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Tivaouane : Lancement d'un programme d’assainissement de 4, 3 milliards

Le directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS), Lansana Gagny Sakho, a annoncé le lancement, mardi prochain, d’un programme d’assainissement d’un coût de 4, 3 milliards de francs CFA en faveur de la ville de Tivaouane.



Ce programme de réalisation d’infrastructures et d’ouvrages, financé avec l’appui de la Banque ouest africaine de développement (BOAD), de banques commerciales et du budget consolidé d’investissement (BCI), s’inscrit dans le cadre du projet dit des 10 villes.

Dans une contribution parue dans l’édition du quotidien national Le Soleil de ce jeudi, le DG de l’ONAS précise que "les travaux prévus permettront […] d’éliminer les rejets d’eaux usées ménagères sur la voie publique, les stagnations d’eau sur la voie publique et de réduire la propagation des maladies d’origine hydrique".

Il est attendu de ces réalisations, une amélioration du cadre de vie sur les plans de l’esthétique et de l’hygiène, en plus "d’autres effets positifs" sur l’environnement et la santé des populations locales.

Quelque 22.000 personnes vivant dans les 10 quartiers de la cité religieuse, seront impactées par ce projet.

Soulignant que l’Etat du Sénégal "s’est engagé à donner un nouveau visage à cette ville religieuse", Lansa Gagny Sakho a indiqué que le projet va d’abord démarrer par une première phase d’une durée de 18 mois. Une période qui sera mise à profit pour la fourniture et la pose de 16, 539 km de conduites avec 1558 branchements à l’égout, la construction de 02 nouvelles stations de pompage, la construction de 50 édicules scolaires et la réalisation d’une station d’épuration d’une capacité de 2.100m3/j.

Le DG de l’ONAS promet qu’"à la fin du projet, la ville de Tivaouane disposera d’un réseau performant, capable d’évacuer les eaux usées et de réduire ainsi les nuisances et les risques de maladies d’origine hydrique". Elle sera en effet dotée d’un nouveau réseau de collecte et d’évacuation des eaux usées "devant raccorder à l’égout au moins deux milliers de domiciles". Cerise sur le gâteau, ces eaux usées "seront traitées convenablement avant rejet, réduisant la pollution de l’atmosphère".

Lansana Gagny Sakho rappelle qu’à Tivaouane, où se tient chaque année un Gamou annuel pour marquer la naissance du Prophète de l’islam en présence de milliers de fidèles, "90 % des effluents issus des fosses septiques sont déversés, de façon anarchique, dans les champs situés à la périphérie par les camions de vidange ou les adeptes de la vidange manuelle, que l’on compte par centaines".

Ces camions de vidange, du reste peu nombreux, "pratiquent un coût de service élevé, estimé entre 25 000 et 35 000 FCFA", en l’absence de réseaux d’égout, "les systèmes individuels existant en grande majorité ne répondant pas aux normes".

Pour le DG de l’ONAS, "les besoins de cette grande aggromération qui étend continuellement ses tentacules […) requièrement, pour aider les habitants à davantage recouvrer leur dignité, plus de réalisations en assainissement", d’autant que la mise en place d’une voirie urbaine, a accentué les inondations dans plusieurs quartiers situés dans les bas-fonds.
ASG/PON

APS
Par Le Jeudi 9 Août 2018 à 13:15 | Lu 87 fois


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