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Sidiki Kaba liste les mesures prises pour l’amélioration des conditions de détention

Le ministre de la Justice, Sidiki Kaba, a révélé mardi que des mesures concrètes ont été prises, pour améliorer les conditions de détention dans les lieux de privation de liberté avec une politique de désengorgement et de construction de nouvelles infrastructures.


Sidiki Kaba liste les mesures prises pour l’amélioration des conditions de détention
‘’Des mesures sont prises pour que la détention préventive ne puisse plus perdurer dans le temps dans la mesure où toutes les personnes détenues et non jugées dans un délai de trois ans, vont voir le mandat de dépôt qui leur a été discerné déclaré caduque’’, a-t-il dit en marge de l’atelier de partage et de vulgarisation des recommandations du sous-comité pour la prévention des tortures des Nations-Unies.

En ce qui concerne les flagrants délits, une mesure similaire a aussi été prise, a ajouté Sidiki Kaba.

‘’Dans un autre côté également, des mesures sont prises en ce qui concerne les infrastructures et, dès cette années, nous allons essayer d’améliorer les lieux de privation de liberté et procéder à la construction d’autres lieux de détention’’, a-t-il assuré.

Il a également évoqué des mesures de désengorgement des tribunaux sur la base de la loi qui a permis de faire bénéficier la liberté conditionnelle à près de 800 détenus.

‘’Cela va continuer systématiquement, parce que c’est une politique du ministère de la Justice, et chaque fois qu’on se trouvera devant une telle situation, on veillera à ce que tous les détenus qui ont purgé la moitié de leurs peines et qui ont montré des gages sérieux de réadaptation sociale bénéficient de cette mesure’’, a-t-il ajouté.

‘’Il faut rappeler qu’il y a deux volets, celui de la privation de la liberté parce qu’on est en conflit avec la loi, mais il y a également le volet de la réhabilitation et de la réadaptation sociale’’, a dit Sidiki Kaba.

Sur le cas des tortures, il a indiqué qu’il y a la prévention avec la série de visites de l’Observatoire dans les lieux de prévention pour avoir une alerte précoce. D’un autre côté aussi, il a souligné qu’il y a les poursuites contre toute personne auteur de cas de tortures.

‘’Ces actes ne resteront pas impunis, parce qu’ils portent atteinte à la dignité humaine, et la constitution sénégalaise pose le principe de l’inviolabilité de la personne humaine qui est sacrée’’, a relevé le ministre de la Justice.

Prenant part à l’atelier, l’Observateur national des lieux de privation de liberté (ONLP), Boubou Diouf Tall a précisé qu'au Sénégal, le mécanisme de prévention de la torture fonctionne depuis 2012 en toute indépendance avec l’adhésion des autorités responsables des lieux de privation à la réalisation des activités de visites des centres et de formation des agents d’exécution des lois

Toutefois, il a rappelé qu'il était toujours rattaché organiquement au ministère de la Justice en dépit des multiples démarches entreprises et que les ressources budgétaires qui lui sont affectées ne lui permettent pas d’accomplir efficacement sa mission.

L’atelier, organisé par le Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest des droits de l’homme des Nations unies, est une rencontre de partage des recommandations du sous-comité pour la prévention des tortures formulées à l’endroit de l’ONLPL à la suite de sa mission confidentielle effectuée au Sénégal, du 11 au 15 septembre 2012.

Cette mission avait pour objectif d’accompagner l’Observateur national dans ses premiers pas en tant que mécanisme national de prévention de la torture à la suite de la ratification par le Sénégal, le 18 octobre 2006, du protocole facultatif à la Convention contre la torture.

ADL/ASG
APS
Par Le Mercredi 18 Juin 2014 à 19:28 | Lu 55 fois



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