’épée du pardon, de la miséricorde, de la compassion pour conquérir le monde. […] C’est l’épée de la sagesse et de la bonne exhortation qu’il faut toujours lever pour dénoncer la perfidie et la fausseté des ennemis de l’islam. […] Une situation pareille sème la confusion et l’anarchie. Elle donne raison aux détracteurs de l’islam qui lui collent une image qui n’est pas la sienne. Cet attentat meurtrier est à condamner, ce n’est pas l’islam. »

Enfin, le site d’information Fasozine a recueilli la réaction du dessinateur de presse franco-burkinabé, Damien Glez : « cette attaque a évidemment été un choc sans nom, dit-il. Tous les dessinateurs sont atterrés. On ne sait même plus quel sens peuvent avoir les discours sur la liberté d’expression, face à de tels islamistes… La raison ne semble plus avoir le droit de cité ! Si l’on veut être fidèle à l’esprit particulièrement corrosif de Charlie Hedbo, conclut Damien Glez, il faut qu’on mette deux fois plus de vitriol sur nos plumes !!! Les victimes n’auraient aimé ni la frilosité ni la sensiblerie… »

RFI.fr
Par Le Jeudi 8 Janvier 2015 à 10:43 | Lu 59 fois



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