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Spectre du second tour à la présidentielle: Macky seul contre tous

La psychose du second tour au Sénégal, à l’image de la présidentielle en cours au Mali, hante le sommeil du régime en place. Même si les tenants du pouvoir se targuent de remporter la présidentielle prochaine dès le premier tour, grâce aux bilan et réalisations du président sortant, il n’en demeure pas moins que les résultats de la dernière élection législative ne permettent pas d’être aussi confiant. A l’image de la région de Dakar, le régime de Macky Sall doit faire face à certaines poches de résistances, où il court de sérieux risques d’allers en ballotage avec certains leaders de l’opposition. Toutefois, force est de constater que le leadership de la mouvance présidentielle, Bennoo Bokk Yaakaar (Bby), reste sans conteste dans certaines contrées du pays. Sud quotidien jauge certaines localités du pays, à quelques 6 mois de la présidentielle de 2019.



A DAKAR : Une présidentielle à fort risque pour Macky Sall

Les résultats de La dernière élection législative, avec le ballotage entre les coalitions Bennoo Bokk Yaakaar (Bby), Mankoo Taxawu Senegaal, ou encore de Wattu Senegaal, montrent sans équivoque que Dakar sera l’un des greniers électoraux fortement disputés à la présidentielle de 2019. Toutefois, la possible absence des leaders de ces coalitions qui avaient talonnées la mouvance présidentielle pourrait jouer en faveur du candidat du régime sortant.

La guerre de Troy aura bel et bien lieu dans la capitale Sénégalaise, Dakar. Cette vérité, le président de la République, Macky Sall, candidat à sa propre succession en 2019, l’aurait prise très au sérieux, si l’on en croit certaines indiscrétions. D’ailleurs, selon le quotidien l’Observateur, le président de la République qui rencontrait, la semaine dernière, les Cadres de son parti de la région de Matam, aurait laissé entendre qu’il ne se faisait pas de soucis pour son élection dans la localité. Ses inquiétudes porteraient alors sur l’électorat de la capitale dont il estimerait devoir «renforcer». Des soucis qui s’expliqueraient par la tendance «rebelle» des capitales, liée très certainement au flux d’informations relativement fort dans ces parties du pays. A Dakar, il ne se passe pas un seul jour sans que l’opposition sénégalaise fasse des sorties dans la presse pour décrier la gestion du régime de Macky Sall. A cela s’ajoute certains manquements, dont notamment la pénurie d’eau dans Dakar et sa banlieue.

Ce risque de ballotage dans la capitale peut se justifier par les résultats étriqués notés lors de l’élection législative de 2017. En effet, la mouvance présidentielle, Bennoo Bokk Yaakaar (Bby), sortie vainqueur dans la région, avec au total de 294.180 voix, avait été talonné par la coalition Mankoo Taxawu Senegaal (Mts) dirigée par le maire de la ville de Dakar, Khalifa Sall, qui avait remporté 186.321 des voix. Ainsi, la coalition du président Macky Sall, forte de tous ses moyens, n’avait pu dépasser celle de l’édile de Dakar, pourtant en prison, que de 107.859 voix. Pis, dans le département de Dakar, Bby, fort de ses 114.165 voix n’a dépassé que de 2.811 voix Mts qui avait bénéficié de 111.354 des suffrages. A cela s’ajoute le fait que le cumul des scores réalisés par les deux plus grandes coalitions de l’opposition, notamment le Mts de Khalifa Sall et la coalition gagnante Wattu Senegaal du président Abdoulaye Wade (Cg/Ws) dépasse de loin le résultat de Bby. La somme des deux résultats fait 345.909, soit un écart de 51.729 voix en faveur de l’opposition.

Donc, sur la base des résultats de l’élection législative dernière, le président Macky Sall sera inéluctablement forcé au ballotage dans la région de Dakar, si la tendance à l’effritement des voix continue. Toutefois, certains paramètres peuvent entrer en jeu, en faveur du candidat de Bby. Les leaders des coalitions qui avaient «tourmenté» le régime en place lors des législatives dernières doivent d’abord régler le problème de leur éligibilité. Que ce soit pour le candidat du Pds, Karim Wade, ou pour Khalifa Sall de Mts, leur condamnation à des peines de pas moins de 5 ans de prison ferme ne cesse de susciter des polémiques sur la déchéance ou non de leur droit civique.

SAINT-LOUIS : Les chances de Macky Sall restent intactes

Le président Macky Sall, candidat à sa propre succession en 2019, peut compter sur le soutien de la panoplie de Directeurs généraux natifs de la région de Saint-Louis, ainsi que du «possible» soutien du leader du Pds, Ahmed Fall Baraya, pour remporter haut la main la région. Toutefois, force est de noter que «l’Affaire Cheikh Bamba Dièye», tout comme les nombreux mouvements de soutiens à Khalifa Sall, Karim Wade ou au parti d’Idrissa Seck sont à l’affut.

Les partis de l’Opposition à Saint-Louis ne devraient pas minimiser les chances pour le président Macky Sall de bénéficier d’un second mandat à la présidentielle de 2019. Car ce serait une grande erreur pour ces leaders de penser pouvoir arriver à barrer la route au chef de l’Alliance pour la République (Apr). Un parti qui est membre d’une grande coalition à savoir le Bennoo Bokk Yaakaar (Bby) qui avait largement dépassé les autres coalitions et partis lors des dernières élections législatives au niveau de la région de Saint-Louis. Bennoo Bokk Yaakaar l’avait ainsi remporté avec une majorité écrasante dans tous les trois départements que sont Saint-Louis, Dagana et Podor, avec des taux de participation qui dépassaient les 60%.

Il s’y ajoute aussi l’apport du grand nombre d’autorités et membres du gouvernement qui sont des natifs de cette région saint-louisienne. On peut en citer le ministre et maire de la commune de Saint-Louis, Mansour Faye; le ministre et maire de la commune de Gandon, Khoudia Mbaye; le ministre Abdoulaye Daouda Diallo (Podor); le ministre Mansour Elimane Kane (Podor); le Dg de l’Office national des Lacs et Cours d’eaux (Olac), Alioune Badara Diop; le Dg de la Sones, Charles Fall; le Dg de Dakar Dem Dikk, Me Moussa Diop; le Dg de la Caisse de Sécurité Sociale, Assane Soumaré, pour ne citer que ceux-là.
En plus de toutes ces nominations favorables au camp du régime en place, il se pose aussi le flou né du cas Ahmet Fall Baraya du Parti démocratique sénégalais (Pds) qui risque, à tout moment, de basculer vers la mouvance de Macky Sall. En outre, le président sortant a également gagné des points dans la résolution de la question des licences de pêche et l’aide apportée aux pêcheurs refoulés dernièrement de la Mauritanie. Ce qui pourrait accroître, de manière considérable, les chances de Macky Sall d’émerger lors de cette présidentielle de 2019.
Toutefois, tout n’est pas rose pour la mouvance présidentielle dans cette région où l’opposition est bien appuyée par les “Karimistes“, les “Khalifistes“, ou encore les “Rewmistes“. Également, il existe quelques handicaps des saint-louisiens qui, pour la plupart, s’insurgent contre la manière dont fonctionne la justice dans ce pays. Il s’y ajoute aussi le cas Cheikh Bamba Dieye du Fsd/Bj qui a bénéficié dernièrement d’un élan de solidarité suite à sa récente sortie médiatique sur cette question de la justice. Présentement, c’est le département de Podor qui abrite quelques soupçons de candidatures, à l’image de celle de Racine Sy de Podor avec son mouvement citoyen «And liggey Senegaal ak Racine».

KOLDA :Impossible de faire des pronostics

Bien malin est celui qui peut faire un pronostic sur l’élection présidentielle au Fouladou. Ici, le combat sera compliqué et chaque camp a sa chance. Si on en juge présentement par les différentes activités sur le terrain, le camp présidentiel, divisé en plusieurs morceaux, est en avance. Mais une frange de l’opposition travaille sérieusement aussi, sans bruit.

Le candidat Macky Sall peut compter sur une équipe qui a remportée, sous la Direction du ministre-maire Abdoulaye Bibi Baldé, du Pr Moussa Baldé, coordonnateur des enseignants du supérieurs de l’Apr, non moins président du Conseil départemental de Kolda, ainsi que du directeur de l’Onfp, Sanoussi Diakité, Mame Mboye Diao avec qui il a gagné toutes les élections au Fouladou depuis son arrivée au pouvoir. Aujourd’hui, cette équipe qui n’est d’accord que sur son désaccord est renforcée par des transhumants de tous bords. Ceux qui ne peuvent visiblement supporter les rigueurs de l’opposition. A côté, ces cadres de l’Apr ont participé largement au renouvellement de la classe politique locale et occupent chacun, à sa manière, le terrain.

Le président Macky Sall a réussi aussi à construire des infrastructures comme l’Espace numérique ouvert (Eno) de Kolda (de l’université virtuelle), l’université de Kolda en finition et certains axes routiers de la commune avec le projet Promo-villes. Les efforts dans le secteur agricole, avec la Sodagri, qui est entrain de réussir le pari de ramener tous les agriculteurs autour de la production rizicole, ne passent pas inaperçu. Le bilan du président sortant dans le secteur de la santé et du renforcement de la sécurité est aussi acceptable. A côté du team Apr, les autres responsables de Bby, comme notamment les alliés du Ps sont aussi visibles sur le terrain.

N’empêche, a 6 mois de la présidentielle, l’opposition tisse une toile solide pour en finir avec Macky Sall. Notamment le Pds qui est de plus en plus offensif. Les départs de certains ténors comme Fabouly Gaye vers l’Apr ont fini de revigorer les libéraux, sous la conduite de Ndiogou Dème. Les rencontres se multiplient et les critiques se font de plus en plus acerbes contre un pouvoir incapable de stopper la déforestation du Fouladou. Les agressions extérieures sur la forêt, la mauvaise politique agricole avec la non commercialisation arachidière, ou encore «le secteur le plus sinistré reste celui de l’élevage», selon Omar Baldé. La ministre de l’Elevage est taxée d’incapables.

Aussi, le Pds travaille, aujourd’hui, à regrouper tous les mécontents pour un retour au pouvoir. Le bilan, selon un des responsables, se résume simplement à «l’instrumentalisation de la justice pour bloquer des candidats». Les offres d’emploi sont pratiquement oubliées pour les jeunes ruraux obligés de se ruer sur les routes périlleuses de l’exil (l’immigration clandestine). En atteste, le Fouladou a le plus grand contingent de jeunes en Libye ainsi que de victimes de la méditerranée. «L’Etat ne fait rien sur le plan diplomatique pour faire libérer les jeunes entre les mains de la mafia en Lybie», fustige Fily, un des responsables de l’opposition qui dit ne pas craindre la machine de la mouvance présidentielle car «l’électorat est aujourd’hui plus mature».
Ici, le Pse est considéré par les opposants comme le «Plan Sénégal énervant». D’autres responsables de l’opposition travaillent sur le terrain, à l’image des militants de Rewmi, mais aussi ceux d’Ousmane Sonko. Le nouveau candidat déclaré Hadjibou Soumaré a aussi des sympathisants qui s’organisent.

MBOUR : La Petite Côte, un «fief» de Bby

De l’hégémonie socialiste à l’emprise de Bennoo Bokk Yaakaar dans le département de Mbour, les variables politiques semblent connaître des mutations profondes, mobile d’une nouvelle cartographie politique dans la Petite côte par rapport aux enjeux des futures consultations électorales, la présidentielle de 2019. Une projection sur la présidentielle prochaine, sur la base de la dernière législative permet de rappeler un ras de marée qui a ravagé les espoirs de supplanter Bby dans le département de Mbour lors l’élection des députés en 2017.

Selon les résultats fournis par la Commission départementale de recensement des votes, à l’issue des législatives du 30 juillet 2017, il y avait au total 290.645 inscrits pour 138.230 votants, dont 1.123 bulletins nuls. La coalition Bennoo Bokk Yaakaar domine largement le scrutin avec 74.362 voix (54,23%); suivi de la Coalition gagnante Wattu Senegaal avec 14.269 voix (10,40%). La troisième place est occupée par Mankoo Taxawu Senegaal crédité de 12.872 voix (9,38%). La quatrième place est revenue au Mouvement pour la renaissance républicaine 8.754 voix (6,38%). Le Parti de l’unité et du rassemblement (Pur) se présente comme la cinquième force politique dans le département de Mbour avec 8394 voix (6,12%). La coalition Ndawu Askaan wi - Pasteef arrive à la sixième place avec 1965 voix (1,43%) suivie de la coalition Manko Yessal Sénégal avec 1538 voix (1,12%).

Si les mêmes tendances se maintiennent, les espoirs de l’opposition de voir Macky Sall et le Bby perdre le département de Mbour restent faibles. De nombreux programmes en cours d’exécution sont de nature à rendre difficile la tâche de l’opposition pour convaincre les mbourois à tourner le dos au régime actuel. Les programmes politiques des opposants vont très certainement se heurter à des considérations socio-économiques et politiques ayant longtemps conduit la Petite côte à se fidéliser au pouvoir en place.

MATAM : La coalition présidentielle entend conforter son leadership

Devant les différentes candidatures déclarées des différents prétendants à la magistrature suprême, la coalition présidentielle Bby affiche une forte sérénité de pouvoir gagner la mise, à Matam.

C’est en tout cas l’expression formulée par les sommités politiques de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar et les leaders des mouvements de soutien qui bataillent forts pour offrir un second mandat au fils du terroir, le président Macky Sall. «Le Fouta s’est fait le devoir de soutenir le président Macky Sall, cette volonté est fortement partagée par les populations qui nourrissent la détermination de le reconduire pour un parachèvement des louables actions qu’il a engagées», explique le député maire Farba Ngom. Sous ce registre, poursuit-il, «l’intention est de le faire réélire dès le premier tour, car il a pu réussir le pari de l’amélioration du mieux-être des populations. Il est évident que les nombreuses réalisations faites dans le cadre des nombreux projets et programmes peuvent attester, à suffisance, de la légitimité de voter pour lui».

QUID DE LA CANDIDATURE DE L’OPPOSITION ?

La coalition présidentielle qui entend dépasser le score des suffrages reçus durant les élections législatives de 2017, n’affiche aucune inquiétude face à la candidature des forces de l’opposition. Mieux, pour le coordonnateur de l’Alliance pour la République, il s’agira de faire plus que durant les élections législatives passées. A cet effet, les partisans du président sortant entendent bien dépasser les 64.755 voix qu’ils avaient obtenues dans le département de Matam, sur les 82.310 suffrages valablement exprimés. Le camp présidentiel était suivi par la Coalition Gagnante Wattu Senegaal qui avait engrangé seulement 5503 voix, puis Oser l’Avenir d’Aïssata Tall Sall avec 4262 voix et Mankoo Taxawu Senegaal avec ses 1077 voix.

Le même pari prévaut dans le département de Kanel où on s’obstine bien à faire plus que les 44.334 voix sur les 52.675 valablement exprimés lors des législatives. Dans le département de Ranérou, on affiche le même sentiment de porter le président Sall au devant des suffrages. Dans cette circonscription, la coalition Bennoo Bokk Yaakaar qui avait engrangé 7973 voix, peut aujourd’hui compter sur l’ex-animateur, Amadou Dawa Diallo de l’Union citoyenne Bunt Bi qui l’avait talonnée de près avec 6469 voix.

ZIGUINCHOR : La candidature de Baldé compromet les chances de Macky

Alors que la mouvance présidentielle comptait sur son éventuel ralliement au camp de Macky Sall, comme une tempête de neige qui s’est abattue sur l’Alliance pour la République (APR) à Ziguinchor, la candidature annoncée du député-maire de la ville, Abdoulaye Baldé, semble geler tous les espoirs d’une victoire probante du président Macky Sall dans cette région sud.

La candidature annoncée du député-maire de Ziguinchor, Abdoulaye Baldé, semble geler tous les espoirs d’une victoire probante du président Macky Sall dans la région sud. Certains responsables de la mouvance présidentielle qui espéraient un éventuel soutien du leader de l’UCS (Union des centristes du Sénégal) à leur mentor semblent ameutés par cette candidature d’Abdoulaye Baldé, qui perturbe ainsi tous les plans des partisans de Macky Sall à Ziguinchor.

D’abord parce que l’emprise de l’ancien ministre sous le régime de l’ancien président Abdoulaye Wade et actuel député-maire de Ziguinchor, sur l’électorat de la région sud reste toujours aussi patente, malgré des revers essuyés aux dernières élections. La coalition Bennoo Bokk Yaakaar (BBY) n’arrive toujours pas à battre à plate couture le maire de Ziguinchor. Illustration parfaite lors des dernières législatives lorsque la coalition de Baldé a perdu par un score très étriqué.

Et le cumul de son score et celui de la coalition autour du PDS (Parti démocratique sénégalais) dépassait très largement les voix engrangées par Bennoo Bokk Yaakaar qui n’atteint guère les 40% de l’électorat à Ziguinchor. Toutes choses qui donnent des frissons aux partisans de Macky Sall à Ziguinchor dans la perspective de la présidentielle 2019 qui s’annonce épique entre la coalition Bennoo Bokk Yaakaar et les partisans du maire de Ziguinchor.

Le poids du maire de Ziguinchor est toujours bien réel dans la partie sud du pays. Aujourd’hui, l’une des craintes soulevées par certains responsables «apéristes» locaux réside dans l’émiettement des voix que pourrait engendrer une telle candidature. Avec cette candidature annoncée, Abdoulaye Baldé délivre ainsi ses partisans à Ziguinchor.

La candidature d’Abdoulaye Baldé est une sérieuse menace pour les partisans de Macky Sall à Ziguinchor qui feront également face aux partisans du leader du parti PASTEF/Les Patriotes d’Ousmane Sonko, un autre natif de la région qui étend bien les tentacules de sa formation politique dans la région ainsi que d’autres leaders de l’opposition qui comptent également jouer leur partition à Ziguinchor pendant cette présidentielle.

Ensuite, l’autre source de frémissement pour BBY à Ziguinchor, ce sont les dissensions entre responsables de l’APR qui ne sont toujours pas surmontées. Le dernier feuilleton de ces querelles intestines qui minent la formation de Macky Sall à Ziguinchor remonte à la semaine dernière. Les lieutenants de Benoit Sambou et ceux du recteur de l’Université Assane Seck, Kourfia Diawara, tous deux responsables politiques APR de Ziguinchor, se crêpaient les chignons par presse interposée, ressuscitant ainsi les démons de la division dans leur parti.
Une concaténation de faits qui justifient bien la crainte et l’affolement qui entourent aujourd’hui certains responsables de l’APR à Ziguinchor, suite à la candidature annoncée du député-maire de la ville.

DIOURBEL : Percée de l’opposition dans la ville de Touba

La coalition Bennoo Book Yaakaar est majoritaire au niveau des départements de Diourbel et de Bambey. Elle a remporté les dernières élections législatives au niveau de Bambey, suivie de And Saxal Ligueye de l’honorable député Mme Aïssatou Mbodji, communément appelée la «lionne» du Baol, devant le Parti démocratique sénégalais (Pds). Le président de la République, Macky Sall, candidat à sa propre succession pourrait faire face à une opposition dispersée au niveau de Diourbel, au cas où les partisans du président du Rewmi, Idrissa Seck, président conseil départemental de Thiès et les libéraux ne trouvent pas un candidat unique.

Aussi, les différentes réalisations du régime dans le cadre du PUDC (Programme d’urgence de développement communautaire) en matière d’eau, d’électricité sont un atout non négligeable pour le candidat Macky Sall. A cela vient s’ajouter la réalisation de l’autoroute ila Touba, mais aussi le démarrage des travaux du Programme de modernisation des villes (Promovilles) surtout dans les départements de Bambey et de Diourbel ? Il y a également la mise en œuvre de politiques sociales que sont la Couverture maladie universelle et les Bourses de solidarité familiale.

Cependant, non seulement le président Macky Sall doit faire face à la forte demande sociale mais aussi et surtout la ville de Touba reste, jusque-là, un bastion de l’opposition. Elle a battu la coalition au pouvoir aux dernières élections législatives dans la capitale du Mouridisme. Et cela malgré les couacs notés dans l’organisation du scrutin législatif dans la citée religieuses ayant abouti à l’arrestation de Serigne Assane Mbacké de Book Gis Gis et Mor Lô de l’Alliance par la République. Mais aussi malgré les importants investissements de l’opposition demeure maître dans la cite religieuse.

Jean Michel DIATTA , Yves TENDENG (Saint-Louis), Abdou DIAO, Samba Niébé BA, Pape Moctar NDIAYE, Ignace NDEYE, Adama NDIAYE

Sudonline.sn
Par Le Vendredi 10 Août 2018 à 10:26 | Lu 47 fois


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