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Senegaal bi ñu bëgg sur le PUDC : Le PNUD c'est pas l’avenir !

La plateforme Avenir Senegaal bi ñu bëgg estime que le choix du Pnud pour la mise en oeuvre du Pudc est une «insulte» aux compétences des ressources humaines de l’Administration sénégalaise. Me Mame Adama Guèye et Cie révèle d’ailleurs que l’organisme des Nations unies engrangera entre 3 et 7% en guise de coût de prestation.


Plutôt que de contribuer à favoriser l’accès des populations rurales aux services de base, la mise en oeuvre du Pudc apparaît comme un moyen de renflouer les caisses du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud). Selon les membres de la plateforme politique Avenir Senegaal bi ñu bëgg, la question mérite d’être posée puisque le Pnud n’a pas jugé utile de co-financer le Pudc. «Si le Pnud ne voyait pas là une occasion de ‘’renflouer ses caisses’’,
dans un contexte de raréfaction des ressources concédées par ses bailleurs de fonds bilatéraux traditionnels, il est fort probable qu’il aurait fait jouer un ‘’effet de levier’’, en apportant son cofinancement à un tel programme, à travers une contrepartie financière et ne se serait pas investi dans un rôle d’agent de mise en oeuvre des activités, faisant ainsi ce que l’on appelle de la pure ‘’coopération de substitution’’», indique-t-on dans un communiqué. Selon Me Mame Adama Guèye et ses camarades, ce choix «constitue une insulte aux capacités de pilotage et de suiviévaluation des projets/programmes par l’Administration, voire aux compétences de ses ressources humaines».

Le coût de la prestation du Pnud
La plateforme qui dénonce le choix du Président Macky Sall révèle que le Pnud, en sa qualité d’agence d’exécution, engrangera à coup sûr entre 3 et 7% des ressources en guise de «recouvrement de coûts», ou coût de prestation. Cette première phase du Pudc étant chiffrée à 113 milliards, Avenir Senegaal bi nu bëgg estime donc que le Pnud va se retrouver avec un montant compris entre 3,39 et 7,91 milliards de F Cfa. «Une somme qui aurait pu être consacrée, à l’évidence, à d’autres activités structurantes, productives ou à vocation sociale», regrette- t-on. La plateforme démonte également les arguments brandis
par les autorités. «Le choix de contourner les procédures administratives nationales et les règles de passation des marchés publics ne garantit pas forcément la diligence de l’exécution des actions du programme, dans la mesure où les agences onusiennes ont aussi leurs propres procédures de passation, le ‘’procurement’’, qui ne sont pas exemptes de formalités tatillonnes et qui se caractérisent, elles aussi, par une certaine lenteur », souligne le communiqué.

La plateforme Avenir plaide ainsi en faveur de «mesures fortes de correction de la forte captation des ressources budgétaires de l’Etat par les salaires très élevés versés à certains agents publics, aux directeurs des agences nationales d’exécution, ainsi qu’aux bénéficiaires de contrats spéciaux, par les dépenses somptuaires et de prestige, par la gabegie sous toutes ses formes et par la corruption.

mamewoury@lequotidien.sn
Le Quotidien
Par Le Mercredi 15 Juillet 2015 à 13:21 | Lu 59 fois



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